La réglementation de l'esclavage par Jean-Baptiste Colbert et la promulgation du premier Code noir en 1685 ont légitimé la servitude d'un individu par un autre. Les déclarations justifiant ces pratiques ont abondé et les prises de position ouvertes ou plus nuancées se sont multipliées. Comment briser de sombres entrelacs de traite et d'esclavage colonial, de silence et de cris, de soumission et de révolte, de refoulement et de commémoration ? Quels discours sur l'esclavage garde-t-on encore en mémoire ? Les tableaux sont-ils policés, empreints de fantaisies, de dérision, de revendications ou de traces sibyllines ? Cet ouvrage nous convie à nous pencher sur la géographie de ces faits historiques, sur de sombres souvenirs ou évocations qui transcendent le temps et l'espace.
Dans ce second recueil, l'auteur s'évertue à passer au crible, les moindres interstices de notre vécu. Elle s'attache à l'humain, le suit dans son parcours quotidien, ses multiples questionnements, ses interminables dédales. Puissante et douce, cette écriture se lit comme une conversation à coeur ouvert. Dans l'intimité, elle invite à considérer un peu plus attentivement notre destinée, à entrevoir les faiblesses et les richesses de chacun, les notes d'espoir du riche monde qui nous entoure.
Les bals masqués sont-ils source de création ou de libération de tensions ? Favorisent-ils un surinvestissement de l´imaginaire ? Sontils l´expression de cycles et de liens sociaux à décrypter ? S´imposent-ils comme spectacle ou performance d´identités revendiquées, réaffirmées ou parfois réinventées ? Dans ce jeu sur les identités, il faut prendre en compte les renversements, les glissements, les bascules qui se produisent dans le rapport entre espaces profane et sacré, ou encore dans la relation homme/femme, dans la définition des identités sexuées et de la sexualité.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...