L'origine de la perspective. Edition revue et augmentée
Damisch Hubert
FLAMMARION
12,00 €
Épuisé
EAN :9782080816054
La perspective, chose du passé ? A l'opposé d'un récit linéaire et évolutionniste qui déciderait de la naissance et de la mort des formes de représentation en fonction de leur adaptation supposée aux besoins du moment, la "relève" dont la perspective des peintres a fait l'objet dans la géométrie, aussi bien que les aventures qu'elle a connues dans le champ même de l'art, suggèrent une manière d'histoire par principe plurielle, où se recoupent différents types de discours. Du dispositif de Brunelleschi aux "perspectives urbinates" et aux Ménines de Vélasquez, dans ce champ imaginaire autant que symbolique dans lequel la science rencontre le théâtre et où la psychanalyse en appelle à la peinture, il s'agit de comprendre un peu mieux ce que "penser" veut dire.
Nombre de pages
480
Date de parution
04/01/1999
Poids
326g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782080816054
Titre
L'origine de la perspective. Edition revue et augmentée
Auteur
Damisch Hubert
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Poids
326
Date de parution
19990104
Nombre de pages
480,00 €
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L'art européen n'a cessé de travailler sur les données que lui fournissaient le mythe du jugement de Pâris : du chef-d'oeuvre de Raphaël (Les Trois Grâces) au Déjeuner sur l'herbe de Manet, revu par Picasso, de Cranach à Rubens et à Watteau, n'est-ce pas toujours la même situation, version païenne du péché originel, qui est réinterprétée ?
Résumé : On connaît l'histoire de Pâris : sommé de choisir la plus belle parmi les trois déesses de l'Olympe, il préféra Vénus. Figure exemplaire du malaise que Freud déclare inhérent à la civilisation, il a choisi une beauté liée à la sexualité, version païenne du péché originel, là où Minerve et Junon personnifiaient force, sagesse et souveraineté. L'art européen n'a cessé de travailler sur ce mythe. Du "chef-d'?uvre" de Raphaël au Déjeuner sur l'herbe de Manet revu par Picasso, une histoire se noue autour de la question du rapport entre beauté, règne du désir et pulsion scopique. Sous le titre d'une iconologie analytique s'affirme ici le projet d'un "discours d'images" dans lequel la question de la beauté vient au premier plan, sous d'autres espèces que seulement humanistes ou académiques.