Les Lucioles, une maison de retraite comme les autres - en apparence. Vissée sur son fauteuil roulant comme une reine sur son trône, la Veuve y règne en despote éclairée, convaincue d'être en guerre perpétuelle contre le genre masculin. A ses côtés, Sophie, aide-soignante au grand coeur, pleure les pensionnaires qui partent et tombe amoureuse au passage. Et puis il y a Mademoiselle Petitpas, nouvelle arrivante en charentaises, qui porte encore dans ses vêtements l'odeur de l'incendie qui a ravagé sa maison - et un passé beaucoup plus chargé qu'il n'y paraît. Car ces trois femmes ont un secret. Un secret qui se découpe, se dissimule, et se partage - comme une brioche. Plus de trente ans après, on retrouve avec joie les trois protagonistes au caractère bien trempé d'Un ouvrage de dames ? ! Cette nouvelle aventure est une comédie noire et tendre sur la vieillesse, la résistance, et les liens improbables qui se nouent entre des femmes que la vie a bien malmenées. Jean-Claude Danaud y déploie un humour corrosif et une humanité inattendue, pour mieux nous rappeler qu'il n'est jamais trop tard - ni pour se révolter, ni pour croquer un chocolat ? !
Nombre de pages
78
Date de parution
24/04/2026
Poids
110g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782373934533
Auteur
Danaud Jean-Claude
Editeur
ART ET COMEDIE
Largeur
140
Date de parution
20260424
Nombre de pages
78,00 €
Disponibilité
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De durée, de facture et d'atmosphère différentes, ces monologues oscillent entre le burlesque, l'humour parfois noir et le suspense, en allant jusqu'à l'émotion pure pour quelques-uns d'entre eux. Idéal pour un spectacle en solo ou à deux, et même plus
Deux femmes qui ont eu amants et mari, expriment leur haine du sexe masculin. L'une d'elles ne sait comment se débarrasser de la tête de son mari qu'elle a décapité (la tête est dans un cabas). Ce sera la consolation d'une vieille fille qui aimait l'homme en secret et gardera cette chère tête momifiée.
Victoire est là, sur ce banc, ce même banc depuis vingt ans. Clocharde un peu hargneuse elle squatte sans dégâts sous les fenêtres des Chaudeloque en faisant inlassablement griller ses sardines. Solange débarque à Bordeaux, seule au monde et naïve, et vient sonner chez les Chaudeloque pour se présenter comme bonne, enfin, "aide familiale" , après avoir quitté sa précédente place parce qu'elle refusait de participer à une partie de bridge pour le moins... curieuse. Victoire se prend d'affection pour Solange à sa manière, et lui fait, en même temps que son éducation accélérée, un singulier portrait des Chaudeloque. Elle semble en savoir beaucoup sur cette famille en particulier... Solange est drôle de simplicité, Victoire, bourrue, apporte la juste dose d'humour noir, et les Chaudeloque en prennent pour leur grade. Des dialogues vifs et précis qui ne manquent pas d'un souffle "café-théâtre" .
ACTE ILa salle, plongée dans le noir, se tamise d'un bleu électrique et l'on entend une bande-son dans laquelle les gens s'expriment avec un fort zozotement.LE JUGE. - Zorghol 707, vous êtes reconnu coupable d'outrage au Comité Suprême de l'empire Zudek. En conséquence, vous êtes condamné au bannissement à vie.ZORGHOL. - Oh non! Pitié!LE JUGE. - Vous serez déporté sur la planète AZX 93!ZORGHOL.- AZX 93...LE JUGE. - Les peuplades autochtones l'appellent bêtement: Terre.ZORGHOL. - Oh non! Pas ça! Pas la Terre! C'est au fin fond de la quinzième galaxie! Il paraît que cette planète est peuplée de primitifs, de sauvages, de sanguinaires... C'est la préhistoire là-bas!LE JUGE. - Silence!ZORGHOL. - Ils vont faire des expériences sur moi, ils vont me disséquer, je ne veux pas qu'on me dissèque!LE JUGE. - Silence! La sentence est sans appel et exécutable sur-le-champ. Il vous reste vingt-six clarks et douze runites pour apprendre les dialectes locaux les plus courants, c'est la durée de votre transmutation moléculaire par décharge supra énergétique finale.ZORGHOL. - C'est quoi ça? Qu'est-ce que vous allez me faire? Lâchez-moi!LE JUGE. - Vous allez être transmuté par l'intermédiaire de la foudre dans le corps d'un indigène pris au hasard. L'intéressé aura l'impression d'avoir été foudroyé. Il ne s'apercevra de rien et vous non plus.ZORGHOL. - La foudre? Non, pas la foudre! Je ne veux pas qu'on me mette dans le corps d'un sauvage! Non! Au secours! Pitié! Je ne veux pas qu'on me dissèque! Noooooon!!!LE JUGE. - Taisez-vous, Zorghol 707! Messieurs, à vos transmuteurs.ZORGHOL. - Pitié!!! Pas la foudre! Pas la Terre!(...)
Une cuite mémorable, une nuit agitée dont on ne se souvient pas, et le matin on se réveille près d'une inconnue, le pantalon plein de sang, et de l'argent plein les poches. Que s'est-il passé ...
ACTE IGaspard, un jeune serveur, entre, va installer les fauteuils du parc. Une femme apparaît: Colette. Jolie, un peu délurée. Elle tient un petit paquet cadeau à la main.COLETTE - Bonjour!GASPARD - Bonjour madame.COLETTE - Je viens pour l'anniversaire de Judith Béranger.GASPARD - Vous êtes la première. Je peux vous servir quelque chose en attendant? Un alcool? Un jus de fruits? Un alcool avec jus de fruits? Pressé? Pas pressé...COLETTE - Non, je vous remercie, je suis cool. (Contemplant la terrasse.) Ah! la campagne à une heure trente de Paris, quel dépaysement! Et avec ce temps radieux, ça donne une pêche!GASPARD - Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je suis à votre disposition.COLETTE (amusée) - À ma disposition? Il ne faudrait pas me le o dire deux fois! Ce ne serait pas raisonnable! Quel âge avez-vous...GASPARD - Euh... mon âge officiel ou celui que Ton me donne...
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