Confrontations au national-socialisme en Europe francophone et germanophone (1919-1949). Volume 1, I
Dard Olivier ; Grunewald Michel ; Marcowitz Reiner
P.I.E. P. LANG
65,90 €
Epuisé
EAN :9782807602991
Quelle fut la perception et l'interprétation du national-socialisme comme idéologie et comme pratique du pouvoir dans l'Europe francophone et germanophone entre le début des années 1920 et la fin des années 1940 ? Telle est la question au centre de la série de six volumes inaugurée ici et qui proposera une typologie des regards et des savoirs relatifs au national-socialisme et des interprétations suscitées par celui-ci à travers l'analyse systématique de monographies de journaux et de revues représentatifs de l'opinion et des milieux intellectuels des pays intéressés. Le présent volume introductif fixe le cadre méthodologique de la série. Il propose successivement une revue de l'historiographie universitaire dédiée au national-socialisme, des études de cas relatives à la vision du nazisme dans la presse et trois comptes rendus bibliographiques qui attestent la diversité des interprétations suscitées par le mouvement hitlérien. Wie werden Ideologie, Etablierung und Herrschaft des Nationalsozialismus in den deutsch- und französischsprachigen Räumen Europas vom Beginn der 1920er bis zum Ende der 1940er Jahre wahrgenommen, bewertet und erklärt ? In sechs systematisch angelegten Bänden werden diese Fragen anhand einer exemplarischen Auswahl von Büchern, Zeitungen und Zeitschriften ebenso untersucht wie die unterschiedlichen Deutungen des Nationalsozialismus in seiner Epoche und den unmittelbaren Jahren nach seinem Ende. Dieser erste Band behandelt neben methodischen Aspekten die nationalen Geschichtsschreibungen nach 1945. Mehrere Fallstudien zu Zeitungen, Zeitschriften, Reiseberichten und Reportagen analysieren Auseinandersetzung und Bewertung des Nationalsozialismus zwischen 1919 und 1949. Drei Auswahlbibliographien dokumentieren die Vielzahl und Vielfalt der zeitgenössischen Perzeptionen und Interpretationen.
Nombre de pages
388
Date de parution
22/01/2011
Poids
670g
Largeur
225mm
Plus d'informations
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EAN
9782807602991
Titre
Confrontations au national-socialisme en Europe francophone et germanophone (1919-1949). Volume 1, I
Auteur
Dard Olivier ; Grunewald Michel ; Marcowitz Reiner
Editeur
P.I.E. P. LANG
Largeur
225
Poids
670
Date de parution
20110122
Nombre de pages
388,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Souvent rattachées aux notions de déclin voire de décadence, les années trente sont aussi une période de bouillonnement et de création, porteuse de sa propre identité et d'un " esprit " incarné par des figures et des groupements communément qualifiés de " non-conformistes ". Reprenant les acquis de l'historiographie en les complétant par des dépouillements de sources imprimées et d'archives nouvelles, ce travail se propose de revisiter ces questions en proposant une nouvelle grille de lecture de l'histoire de cette nébuleuse, articulée autour de la notion de nouvelles relèves. Il s'agit de montrer le cheminement croisé de deux entités qui structurent cet ensemble, les " réalistes " et les " spiritualistes ", et de relier, autant que le permettent les sources, leurs discours et leurs pratiques. Nées dans les années vingt, ces deux sensibilités forment des ensembles, constitué pour le premier, en voie de formation pour le second, à la veille de la grande crise, qui marque autant un point d'aboutissement qu'un nouveau départ pour des nouvelles relèves aspirant à une transformation profonde du pays dans laquelle elles auraient leur part. Présentes sur de nombreux fronts politiques, sociaux ou culturels, ces relèves ne parviennent pas, à l'exception du groupe des technocrates, à jouer un rôle à la mesure de leurs ambitions. Leur histoire est donc celle d'un rendez-vous manqué avec leur temps.
Une somme qui fera date. Cette vaste histoire de l'extrême droite en France à l'époque contemporaine (1870-2026) n'est pas, à la différence de ses devancières, un ouvrage collectif mais le résultat d'un travail de longue haleine (plus de dix ans) effectué par un spécialiste du sujet. Elle débute à la chute du second Empire et aux potentialités ouvertes par une restauration monarchique du comte de Chambord au temps de l'Ordre moral pour s'achever en 2026 à l'heure où le Rassemblement national est en tête des intentions de votes pour la présidentielle de 2027. Nourri de nombreuses sources et d'une lecture exhaustive de l'historiographie, ce livre brosse une large fresque des figures (Boulanger, Barrès, Maurras, La Rocque, Poujade, Tixier-Vignancour, Le Pen), mouvements (ligues, OAS, FN) et temps forts (antisémitisme et affaire Dreyfus, 6 février 1934, Vichy, guerres d'Indochine et d'Algérie, concile Vatican II) qui jalonnent l'histoire d'une famille politique beaucoup plus diverse que le donne à voir le singulier de l'étiquette "extrême droite". C'est à une plongée au c'ur de l'univers de ces droites nationales et nationalistes qu'est convié le lecteur qui pourra les suivre au fil d'une histoire bouillonnante, du premier conflit mondial à la guerre d'Espagne, des années 1930 à la décolonisation et à la guerre froide qui ont été matricielles pour cette nébuleuse politique façonnée par l'anticommunisme, et le combat contre la " subversion " incarnée par des ennemis aussi bien intérieurs qu'extérieurs. Ainsi, cette histoire ne saurait se saisir à partir du seul cadre national et une des grandes réussites de l'ouvrage est de l'articuler à une échelle transnationale, tant ses figures de proue rayonnent en Europe comme aux Amériques en même temps que ces dernières les nourrissent. Une somme, publiée sous la direction d'Olivier Wieviorka, qui faisait défaut, d'une lecture essentielle pour comprendre les enjeux politiques actuels.
Décennie charnière de l'histoire de la France contemporaine, prélude à l'effondrement de 1940, les années trente sont communément associées à l'image d'une crise généralisée, rattachées à une forme d'ankylose et d'impuissance de la part des pouvoirs publics comme de la société française et assimilées à une période de décadence. Fondé sur les acquisitions les plus récentes de l'historiographie, cet ouvrage entreprend de les revisiter avec un double objectif. D'abord, fournir un précis sûr et solide de l'état des connaissances et des débats historiographiques concernant la période. Ensuite, en privilégiant notamment trois domaines que sont la vie politique et la crise des institutions, la crise économique, sa réception et les remèdes mis en oeuvre pour la juguler, et les enjeux diplomatiques et militaires, proposer une remise en perspective, articulée chronologiquement, des différents aspects de la crise française. Il s'agit de montrer que la somme des contradictions paralysant la France des années trente explique le choix impossible de politiques claires et cohérentes de la part des gouvernants.
Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l'avènement des dictatures et en particulier des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d'un certain attachement à la nation, allant jusqu'à l'expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au coeur de l'Europe ? C'est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu'aux lendemains de la Première Guerre mondiale en l'interrogeant non plus par rapport à la naissance des futurs régimes, mais en le considérant dans sa singularité, à un moment critique de l'histoire de l'Europe, le passage à la société de masse. Que signifie concrètement être nationaliste, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Suisse ou encore en Pologne durant cette période critique ? Pour tenter de répondre à cette question, un des objectifs majeurs de ce livre est de privilégier l'étude des éléments constitutifs de "l'être nationaliste" : le registre du rapport au monde (sensibilité, culte du moi, dimension occupée par l'esthétique), mais aussi, les échanges entre diverses nations, la diversité des itinéraires, sans omettre la part dévolue à l'action politique au moment même où la guerre apparaît pour tous comme la grande épreuve de vérité.
Les méthodologies d'apprentissage des langues étrangères ont fortement varié durant les siècles, et notamment au vingtième. De la grammaire traduction à la méthode actionnelle, en passant par les méthodes structuro-globales, behavioristes, naturelles, communicatives, voire éclectiques, les raisons des modifications sont à chercher tant du côté de l'évolution et des avancées scientifiques, notamment dans le domaine des sciences humaines, que des modifications des besoins et de la prise en compte de la valeur des échanges linguistiques, sans oublier les changements idéologiques qui les sous-tendent. Les évolutions technologiques ont également apporté leur lot de potentialités nouvelles. Tous ces changements ont également eu un impact sur la relation entre apprenants et enseignants, à côté de laquelle se sont par ailleurs développés d'autres modes d'apprentissage qui sont venus compléter la panoplie des méthodes, notamment en contexte multilingue. L'apprenant, devenu acteur de son apprentissage, trouve des ressources ailleurs qu'auprès de l'enseignant de langue, que ce soit par le biais d'enseignements de matières spécifiques donnés en langue étrangère (enseignement EMILE-CLIL), de nouvelles technologies (blended learning ou Moocs, plateformes en ligne ou applications) ou en ayant recours à des pairs, le cas échéant, hors de la classe (tables de conversation ou tandems linguistiques). Le présent volume se propose d'étudier scientifiquement quelques-uns de ces dispositifs d'accompagnement : leur conception, leurs conditions d'apparition et les résultats observés.
Ce travail propose de s'interroger sur l'articulation de l'espace à la langue et à l'écriture dans les oeuvres de Thomas Bernhard et Paul Nizon. L'objectif d'une telle étude est triple : permettre d'une part d'accroître la visibilité scientifique de Paul Nizon, réévaluer d'autre part le paradigme descriptif afin d'en relativiser l'influence souveraine, et contribuer, en troisième lieu, à la mise au jour d'une esthétique déceptive fondée sur les notions de décalage et de non-congruence (Fehlentsprechen). Cette étude vise à démontrer les vertus d'un rapprochement littéraire qui contribue à l'élaboration d'une poétique voire d'une esthétique comparée de Thomas Bernhard et de Paul Nizon. A travers une analyse détaillée et microtextuelle des deux oeuvres, l'auteure entend montrer que le travail de ces deux écrivains doit être considéré comme une auscultation vigilante de la langue allemande et comme une entreprise de réfection verbale passant notamment par un dépoussiérage lexical d'envergure. Progressivement, l'interrogation littéraire sur l'espace se mue en un questionnement des plus contemporains sur la subversion générique et l'espace littéraire.
Qu'est-ce qu'une explication ? Quelles sont les ressources mobilisées pour demander ou donner une explication ? Quelles sont les difficultés que rencontrent les apprenants du français langue seconde (L2) lorsqu'ils demandent ou donnent une explication ? Quelles opportunités peuvent émerger de la participation à des interactions en classe pour développer la compétence d'explication ? Cet ouvrage vise à répondre à ces questions à travers l'étude approfondie de séquences d'explication prenant place en classe de français L2. Il propose une description systématique de la manière dont ces séquences sont ouvertes, (co-)gérées et closes, un inventaire des ressources mobilisées par les élèves pour demander et donner des explications, ainsi qu'une analyse des opportunités d'apprentissage qui peuvent émerger de la participation des élèves à la gestion des séquences d'explication, pour apprendre en expliquant mais surtout pour apprendre à expliquer. L'ouvrage nourrit les réflexions actuelles sur l'enseignement/apprentissage de l'oral et le développement de la compétence d'interaction en contexte scolaire.
Par quels moyens parvient-on à prendre la parole et à rebondir sur les propos d'autrui ? Comment peut-on obtenir et garder l'attention des autres participants dans un échange compétitif ? Comment manifeste-t-on une opinion divergente face à son interlocuteur ? Participer à une conversation requiert de prendre la parole au bon moment, tout en enchaînant de façon cohérente sur le fil de la discussion. Cet ouvrage examine ce phénomène auprès d'apprenants de langue seconde dans le contexte du travail en groupe. La recherche se base sur un corpus d'interactions authentiques enregistrées en classe de français L2, à l'école secondaire obligatoire en Suisse. Elle identifie les ressources linguistiques, prosodiques et non-verbales servant à la prise de parole. Les pratiques décrites témoignent d'une compétence d'interaction en développement. L'ouvrage offre également un tableau détaillé des modalités d'interaction du travail en groupe. Il interroge ainsi les opportunités de participation et d'apprentissage de la L2 qu'offre ce dispositif pédagogique.