C'est une tour HLM de banlieue semblable à beaucoup d'autres, d'un immeuble haussmannien typiquement parisien, une zone pavillonnaire aux toits répétitifs... Des façades et des fenêtres, des clôtures et des balcons fleuris qui nous rappellent les nôtres, ceux de nos voisins. C'est là qu'ont vécu Aïna, Bernadette, Violette, Legba, Angha, et des centaines d'autres jeunes femmes qu'on appelle les "esclaves modernes". C'est là, tout près de chez nous, qu'elles ont été enfermées pendant des années, privées de soin, de repos et de nourriture, astreintes à d'interminables corvées domestique sans aucune rémunération, humiliées, parfois battues. Chaque année, le Comité contre l'esclavage moderne (CCEM, www.esclavagemoderne.org), association créée en 1994 pour lutter contre cette forme d'asservissement, reçoit près de 300 signalements. Les histoires, tristement, se ressemblent. Il s'agit de femmes souvent jeunes (30 % sont mineures), qui ont quitté un pays étranger sur la promesse d'un avenir plus clément, d'une formation ou d'un travail. A leur arrivée en France, leurs papiers sont confisqués. Plus question de salaire ni d'école : la plupart travaillent douze à dix-huit heures par jour, terrorisées et maltraitées par ceux qu'elles croyaient être leurs bienfaiteurs.
Nombre de pages
50
Date de parution
08/09/2006
Poids
210g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782350460604
Titre
Esclavage domestique
Auteur
Dallaporta Raphaël ; Millot Ondine
Editeur
FILIGRANES
Largeur
140
Poids
210
Date de parution
20060908
Nombre de pages
50,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Antipersonnel Photographies de Raphaël Dallaporta Textes de Martin Parr, Sam Stourdzé, Jody Williams, Philippe Houliat, Amnesty International et Handicap International Raphaël Dallaporta, photographe documentaire, a très tôt été remarqué pour ses sujets engagés. Repéré par Martin Parr lors des Rencontres d'Arles en 2004 avec sa série " Antipersonnel ", il poursuit depuis son travail sur les problématiques relatives à la condition humaine. Grâce à un équilibre pensé entre textes et images, Raphaël Dallaporta rend compte de certaines réalités d'une manière radicale et sensible. " Antipersonnel " est une série où Dallaporta poursuit son ouvre en suscitant fascination et répulsion. Avec une rigueur méticuleuse et un réalisme saisissant, il a photographié en couleurs, toujours avec la même composition, trente-cinq mines antipersonnel à taille réelle. Comme souvent dans son travail, le photographe s'est mis à distance, préférant montrer l'objet - les mines - que l'on ne " voit " jamais, plutôt que les victimes. Pourtant, le résultat est là : textes à l'appui, on est frappé dans un premier temps par l'esthétisme de l'image, avant de se confronter à l'efficacité, la force destructrice et la perversité de ces armes. Des cinq grandes catégories d'armes antipersonnel - à effet de souffle, à fragmentation, bondissantes, directionnelles et sous-munitions -, seules les quatre premières ont été interdites par la Convention d'Ottawa en 1997, signée à ce jour par 156 pays. Il aura fallu attendre 2004 et le traité d'Oslo pour voir limiter l'utilisation des bombes à sous-munitions. Une introduction de Sam Stourdzé, directeur du musée de l'Élysée, un texte de Jody Williams, prix Nobel de la Paix 1997 et ambassadrice de la International Campaign to Ban Mines, un entretien avec Philippe Houliat, démineur, et une conclusion cosignée par Amnesty International et Handicap International viennent accompagner cette série de trente-cinq images, afin de prendre conscience des conséquences de la production et de l'utilisation des mines antipersonnel depuis plus de soixante ans. Antipersonnel est publié aux éditions Xavier Barral à l'occasion de la première exposition personnelle de Raphaël Dallaporta, " Protocole ", qui se tiendra au Musée de l'Élysée, à Lausanne (Suisse), du 18 juin au 25 juillet 2010. Il vient de recevoir le Infinity Award du jeune photographe par l'International Center of Photography (New York). 245 x 320 mm 88 pages Relié toilé 35 images en couleurs 35 euros Mise en vente septembre 2010 (entrée en stock fin juin 2010) Édition en français : 978-2-915173-67-3 Édition en anglais : 978-2-915173-68-0 Editions Xavier Barral, 42 rue Sedaine, 75011 Paris, 01 48 05 65 30
Depuis dix ans, Raphaël Dallaporta fonde sa démarche sur une approche scientifique. Il met en place des protocoles de prise de vue dont la rigueur lui permet d'extraire la photographie de son statut purement documentaire et de convoquer une vision symbolique. Confronté au patrimoine de la grotte Chauvet, il a imaginé un protocole photographique sous forme de panoramas elliptiques : abandonner la captation horizontale classique pour des photographies successives selon une rotation oblique incluant tour à tour plafonds, parois et planchers, dans l'ensemble des salles. Cette technique mise au point spécialement pour ce projet permet de valoriser les indices de vie géologique, animale et d'art pariétal dans des compositions en clair-obscur. Le processus de panoramas elliptiques apparaît comme un relevé topographique inhabituel et permet de révéler sur une seule image des strates d'histoire différentes telle une archéologie photographique. Le choix du traitement de ces images en noir et blanc renforce l'aspect graphique des compositions. Ces étonnantes photographies mêlent habilement la science, la technique et le geste créatif.
Raphaël Dallaporta, photographe documentaire, a très tôt été remarqué pour ses sujets engagés. Repéré par Martin Parr lors des Rencontres d'Arles en 2004 avec sa série « Antipersonnel », il poursuit depuis son travail sur les problématiques relatives à la condition humaine. Grâce à un équilibre pensé entre textes et images, Raphaël Dallaporta rend compte de certaines réalités d'une manière radicale et sensible.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.