Enseigner l’architecture à Grenoble. Une histoire, des acteurs, une formation
Dadour Stéphanie ; Le Vot Sibylle ; Wozniak Marie
RECHERCHES
40,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782862220994
L'enseignement de l'architecture a Grenoble est le fruit d'une longue histoire dont les fondements remontent au siècle des Lumières et prennent leur source dans l'apprentissage du dessin et de la sculpture. C'est dans ce sillage que se développent à Grenoble - tout au long du XIXe siècle - différentes institutions vouées à l'enseignement artistique dont l'ambition est de transmettre les principes académiques, mais où l'architecture est considérée comme la discipline mère. De l'Ecole publique de dessin (1763) à l'Ecole de sculpture architecturale (1831), de l'Ecole des arts industriels (1897) à l'Ecole régionale d'architecture (1927), de l'Unité pédagogique d'architecture (1969) à l'Ecole nationale supérieure d'architecture (2005), cet ouvrage amplement illustré entend retracer la genèse de l'enseignement de l'architecture dans la cité alpine et la manière dont, au fil des réformes, la disparition du système "Beaux-arts" a contribué à construire l'Identité plurielle de l'école actuelle. L'ouvrage s'ouvre sur un long chapitre introductif relatant les grandes étapes du développement de l'Ecole d'architecture de Grenoble et inscrivant l'établissement dans une mémoire et un contexte. Une vingtaine d'écrits émanant d'acteurs anciens et actuels de l'école portent ensuite sur l'après 1968 et reviennent plus longuement sur l'articulation entre pédagogie et recherche. Dans une dernière partie sont présentés comme matière à penser autant d'éléments documentaires issus des archives consultées.
Nombre de pages
416
Date de parution
03/10/2022
Poids
920g
Largeur
170mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782862220994
Titre
Enseigner l’architecture à Grenoble. Une histoire, des acteurs, une formation
Auteur
Dadour Stéphanie ; Le Vot Sibylle ; Wozniak Marie
Editeur
RECHERCHES
Largeur
170
Poids
920
Date de parution
20221003
Nombre de pages
416,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le projet du Pôle Molière consiste à mettre en espace un équipement polyvalent ouvert tous les jours de l'année. La mixité des usages et la distinction entre deux types de fonctionnement sont au coeur de cette opération qui fait partie intégrante du grand projet de rénovation urbaine des quartiers sud de la ville des Mureaux (convention ANRU). D'une part, la conception d'établissements scolaires dans le cadre de l'Education nationale, et d'autre part, des espaces partagés qui rassemblent des salles ouvertes à la fois au public scolaire et aux résidents de la ville. Il s'agit de créer un paysage, un lieu public partagé, et un mode de vie : un endroit où on se promène, où on se rencontre...
Résumé : Sélectionnée et introduite par la chercheuse et militante Stéphanie Dadour, la présente anthologie propose la traduction inédite d'une douzaine de textes représentatifs de l'engagement théorique et professionnel de plusieurs générations de féministes. Ces écrits émanant principalement de la scène anglo-américaine de l'architecture dans les trois dernières décennies du XXe. Comme tant d'autres, le milieu de l'architecture est un terrain d'inégalités entre les hommes et les femmes. Majoritaires dans les effectifs d'étudiants, elles sont encore largement sous-représentées dans l'exercice libéral et salarié de la profession et souffrent d'importants écarts de rémunération par rapport à leurs confrères masculins. Si aujourd'hui, dans le sillage du mouvement #metoo, la situation semble évoluer, cela fait pourtant plus d'un demi-siècle que des voix de femmes architectes s'élèvent : pour renouveler la manière dont l'histoire de l'architecture est écrite afin de réévaluer certains objets et certaines figures, négligés par l'historiographie dominante ; pour réfléchir à une architecture qui traduirait spécifiquement les théories féministes, de l'échelle de la maison à celle de la ville ; pour dénoncer la domination masculine dans l'enseignement, la pratique et les instances de consécration et revendiquer des formes alternatives de la pratique architecturale, nourries par l'expérience particulière des femmes et des minorités. Sélectionnée et introduite par la chercheuse et militante Stéphanie Dadour, la présente anthologie propose la traduction inédite d'une douzaine de textes importants, peu connus en France, représentatifs de l'engagement théorique, politique et professionnel de plusieurs générations de féministes. La lecture de ces écrits émanant principalement de la scène anglo-américaine de l'architecture dans les trois dernières décennies du XXe siècle ne peut qu'enrichir les débats d'aujourd'hui et armer les luttes qui viennent. Ils parleront aussi bien au milieu architectural qu'au milieu féministe.
Quelle place les femmes occupent-elles dans les domaines de la conception spatiale que sont l'architecture, l'urbanisme, le paysage et le design urbain ? Telle est la question placée ici au coeur des réflexions d'actrices et d'acteurs du secteur et de spécialistes en sciences sociales. Le constat général est celui d'un paradoxe entre une forte représentation féminine parmi les étudiants en architecture et un manque de visibilité des femmes dans l'exercice professionnel. Une réalité qu'incarnent leur moindre accès à la commande et leur rémunération très inférieure à celle de leurs confrères. Mesurant l'importance des inégalités entre hommes et femmes et identifiant les mécanismes de domination dans ces catégories de métiers, les contributions à cet ouvrage invitent toutefois à dépasser les notions de "femme" et de "féminisation" pour leur substituer le paradigme de "genre". Ce nouveau prisme s'avère plus fort et mieux adapté à l'analyse des transformations de cet univers spécifique, et propre à impulser une évolution des pratiques, des manières de penser le bâti et, plus largement, des usages de la ville.
Au-delà de la valeur littéraire d'une écriture, dont l'influence souterraine sur la littérature contemporaine est de plus en plus reconnue, au-delà de l'effort d'élucidation critique des essais, l'oeuvre de Maurice Blanchot, depuis Thomas l'obscur jusqu'à Discours sur la patience, ouvre une série de questions que notre époque se pose encore sous une forme confuse. Le parti pris de Blanchot pour la littérature a eu pour conséquence, voulue ou non, de constituer un dehors de l'oeuvre littéraire où, étroitement dépendant de l'écriture, s'édifiait un autre monde pour les hommes. Cet autre monde, dont nous parvient la rumeur prolixe et sourde, fût-il le produit d'une passion pour l'écriture, appartient à tous, à la communauté anonyme, mais à ce point piégé dans un rapport au langage et aux exigences dialectiques et sociales, qu'il est réduit au silence, et cela presque politiquement. C'est de ce monde recouvert que l'oeuvre de Blanchot se fait l'écho. Le dehors, le neutre, l'incessant, l'immédiat, la dissolution du présent et du sujet, l'absence de livre, ces termes n'appartiennent pas seulement à l'espace littéraire, ils commencent aussi à dessiner le monde à venir. Mais peut-être est-ce à condition d'en parler comme " parle " la littérature, que ce monde viendra au jour. Ce monde exige de nous une adhésion agissante, dont la portée est politique, et s'exprimant sous le terme de non-pouvoir.
Pendant près de dix ans à Paris, un vieux juif a occupé le temps libre que lui laissait son métier de tailleur à écrire le livre de sa vie, le livre de sa traversée du siècle. Voilà un récit unique qui nous vient de ce qui sera peut-être la dernière génération des Juifs polonais nés en Pologne ; voilà l'évocation de cette longue marche du stalinisme qui mena bon nombre de ces Juifs des synagogues de Pologne aux camps de déportation soviétiques. Moshé, né à Zamosc en 1909, raconte cette histoire d'amour entre un peuple et la révolution. Il nous raconte la Pologne des Juifs et des militants, où depuis mille ans campent quelque trois millions de Juifs harcelés par des Polonais qui n'en finissent jamais de cuver leur antisémitisme. Alors, pour expurger le monde de ses injustices sociales et raciales, Moshé a choisi le communisme. Il est de ces hommes tutoyés par la victoire d'Octobre toute proche ; la génération des héros, des martyrs, des tchékistes aussi. Poursuivi pour ses activités politiques, Moshé fuit la Pologne en 1929, la veille de son procès. Réfugié en France, il travaille et milite dans la M.O.L. et dans le Secours rouge. En 1933, il gagne l'U.R.S.S., est arrêté en 1937. Il restera dix ans au goulag, mais il n'aura pas renié son passé militant.
La transformation de la psychanalyse en composante essentielle de l'ordre social ne justifie pas le renoncement à toute analyse de l'inconscient ; non plus que les impasses des mouvements révolutionnaires la désertion généralisée du politique. En finir avec la dictature du cogito, accepter que des agencements matériels, biologiques, sociaux, soient capables de " machiner " leur propre sort et de créer des univers complexes hétérogènes : telles sont les conditions qui devraient permettre de comprendre comment le désir le plus intime peut communiquer avec le champ social.