La fiction de Don DeLillo est depuis toujours ancrée dans une réalité historique reconnaissable immédiatement : l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy et la vie de Lee Harvey Oswald avec Libra (1988), la guerre froide et le baseball dans Outremonde (1997), la catastrophe écologique dans Bruit de fond (1985), la menace terroriste dans Les Noms (1982), la finance débridée de Joueurs (1977) revisitée ensuite dans Cosmopolis (2003) avec la crise financière dite de la " bulle Internet ", les attentats du 11 Septembre avec L'homme qui tombe (2007), l'Amérique post-11 Septembre embourbée dans les guerres au Moyen- Orient et la torture dans Point Oméga (2010). Ses fictions relèvent d'une analyse minutieuse de l'Amérique et de son temps. Son oeuvre est pétrie de la matière historique car elle ne cesse de renvoyer à l'histoire et aux événements qui la jalonnent. Le dénominateur commun de ces événements est l'excès qui les caractérise. En effet, ces événements opposent une résistance tant sur le plan de la compréhension, de la représentation que de l'expérience. A l'excès qui découle de l'événement, DeLillo répond par ce contre-événement qu'est la fiction et la construction de sens à laquelle elle donne lieu. Autrement dit, la fiction résiste à l'outrage au réel qu'est l'événement et nous ramène au plus près du réel. L'événement exige donc bien une écriture de l'événement.
Date de parution
29/04/2025
Poids
300g
Largeur
525mm
Plus d'informations
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EAN
9791023105339
Titre
Don DeLillo
Auteur
Daanoune Karim
Editeur
SUP
Largeur
525
Poids
300
Date de parution
20250429
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Contenu : Tout pour réussir l'agrégation. Public : Agrégatifs (Anglais externe). Le seul éditeur intégralement bilingue du marché. Autant de soin que pour un manuel scolaire. Organisation : Repères : le contexte historique et littéraire Grandes thématiques : comprendre les enjeux du programme Ouvertures : pistes de réflexion personnelle Outils : pour retrouver rapidement une définition, une idée ou une référence
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.