Antipersonnel Photographies de Raphaël Dallaporta Textes de Martin Parr, Sam Stourdzé, Jody Williams, Philippe Houliat, Amnesty International et Handicap International Raphaël Dallaporta, photographe documentaire, a très tôt été remarqué pour ses sujets engagés. Repéré par Martin Parr lors des Rencontres d'Arles en 2004 avec sa série " Antipersonnel ", il poursuit depuis son travail sur les problématiques relatives à la condition humaine. Grâce à un équilibre pensé entre textes et images, Raphaël Dallaporta rend compte de certaines réalités d'une manière radicale et sensible. " Antipersonnel " est une série où Dallaporta poursuit son ouvre en suscitant fascination et répulsion. Avec une rigueur méticuleuse et un réalisme saisissant, il a photographié en couleurs, toujours avec la même composition, trente-cinq mines antipersonnel à taille réelle. Comme souvent dans son travail, le photographe s'est mis à distance, préférant montrer l'objet - les mines - que l'on ne " voit " jamais, plutôt que les victimes. Pourtant, le résultat est là : textes à l'appui, on est frappé dans un premier temps par l'esthétisme de l'image, avant de se confronter à l'efficacité, la force destructrice et la perversité de ces armes. Des cinq grandes catégories d'armes antipersonnel - à effet de souffle, à fragmentation, bondissantes, directionnelles et sous-munitions -, seules les quatre premières ont été interdites par la Convention d'Ottawa en 1997, signée à ce jour par 156 pays. Il aura fallu attendre 2004 et le traité d'Oslo pour voir limiter l'utilisation des bombes à sous-munitions. Une introduction de Sam Stourdzé, directeur du musée de l'Elysée, un texte de Jody Williams, prix Nobel de la Paix 1997 et ambassadrice de la International Campaign to Ban Mines, un entretien avec Philippe Houliat, démineur, et une conclusion cosignée par Amnesty International et Handicap International viennent accompagner cette série de trente-cinq images, afin de prendre conscience des conséquences de la production et de l'utilisation des mines antipersonnel depuis plus de soixante ans. Antipersonnel est publié aux éditions Xavier Barral à l'occasion de la première exposition personnelle de Raphaël Dallaporta, " Protocole ", qui se tiendra au Musée de l'Elysée, à Lausanne (Suisse), du 18 juin au 25 juillet 2010. Il vient de recevoir le Infinity Award du jeune photographe par l'International Center of Photography (New York). 245 x 320 mm 88 pages Relié toilé 35 images en couleurs 35 euros Mise en vente septembre 2010 (entrée en stock fin juin 2010) Edition en français : 978-2-915173-67-3 Edition en anglais : 978-2-915173-68-0 Editions Xavier Barral, 42 rue Sedaine, 75011 Paris, 01 48 05 65 30
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Nombre de pages
90
Date de parution
21/10/2010
Poids
1 032g
Largeur
250mm
Plus d'informations
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EAN
9782915173680
Titre
Antipersonnel - version anglaise
Auteur
Dallaporta Raphaël
Editeur
XAVIER BARRAL
Largeur
250
Poids
1032
Date de parution
20101021
Nombre de pages
90,00 €
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Résumé : Depuis dix ans, Raphaël Dallaporta fonde sa démarche sur une approche scientifique. Il met en place des protocoles de prise de vue dont la rigueur lui permet d'extraire la photographie de son statut purement documentaire et de convoquer une vision symbolique. Confronté au patrimoine de la grotte Chauvet, il a imaginé un protocole photographique sous forme de panoramas elliptiques : abandonner la captation horizontale classique pour des photographies successives selon une rotation oblique incluant tour à tour plafonds, parois et planchers, dans l'ensemble des salles. Cette technique mise au point spécialement pour ce projet permet de valoriser les indices de vie géologique, animale et d'art pariétal dans des compositions en clair-obscur. Le processus de panoramas elliptiques apparaît comme un relevé topographique inhabituel et permet de révéler sur une seule image des strates d'histoire différentes telle une archéologie photographique. Le choix du traitement de ces images en noir et blanc renforce l'aspect graphique des compositions. Ces étonnantes photographies mêlent habilement la science, la technique et le geste créatif.
C'est une tour HLM de banlieue semblable à beaucoup d'autres, d'un immeuble haussmannien typiquement parisien, une zone pavillonnaire aux toits répétitifs... Des façades et des fenêtres, des clôtures et des balcons fleuris qui nous rappellent les nôtres, ceux de nos voisins. C'est là qu'ont vécu Aïna, Bernadette, Violette, Legba, Angha, et des centaines d'autres jeunes femmes qu'on appelle les "esclaves modernes". C'est là, tout près de chez nous, qu'elles ont été enfermées pendant des années, privées de soin, de repos et de nourriture, astreintes à d'interminables corvées domestique sans aucune rémunération, humiliées, parfois battues. Chaque année, le Comité contre l'esclavage moderne (CCEM, www.esclavagemoderne.org), association créée en 1994 pour lutter contre cette forme d'asservissement, reçoit près de 300 signalements. Les histoires, tristement, se ressemblent. Il s'agit de femmes souvent jeunes (30 % sont mineures), qui ont quitté un pays étranger sur la promesse d'un avenir plus clément, d'une formation ou d'un travail. A leur arrivée en France, leurs papiers sont confisqués. Plus question de salaire ni d'école : la plupart travaillent douze à dix-huit heures par jour, terrorisées et maltraitées par ceux qu'elles croyaient être leurs bienfaiteurs.
Raphaël Dallaporta, photographe documentaire, a très tôt été remarqué pour ses sujets engagés. Repéré par Martin Parr lors des Rencontres d?Arles en 2004 avec sa série « Antipersonnel », il poursuit depuis son travail sur les problématiques relatives à la condition humaine. Grâce à un équilibre pensé entre textes et images, Raphaël Dallaporta rend compte de certaines réalités d?une manière radicale et sensible.
Résumé : Du ciel étoilé au-dessus du Pont d'Arc à l'intérieur de la grotte, les images de Raphaël Dallaporta nous plongent dans les entrailles de la véritable grotte Chauvet, inaccessible au public. Y surgissent peu à peu le scintillement des concrétions, la fraîcheur des traces des animaux, la splendeur des dessins. Une voix, celle de la grotte, nous raconte son histoire : de sa création par le ruissellement de l'eau il y a des millénaires, à l'entrée des animaux ? les ours qui y trouvaient refuge dont les allées et venues ont poli ses parois ? jusqu'aux les premiers dessins tracés au doigt, au charbon et à l'ocre, fresques sublimes, secret bien gardé. Le livre est publié à l'occasion de la projection du film des auteurs au planétarium et d'une exposition à la Cité des sciences de Paris.
Panafieu Jean-Baptiste de ; Gries Patrick ; Gasc J
Spectaculaires, mystérieux, élégants ou grotesques, les squelettes des vertébrés qui peuplent aujourd?hui la Terre portent en eux les traces d?une évolution de plusieurs milliards d?années. Ce livre retrace l?histoire de notre ère, histoire dont les os ont gardé la mémoire? La théorie de l?évolution proposée par Charles Darwin au XIXe siècle a été largement confirmée et enrichie par la découverte des gènes et par les progrès des sciences de la Vie, de la paléontologie à l?embryologie. Le propos développé dans ce livre est de rendre compte de cette réalité scientifique. Il offre un vaste panorama du monde des vertébrés, le groupe zoologique dont nous faisons nous-mêmes partie. Cette parenté, évidente lorsque l?on observe la structure profonde des animaux, nous aide à comprendre les mécanismes de l?évolution et à en saisir toutes les facettes. La plupart des vertébrés contemporains présentés dans ce livre proviennent des collections de la galerie d?anatomie comparée du Muséum national d?Histoire naturelle. Ils ont été restaurés, parfois remontés et libérés de leurs supports métalliques afin que l?on imagine, sans entrave, l?animal en mouvement. Le noir et blanc a été choisi pour sa représentation intemporelle, permettant ainsi à ces photographies d?agir comme des révélateurs. Au-delà de leur beauté formelle, les squelettes nous renvoient sans cesse à notre origine animale et à notre propre histoire. Ce livre co-édité avec le Muséum national d?Histoire naturelle a été réalisé avec la collaboration du Musée Océanographique de Monaco, du Muséum d?Histoire naturelle de Marseille, du Muséum d?Histoire naturelle de Toulouse, du Musée Fragonard et de l?École Nationale Vétérinaire d?Alfort. Cette édition revue et augmentée présente près de deux cents espèces différentes dont une quinzaine de nouveaux spécimens.
Je suis partie sans idée préconçue lorsque j'ai entrepris ce long voyage en Orient, j'ignorais que je deviendrais photographe. Je cherchais simplement à découvrir le monde et moi-même. Une photographie n'est pas nécessairement un mensonge mais ce n'est pas la vérité non plus. [...] Il faut être prêt à saluer l'inattendu. Saluer l'inattendu, c'est ce qu'entreprend de faire Martine Franck tout au long de son oeuvre. En témoigne sa pratique photographique, caractérisée par son attrait pour l'instantané, malgré le soin apporté à la composition et au cadrage. Cette monographie, la plus exhaustive à ce jour, est dirigée par Agnès Sire. Le choix des images résulte d'une collaboration avec Martine Franck, avant son décès. La construction chronologique met en lumière l'approche singulière de la photographe, dont les images en noir et blanc sont marquées par la géométrie, les courbes et les lignes. Parmi ses portraits de personnalités et d'artistes, ses photographies des manifestations de Mai 1968 et de carnavals, son étude sur la vieillesse ou encore ses nombreux voyages aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Irlande ou en Asie, on retrouve ses photos emblématiques et d'autres moins connues. Relatant son engagement, ses rencontres, ses idées et cette élégance qui la caractérise si bien.
À la suite d'un déménagement, Bruce Gilden découvre dans ses archives personnelles des centaines de pellicules et de négatifs d'un travail réalisé à New York, sa ville natale, entre 1978 et 1984.Parmi ces milliers d'images inédites qu'il n'avait pour la plupart jamais vu lui-même, Gilden en a sélectionné une centaine. Émanant du désir de revisiter son oeuvre de jeunesse, cette archive historique, qui refait surface quarante ans plus tard telle la Valise Mexicaine, constitue un trésor inestimable. Il s'y dessine le portrait d'un New York hors du temps et dévoile par ailleurs un pan inconnu du travail de Gilden. Dans le plein élan de la trentaine, il s'était alors lancé sans flash (avant de devenir célèbre pour son usage quasi systématique) à l'assaut des New Yorkais, dans une ambiance visiblement tendue qui ne l'empêchait pas de bondir à un rythme frénétique sur ce que cette scène, à la fois familière et exotique, avait à lui offrir. Dans cette extraordinaire galerie de portraits, les compositions, la plupart horizontales, bouillonnent d'énergie et débordent de personnages les plus divers, comme si Gilden entendait inclure dans le cadre tout ce qui attirait son oeil. Dans Lost & Found, on perçoit déjà le fil conducteur du travail qui rendra Bruce Gilden célèbre : un mouvement et une tension continus, une fougue sans pareil, une affection instinctive et irrévérencieuse pour ses sujets ? en parfaite connivence avec sa ville.
Pibrac Pierre-Elie de ; Valdés Zoé ; Rollet Aymeri
Desmemoria constitue un témoignage à la fois photographique, anthropologique et social sur la communauté des azucareros de Cuba ? les travailleurs de l'industrie du sucre et révolutionnaires de la première heure.Entre 2016 et 2017, Pierre-Élie de Pibrac a sillonné l'île et a vécu chez diverses familles de cette communauté. À travers cette expérience, le photographe interroge la fin des utopies chez un peuple qui a cru et oeuvré pour que s'incarne le rêve castriste. Durant des décennies, l'industrie du sucre devait être le faire-valoir de l'économie cubaine et était à cette fin célébrée par Castro et ses troupes : " Le sucre est notre histoire, sans lui, il est impossible de comprendre l'essence et l'âme de Cuba ", souligne l'historien cubain Eusebio Leal Spengler. Plus d'un demi-siècle plus tard, cette économie sucrière n'a pas tenu ses promesses d'émancipation, à l'image de l'idéologie castriste. En immersion dans les zones rurales, Pierre-Élie de Pibrac est parti à la rencontre des habitants des bateyes (villages) des centrales sucrières. Toujours en activité ou désaffectées ces cités du sucre et ses travailleurs témoignent de vies sacrifiées à l'aune d'une doxa utopiste. Les bateyes sont les théâtres du désenchantement de la société cubaine. Il y règne une ambiance pesante qui souligne la solitude, la pauvreté, l'isolement et la précarité. Si la canne à sucre a construit Cuba et a représenté la fierté nationale, aujourd'hui, elle est le symbole de son naufrage entraînant avec elle une nouvelle génération sans repère. Dans cette période de transition de l'histoire cubaine, les images de Pierre-Élie de Pibrac donnent à voir un monde qui se délite. Elles racontent comment le peuple cubain appréhende désormais son quotidien, quel regard il portesur son histoire récente. La démarche à la fois documentaire et artistique du photographe permet une lecture autre de l'après-castrisme qui se met aujourd'hui en place. À travers le prisme de divers registres d'images ? photographies réalisées lors de ce long séjour et images extraites de l'iconographie vernaculaire, Pierre-Élie de Pibrac donne à voir une société désenchantée mais aussi profondément attachée à la singularité de son histoire.Ce travail photographique a été récompensé par le prix Levallois en 2018.Texte inédit de Zoé Valdès