L'extase esthétique. Jean Baudrillard et la consommation/consumation de l'art
Danesi Fabien
SENS ET TONKA
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EAN :9782845342446
"Quant à l'art, il est trop superficiel pour être vraiment nul. [...] Comme pour l'anamorphose : il doit y avoir un angle sous lequel toute cette débauche inutile de sexe et de signes prend tout son sens, mais pour l'instant, nous ne pouvons le vivre que dans l'indifférence ironique." Cette phrase est extraite de l'article de Jean Baudrillard intitulé "Le complot de l'art", paru dans le quotidien Libération du 20 mai 1996. A l'époque, le propos fut reçu comme une provocation, un jugement à l'emporte-pièce qui faisait de la création contemporaine une monnaie de singe et plaçait son auteur dans le camp de la réaction. Il était facile, en effet, de réactiver le combat historique de la modernité contre l'académisme [...] Sauf que cette posture avait pour principal défaut de reprendre un schéma obsolète auquel Baudrillard ne se conformait pas, tant sa position ne partageait rien avec les cris d'orfraie qu'à la même période un Jean Clair proférait. Nulle volonté, pour le théoricien de la simulation, de préserver une grandeur esthétique disparue, nul désir de s'en remettre à une bienheureuse transcendance de l'oeuvre sous les noms de beauté ou de vérité. Au contraire, son jugement lapidaire était avant tout une manière d'en finir avec la transgression alors que celle-ci était - depuis plus d'un siècle - l'un des moteurs de l'art moderne."
Nombre de pages
48
Date de parution
04/11/2014
Poids
80g
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EAN
9782845342446
Titre
L'extase esthétique. Jean Baudrillard et la consommation/consumation de l'art
Auteur
Danesi Fabien
Editeur
SENS ET TONKA
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0
Poids
80
Date de parution
20141104
Nombre de pages
48,00 €
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Entre 1952 et 1978, Guy Debord réalise six oeuvres cinématographiques. En 1994, peu avant sa mort, il y ajoute un film de télévision. Dans sa critique de la société du spectacle, qui réduit la vie à une représentation, Guy Debord fait pleinement usage de l'image. Avec la pratique du détournement, le cinéaste révolutionnaire remet en cause le conditionnement social propre au capitalisme et évoque son itinéraire sur un mode à la fois héroïque et intime. En prenant pour fil d'Ariane le cinéma de Guy Debord, ce livre retrace le combat du réalisateur dans le labyrinthe de l'Histoire de la seconde moitié du XXe siècle. II étudie sa poétique, indissociable d'un refus politique de tout compromis. Son oeuvre s'appuie sur le principe de la négativité, qui s'inscrit au coeur d'une contradiction dialectique: produire un art tout en insistant sur son impossibilité. Au fur et à mesure de l'abandon de l'horizon révolutionnaire, Debord transforme cette négativité en "mal", seul moyen d'échapper à l'idéologie bourgeoise du bonheur. Cet ouvrage retrace le parcours singulier d'un créateur, dans et contre la culture contemporaine.
« Qu est-ce que c est? » « Que voyons nous? » Ou, plus précisément: « Que s est-il passé? ». La vision est soudain confrontée à un trauma: nous sommes saisis par l urgence et l intensité d une présence qui tout à la fois captive la vue et incite à détourner le regard. Three Horizontals a la force d une énigme. À qui sont ces corps mutilés? D où proviennent-ils? Ce sont des corps génériques en mal d appartenance. Corps de Louise Bourgeois. Corps de sculpture. Corps de la féminité. Corps aussi d une nécessité aveugle. Corps enfin de nos sociétés contemporaines. Fabien Danesi replace Three Horizontals dans l ensemble du corpus de Louise Bourgeois ainsi que dans les explorations esthétiques et théoriques de cette fin du xxe siècle. Evelyne Grossman retrouve dans les motifs biographiques de l oeuvre les affres de l identité confrontée à l instabilité des différences sexuelles. Frédéric Vengeon voit dans cette oeuvre la puissance d un sphinx contemporain qui interroge la condition humaine. Sculpteur et plasticienne américaine d origine française, Louise Bourgeoiss (1911-2010) a reçu le Lion d or de la Biennale de Venise en 1999. Une rétrospective lui a été consacrée à Paris, au Centre Pompidou, en 2008.
Je ne ferai, dans ce film, aucune concession au public." C'est en ces termes que Guy Debord ouvre ln girum imus nocte et consumimur igni en 1978. La formule donne le ton de l'ensemble de ses oeuvres cinématographiques, où le regard rétrospectif sur son parcours de révolutionnaire se mêle à la critique radicale de la société capitaliste. A rebours de tout cinéma, Debord élabore ainsi, de 1952 à 1978, une oeuvre filmée unique en son genre, exigeante et corrosive. Il fait appel à la technique du détournement et plonge au coeur de la culture visuelle de son époque. Cet ouvrage présente le matériel collecté par Debord pour ses films, telles les pin-up exprimant le désir aliéné par la marchandise tout autant que la promesse d'une émancipation. Il rassemble une vaste documentation de manuscrits, notes préparatoires et images employées dans son assaut contre le spectacle.
Cet essai explore une relation entre certaines formes d'architecture et les expériences totalitaires de notre siècle. Collusion art et politique? Il sonde les profondeurs, les connivences, les avatars des dirigeants dans l'oeuvre de domination. Il marque d'emblée une distance à l'égard des stratégies de dissociation ou de disjonction entre ces deux ordres de phénomènes, liant la volonté esthétique et la volonté politique.Miguel Abensour a choisi l'emblématique totalitarisme nazi incarné par deux hommes, Hitler et Speer, exemple de la tragédie du "siècle" passé, mais sirène à laquelle notre actuel siècle n'est pas insensible. Il laisse en filigranes d'autres totalitarismes aux résolutions esthétiques semblables. N. Abensour, par un regard attentif sur le passé, pointe en réalité, cruellement, notre présent.Ne nous faudrait-il pas "lire" certaines architectures actuelles, totalitarisme certes dilué mais bien présent, selon son analyse?Ce qui nous permettrait de mieux comprendre la relation contemporaine de la volonté esthétique (culture) et la volonté politique (économie) comme nouvelle domination par des "monstres" architecturaux, par des monuments idéologiques sidérant. Ici on réapprend la portée politique d'un jeu plastique, d'une révérence esthétique. [H.T.]Miguel Abensour (né en 1939) est un philosophe français, spécialiste de philosophie politique. Il est professeur émérite de philosophie politique à l'Université Paris VII - Denis - Diderot et ancien président du Collège international de philosophie. Il a participé aux revues Textures, Libre et Tumultes. Directeur de la collection "Critique de la politique" aux éditions Payot depuis 1974, il a notamment contribué à la réception de la pensée de l'École de Francfort en France.Dans ses ouvrages et ses nombreux articles, il cherche à concilier l'idée de démocratie, conçue comme "démocratie contre l'État", avec l'idée d'utopie.