Sélectionnée et introduite par la chercheuse et militante Stéphanie Dadour, la présente anthologie propose la traduction inédite d'une douzaine de textes représentatifs de l'engagement théorique et professionnel de plusieurs générations de féministes. Ces écrits émanant principalement de la scène anglo-américaine de l'architecture dans les trois dernières décennies du XXe. Comme tant d'autres, le milieu de l'architecture est un terrain d'inégalités entre les hommes et les femmes. Majoritaires dans les effectifs d'étudiants, elles sont encore largement sous-représentées dans l'exercice libéral et salarié de la profession et souffrent d'importants écarts de rémunération par rapport à leurs confrères masculins. Si aujourd'hui, dans le sillage du mouvement #metoo, la situation semble évoluer, cela fait pourtant plus d'un demi-siècle que des voix de femmes architectes s'élèvent : pour renouveler la manière dont l'histoire de l'architecture est écrite afin de réévaluer certains objets et certaines figures, négligés par l'historiographie dominante ; pour réfléchir à une architecture qui traduirait spécifiquement les théories féministes, de l'échelle de la maison à celle de la ville ; pour dénoncer la domination masculine dans l'enseignement, la pratique et les instances de consécration et revendiquer des formes alternatives de la pratique architecturale, nourries par l'expérience particulière des femmes et des minorités. Sélectionnée et introduite par la chercheuse et militante Stéphanie Dadour, la présente anthologie propose la traduction inédite d'une douzaine de textes importants, peu connus en France, représentatifs de l'engagement théorique, politique et professionnel de plusieurs générations de féministes. La lecture de ces écrits émanant principalement de la scène anglo-américaine de l'architecture dans les trois dernières décennies du XXe siècle ne peut qu'enrichir les débats d'aujourd'hui et armer les luttes qui viennent. Ils parleront aussi bien au milieu architectural qu'au milieu féministe.
Nombre de pages
382
Date de parution
20/10/2022
Poids
700g
Largeur
167mm
Plus d'informations
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EAN
9782375560389
Titre
Des voix s'élèvent. Féminismes et architecture
Auteur
Dadour Stéphanie ; Van Effenterre Marie
Editeur
VILLETTE
Largeur
167
Poids
700
Date de parution
20221020
Nombre de pages
382,00 €
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Quelle place les femmes occupent-elles dans les domaines de la conception spatiale que sont l'architecture, l'urbanisme, le paysage et le design urbain ? Telle est la question placée ici au coeur des réflexions d'actrices et d'acteurs du secteur et de spécialistes en sciences sociales. Le constat général est celui d'un paradoxe entre une forte représentation féminine parmi les étudiants en architecture et un manque de visibilité des femmes dans l'exercice professionnel. Une réalité qu'incarnent leur moindre accès à la commande et leur rémunération très inférieure à celle de leurs confrères. Mesurant l'importance des inégalités entre hommes et femmes et identifiant les mécanismes de domination dans ces catégories de métiers, les contributions à cet ouvrage invitent toutefois à dépasser les notions de "femme" et de "féminisation" pour leur substituer le paradigme de "genre". Ce nouveau prisme s'avère plus fort et mieux adapté à l'analyse des transformations de cet univers spécifique, et propre à impulser une évolution des pratiques, des manières de penser le bâti et, plus largement, des usages de la ville.
Au cours du processus de mise en forme, il est décisif que le projeteur puisse faire apparaître de façon explicite la pertinence de ses choix (un dessein) pour mieux en assurer la maîtrise. C'est le rôle des catégories architecturales, dans lesquelles on range des principes, des caractères, des relations et des opérations de même genre et de même domaine. Le domaine ici traité est celui de la morphologie des ouvrages et des espaces bâtis décrits par un dessin, muni de ses codes de représentation. Ces caractères morphologiques s'exercent par rapport à deux pôles opposés : celui des quantités spatiales, en partie mesurables, et celui des qualités spatiales, peu mesurables ou non mesurables, que nous désignons par l'adjectif topologique. Les caractères de position-situation en relation avec des limites spatiales matérialisées entrent ici en jeu. Quant aux propriétés et relations euclidiennes, elles résultent de la confrontation entre les deux polarités de quantité et de qualité. La forme euclidienne du contour d'un tracé apparaît comme une clef de composition entre les caractères morphologiques de taille avec ceux de position-situation des ouvrages bâtis, associés aux espaces qui leur correspondent. L'espace de l'architecture se présente alors comme un ensemble de lieux habités, délimités, où l'on peut se situer. Les catégories de la mise en forme suscitent trois questions fondamentales que le concepteur se pose dans tout processus de projet pour définir : — La forme du contour des espaces et des ouvrages bâtis, examinés en fonction de leurs caractères de régularité (propriétés et relations euclidiennes réglées par l'opérateur de groupe expérimental des déplacements dans la description de l'espace du projet). Le concept de régularité incorpore celui d'irrégularité, qui permet de faire apparaître par opposition, afin d'en évaluer le sens. — Les positions relatives de ces ouvrages et espaces, leur distribution et leur accessibilité ainsi que les relations entre aires et régions distinctes, notamment intérieures et extérieures, perçues en rapport à des limites identifiables (propriétés et relations topologiques, sous-jacentes à celles que l'on vient de mentionner). — Les dimensions de ces ouvrages et espaces dans un système d'évaluation des quantités quel qu'il soit (propriétés et relations de taille, de mesure et de proportion). Les catégories de la mise en forme du projet dessiné expriment les conditions d'existence de la conception et de la production architecturale ; elles s'inscrivent dans un mode de pensée et de faire hérité d'une histoire.
Au tournant des années 1990, la ville de Lille fut le théâtre d'une des opérations d'urbanisme les plus commentées et les plus controversées de la fin du xxe siècle, non seulement à l'échelle locale, mais aussi nationale et internationale. Baptisée Euralille, celle-ci portait sur un secteur de 70 hectares autour de la nouvelle gare Tgv qui allait bientôt mettre la capitale des Flandres à une heure des grandes métropoles européennes : Paris, Londres ou Bruxelles. Avec une trentaine d'années de recul, Valéry Didelon revient sur Euralille, devenu le troisième quartier d'affaires en France, en s'intéressant non pas tant à ses formes urbaines ou à son style architectural qu'au processus qui l'a généré et qui reflète le tournant néolibéral de l'aménagement des villes : mélange de déclin de l'Etat-providence, de montée en puissance des opérateurs privés et de crise du statut de l'architecte-urbaniste. L'ouvrage est ainsi organisé autour des trois personnages principaux de cette histoire, acteurs majeurs et pionniers de leurs domaines respectifs : Rem Koolhaas, architecte néerlandais de réputation mondiale qui deviendra l'une des plus grandes stars de l'architecture, Pierre Mauroy, maire socialiste de la ville et homme politique d'envergure nationale mais surtout Jean-Paul Baïetto, véritable manager de ce projet, créateur de la société d'économie mixte qui le finança, et inventeur en France, à cette occasion, de la figure mi-publique mi-privée de l'" aménageur ", aujourd'hui centrale dans les opérations urbanistiques. Armé d'une bibliographie et d'un index, le livre est complété par un entretien inédit avec Rem Koolhaas, réalisé par l'auteur.
Résumé : Ne requérant aucune connaissance préalable, l'ouvrage de l'ingénieur et l'architecte Marc Leyral vise à instruire tout lecteur sur les principes simples qui sous-tendent les structures les plus complexes. L'ouvrage prend forme d'un dialogue socratique entre un jeune élève et son maître qui l'introduit pas à pas aux notions fondamentales de l'art de bâtir. Les objets qui nous entourent, depuis le simple nid d'une hirondelle jusqu'à la halle d'un marché couvert, ne cessent de nous interroger sur les liens étroits et parfois mystérieux qui unissent formes, forces et matières. Mais la science des structures, indispensable à l'architecte qui les dessine tout comme à l'amateur qui cherche à les comprendre, peut s'avérer d'un abord intimidant. Ne requérant aucune connaissance préalable (outre les quatre opérations mathématiques de base), l'ouvrage de l'ingénieur et l'architecte Marc Leyral vise à instruire tout lecteur sur les principes simples qui sous-tendent les structures les plus complexes. Guidé par une volonté didactique affichée, l'ouvrage prend forme d'un dialogue socratique entre un jeune élève et son maître qui l'introduit pas à pas aux notions fondamentales de l'art de bâtir : Qu'est-ce qu'une force ? Comment les charges se répartissent dans les éléments d'une structure ? A quelles conditions celle-ci est-elle à l'équilibre ? Comment se comportent les matériaux soumis à différents types d'efforts ? Jusqu'à quel point résistent-ils ? Qu'est-ce qu'un arc, une voûte, un porte-à-faux ou une membrane sous-tendue ? Toutes ces questions sont systématiquement associées à l'analyse d'exemples précis, anciens ou contemporains, monumentaux ou ordinaires : du Centre Georges Pompidou à Paris aux abris vernaculaires en terre crue au Cameroun, du Panthéon de Rome à la grande toiture en béton de l'hippodrome de la Zarzuela à Madrid, des ponts de singe des Indiens des Andes au dôme géodésique de l'exposition universelle de Montréal en 1967. Accompagnés d'une riche iconographie, incluant près de 400 illustrations didactiques réalisées spécialement pour l'ouvrage, tous les chapitres se terminent par une fiche synthétique et une application pratique. La leçon apprise, il ne reste qu'un pas entre comprendre " pourquoi ça tient " et pouvoir imaginer de nouvelles structures.
En vue de bâtir, concrètement et immédiatement, une société modèle, ou du moins commencer à le faire, Jean-Baptiste André Godin, l'inventeur du célèbre poêle en fonte, associe de manière inédite le travail, le capital et le talent. Influencée par Charles Fourier, la solution sociale qu'il met en pratique se veut non seulement une tentative personnelle mais aussi un exemple à suivre et à améliorer. Sa critique du capitalisme industriel en plein essor est principalement morale. Elle ne peut aboutir que dans la construction d'une société autre, plus harmonieuse. Parce qu'il y a là une tentative de vivre et de travailler autrement, parce qu'il y a là une utopie, l'oeuvre de Godin interpelle et impose, plus que jamais, de l'étudier. Une série d'articles, de récits et de témoignages complète ce volume en rendant compte des jugements émis par des chroniqueurs, des réformateurs sociaux ou des écrivains parmi lesquels figure Émile Zola, au regard de l'expérience novatrice et audacieuse de Godin.