Comment rendre compte de l'expérience du sida? La démarche originale de Sébastien Dalgalarrondo - suivre des molécules, des laboratoires à la diffusion des traitements - permet d'éclairer sous un nouveau jour les relations complexes et trop souvent caricaturé entre quatre protagonistes : médecins, laboratoires pharmaceutiques, pouvoirs public et associations de malades. L'enquête révèle les effets néfastes d'une recherche clinique dominée par les enjeux économiques où la science côtoie le marketing. Elle souligne les avantages mais aussi les risques d'une intervention des " profanes " dans le champ exposé de l'innovation médicamenteuse. Elle nous rappelle qu'il serait naïf de voir dans les mouvements associatifs, aussi experts soient-ils, une nouvelle incarnation du bien public. Sida : la course aux molécules fournit un regard nouveau sur la maladie; c'est l'un des premiers livres d'une sociologie en cours de constitution, celle du médicament.
Nombre de pages
379
Date de parution
01/01/2004
Poids
380g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782713218217
Titre
Sida : la course aux molécules
Auteur
Dalgalarrondo Sébastien
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
380
Date de parution
20040101
Nombre de pages
379,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : La promesse d'optimisation de soi a colonisé notre quotidien. Les individus sont désormais enjoints d'optimiser leur corps, leur alimentation, leur sexualité, leurs performances physiologiques et cognitives, leur vie biologique et sociale. La normalité de l'expérience d'un corps "sain" et d'une vie satisfaisante serait ainsi à construire par un ensemble d'activités d'auto-surveillance et d'autocontrôle visant a l'amélioration constante de ses capacités. S'il s'inscrit dans une lecture critique de la logique néolibérale de performance, l'enjeu de ce numéro est surtout de révéler "l'autre face" de l'optimisation, à partir d'un spectre contrasté et original de promesses comme la stérilisation volontaire, les régimes véganes ou sans gluten, le micro-dosage de LSD ou encore le Quantified Self. Au plus près des individus, de leurs pratiques et de leurs représentations, l'objectif est d'observer comment ceux-ci s'approprient les promesses mélioratives, adoptent ou rejettent les injonctions morales du marché de la performance, de la santé et du bien-être, et s'organisent individuellement ou collectivement pour construire des expérimentations de soi.
Nous vivons presque tous en ville et pourtant chacun cherche à sa façon à redevenir "sauvage" : rêve d'une vieà la campagne, de congés au vert, de forêts urbaines. La perspective d'un effondrement, qu'il soit écologique ou pandémique, attise ce besoin d'ensauvagement. Idéalisée, la nature devient à la fois quête, refuge et solution face à une société de consommation qui manque de sens et détruit la planète. Le retour à la terre et à une vie plus autonome n'est pas nouveau ; ce qui est inédit, c'est l'intensification du phénomène et sa démocratisation. Sébastien Dalgalarrondo et Tristan Fournier sont sociologues. Habitants des villes, ils investissent, le temps des vacances, une grange isolée en Ariège où ils explorent les possibilités d'une vie hors flux. Petit à petit s'y construit leur nouveau terrain de recherche : la grange devient le centre névralgique de leur réflexion personnelle et professionnelle. Mêlant humour et distance critique, ils sondent plusieurs pistes pour tenter de comprendre cet appel du sauvage, ce qu'il dit de nous et de nos contradictions. Au fil de leur enquête, l'ambivalence de cet appétit de nature apparaît. S'y mêlent différents fils, différentes idéologies : l'utopie, le "c'était mieux avant" , l'alternatif et le retour au mythe du chasseur-cueilleur. Et toutes ces pistes redessinent de nouvelles façons intimes de faire de la politique.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.