
Musique adorable. Chabrier malgré lui
Musique adorable : Chabrier malgré lui n'est ni une biographie au sens académique, ni un roman, et pourtant c'est un texte qui participe de ces deux genres. Il emprunte sa rigueur au premier - tout ce qu'il relate de la vie du compositeur Emmanuel Chabrier (1841-1894) est avéré et toutes ses citations scrupuleusement exactes - et sa liberté au second, dans sa manière d'agencer les faits, de les éclairer, de les couler dans le rythme d'une prose dont le souci majeur est d'être plastique et musicale. De ces deux genres, par ailleurs, il néglige certains aspects : l'exhaustivité de la biographie, l'imagination du roman. En effet Musique adorable n'invente presque rien, sinon sa façon, elliptique, légère, amoureuse, de raconter une histoire vraie, l'histoire gaie et poignante d'un musicien original, aussi doué pour la vie que peu gâté par elle (or ce sont les malheurs qui l'accablent, indifférence, faillite, incendie, maladie, outre sa position marginale dans la vie artistique très bourgeoise du XIXe siècle, qui en font tout le romanesque). Il s'agit là d'une "interprétation" , dans toute l'ambiguïté lyrique et subjective du terme. Ainsi pourrait-on dire que le texte se divise en 38 "chants" , 38 brefs chapitres qui retracent chronologiquement les grandes étapes de la vie et de l'oeuvre hautes en couleur de Chabrier. De nombreux extraits de la correspondance de Chabrier, prolixe et réjouissant épistolier, émaillent le texte, lequel espère se montrer à la hauteur de sa verve. Car ses lettres comme sa musique, si elles ont leurs mélancolies, respirent la joie ; et Musique adorable se veut joyeux et enlevé, quand bien même il chemine vers une fin navrante, quand bien même vise-t-il par-dessus tout la compassion et l'émotion du lecteur. C'est un rire étranglé par un sanglot ; c'est aussi et d'abord, sans doute, un exercice d'admiration pour un "outsider" magnifique.
| Nombre de pages | 128 |
|---|---|
| Date de parution | 11/01/2024 |
| Poids | 250g |
| Largeur | 120mm |
| EAN | 9782378040758 |
|---|---|
| Titre | Musique adorable . Chabrier malgré lui |
| Auteur | Da Silva Didier |
| Editeur | EDITIONS MF |
| Largeur | 120 |
| Poids | 250 |
| Date de parution | 20240111 |
| Nombre de pages | 128,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'ironie du sort
Da Silva DidierRésumé : Tout est vrai dans ce livre, ce qui explique la fascination qu'il pourra exercer sur des âmes sensibles à la fiction et oublieuses que le réel nous offre de quoi satisfaire notre soif de fantastique, de sublime et d'horreur. Mais si Didier da Silva n'a rien inventé, il a cependant, avec un brio vertigineux, mis en musique un affolant enchaînement de coïncidences et de correspondances entre des faits, des dates et des personnages : acteurs, artistes, assassins, écrivains... De quoi engendrer un émoi intense, cette impression, comme le disait Stevenson, d'un je-ne-sais-quoi de pathétique au coeur des choses, la jonction de deux éléments : une attraction et un effroi sans borne.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER10,00 € -

Louange et épuisement d'un jour sans fin
Da Silva DidierRésumé : J'ai vu un jour sans fin au bas mot une vingtaine de fois mais je ne me souviens pas de la toute première, c'est comme si je l'avais toujours connu. Sans même parler du spoil contenu dans le titre français, son affiche (Murray captif d'un réveil à cloches et affectant un peu crédible air étonné) ou les bruissements du bouche-à-oreille auront inévitablement éventé le secret de son intrigue, de sorte qu'un spectateur qui partagerait l'ahurissement et la perplexité de Phil, à la dix-huitième minute du film, est une chimère, une chimère à laquelle pourtant le script est obligé de croire, et le plaisir que nous prenons à voir Phil Connors ne pas comprendre ce qui lui arrive n'est aussi intense que parce que nous en savons tellement plus que lui, et depuis si longtemps.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER12,90 € -

Toutes les pierres
Da Silva DidierRésumé : Pour Didier da Silva la littérature n'est pas simplement à trouver dans les histoires mais aussi dans les figures qui peuvent devenir obsédantes. Dans cet opus composé comme une partition, il y a le motif central, Heinrich von Kleist, écrivain allemand du XIXe siècle, et le contrepoint le poète chinois Li Baï, qui vécut un peu plus de mille ans plus tôt. L'un ne pensait qu'à son suicide, l'autre qu'à l'immortalité, le second vécut deux fois plus longtemps que le premier, deux poètes chers à l'écrivain qui a senti qu'en les rapprochant naîtraient des épiphanies, des "étincelles" comme il le dit : "la fiction est dans cette friction, ces effets de surimpression, de chevauchement, cet incongru dédoublement". Virtuose, il a choisi de se raconter en se dédoublant et en se projetant.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER7,00 € -

Trois Socrates. Satie, Cage, Feldman
Da Silva DidierSi Musique adorable. Chabrier malgré lui, le précédent livre de Didier Da Silva aux éditions MF, s'apparentait malgré ses détours à un biographie en bonne et due forme, "Trois Socrates" est d'une autre nature : c'est la biographie d'une oeuvre et de sa postérité, mais aussi celle d'un siècle musical, de la modernité au contemporain, à travers les évocations entremêlées de trois compositeurs francs-tireurs, le Français Erik Satie (1866-1925) et les Américains John Cage (1912-1992) et Morton Feldman (1926-1987). Revenant en détail sur les circonstances, à la fin de la Première Guerre mondiale, de la création de "Socrate", chef-d'oeuvre tardif et secret du premier de ces musiciens - dont nous commémorons cette année le centenaire de la mort -, "Trois Socrates" y ajoute le récit de son appropriation outre-Atlantique, en deux temps ou deux époques, 1969 et 1980, par deux des créateurs le plus singuliers de l'avant-garde musicale : du "drame symphonique" de Satie, Cage en effet fit une fascinante et fascinée paraphrase, la fantomatique "Cheap Imitation", que pour finir Feldman transfigurerait encore en l'invitant dans son univers sonore. Trois oeuvres étroitement liées par des sympathies esthétiques, et les hommes qui les ont conçues, trois maîtres solitaires et leur longue amitié, réelle ou fantasmée, sont ainsi les personnages d'un texte résolument polyphonique, une manière d'invention à trois voix qui n'est peut-être qu'une chanson d'amour, fragile et puissante tour à tour.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER16,00 €
Du même éditeur
-

Paradisiaca. Un Lac-Opéra
Rijcke Elke deParadisiaca. Un Lac-Opéra est un livre sur la région du Lac de Constance (Bodensee), troisième Lac d'Europe situé à la frontière de l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse. Ecrit sur une période de cinq ans avec de multiples séjours sur place, le livre propose une exploration du Lac qui est un haut-lieu d'eau et de lumière, de culture et d'art. C'est un livre de la résistance écrit contre la morosité ambiante. Cette résistance ne s'exprime pas à travers un discours activiste ou un discours-contre, mais à travers la conviction à la fois écologique, philosophique et poétique que notre vie future, si elle veut être harmonieuse (ce correspond au sens même du mot kosmos'), doit renouer avec les lois de la terre, de l'eau et de l'air. Le récit est porté par de multiples voix qui font vivre la région du Lac dans sa spécificité et sa multiplicité. Le texte est un hybride : à la fois journal, récit de voyage, récit d'un amour pour la terre et un homme mais aussi théâtre de marionnettes (spécifiques de la région de Constance) décliné sous forme de poèmes qui sont autant de chants. Le commun consiste en ces voix qui se lèvent ensemble, s'écoutent, résonnent, se répondent, s'épient, se heurtent, se disputent : c'est toute une région qui lève la voix par des chants.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Le bien-être par la poésie. Manuel de contre-culture psychique
Christoffel David ; Guesdon MaëlDeux poètes et performeurs poétiques s'attaquent au développement personnel. L'enjeu est moins la critique du genre en tant que tel que de l'idéologie qu'il dissimule : l'injonction au bien-être. Et il ne s'agit pas de théoriser mais de s'exercer. Ou plutôt de pratiquer des contre-exercices dans le but de se non-développer ou de s'anti-développer ; voire de s'oublier comme personne, de quitter radicalement la perspective du personnel, de sortir de soi. Comment ? Par la poésie. En détournant, jouant, décalant, délirant, etc. , autrement dit en travaillant de l'intérieur les expressions toutes faites, les phrases déjà écrites, la rhétorique quelque fois subtile de la psychologie positive. La poésie comme arme d'une guérilla psychique qui vient au secours de ceux qui ne veulent pas être meilleurs et plus heureux. C'est ce que proposent David Christoffel et Maël Guesdon dans leur livre bien nommé : Le Bien-être par la poésie, sous-titré Manuel de contre-culture psychique. Ou comment (re)faire de la poésie une pratique. En détournant les manuels de développement personnel, c'est bien un contre-manuel qu'ils ont écrit. Une autre manière de faire aujourd'hui de la poésie, en redonnant au genre une puissance d'action sur ses lecteurs dont on ne l'imaginait plus capable. Pensé sous la forme d'une suite d'exercices psychiques et poétiques, ce manuel d'un nouveau genre fera du lecteur le praticien d'une nouvelle discipline : la poésie appliquée ou l'art d'oublier ses problèmes en expérimentant sur soi et la langue et sur soi par la langue. C'est aussi, enfin, un livre où l'on apprend beaucoup dans la mesure où il entreprend à sa manière une véritable archéologie du discours mélioratif du XIXe siècle à nos jours.EN STOCKCOMMANDER16,00 € -

Traumachine. Intelligence artificielle et techno-fascisme
Neyrat FrédéricComment parler de l'intelligence artificielle ? C'est difficile, parce qu'elle parle à notre place. Fondé sur une enquête philosophique précise, ce livre nous invite à analyser le traumatisme anthropologique de l'IA. Notre faculté imaginative a en effet été prise en otage par les machines algorithmiques, qui prolifèrent, reformatent le langage, et communiquent entre elles avant de nous faire part de leurs décisions. Penser l'IA implique dès lors un double front. D'une part, il est nécessaire de développer une pensée critique capable de saisir la spécificité de l'IA dite "générative" (ChatGPT, etc.) et sa tendance à halluciner la réalité , d'autre part, nous devons apprendre à réaffuter notre imagination, à la rendre à nouveau rebelle, incalculable. C'est ce que réalise ce livre en tressant analyse critique et science-fiction, exploration métaphysique et poésie spéculative. Réfutant la séparation toxique entre philosophie et littérature, Traumachine explore le devenir de la technologie à l'ère des machines bavardes. Sont-elles conscientes ? La véritable question, soutient l'auteur, est plutôt de savoir ce que serait l'inconscient d'un esprit machinique. Quelle serait l'expérience, traumatique, par laquelle une IA s'affronterait au manque, à l'inintelligible, à l'énigme de l'univers ? Que serait une IA devenue étrangère à elle-même ?ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 € -

Le passage des frontières. Ecrits sur la musique
Saariaho Kaija ; Roth StéphaneRésumé : Les Ecrits sur la musique de Kaija Saariaho rassemblent pour la première fois l'intégralité des articles, textes de circonstance et notices d??uvres rédigés par la compositrice depuis le début de sa carrière. En couvrant trente années de recherche et de création musicales, ces textes apportent non seulement un nouveau regard sur la musique de Saariaho, mais également sur la création musicale des années 1980 à nos jours et sur l?évolution de la " musique spectrale " dans la lignée de Tristan Murail et Gérard Grisey. Il s'agit en outre, et là repose sans doute son intérêt majeur, d'un des très rares livres dévoilant le parcours d'une femme compositrice dans le monde de la musique contemporaine. D'un point de vue formel, le livre se compose de trois parties. C'ur de l'ouvrage, la première partie se subdivise en quatre chapitres (Le passage des frontières, Les spectres de l'Ircam, Entre sensible et intelligible et Composer au quotidien) et donne à lire dans un ordre chronologique strict l'ensemble des articles rédigés par Saariaho entre 1980 et 2008. On y découvre successivement les désirs et les motivations d'une jeune compositrice finlandaise, son exil en Allemagne puis en France, son émancipation et ses premiers succès, l'importance de l'Ircam dans le développement de son langage musical, ses différentes prises de position esthétiques, et finalement un regard rétrospectif porté sur son parcours, sa Finlande natale, sa pratique au quotidien et le rôle du compositeur aujourd'hui. Les deuxième et troisième parties consistent respectivement en un Journal des ?uvres regroupant toutes les notices de concert rédigées par Saariaho et un ensemble de sources (chronologie, origines des textes, catalogue des ?uvres, discographie complète et bibliographie). Ce livre est à la fois un outil incontournable pour le musicologue, mais également un guide pour l?écoute pouvant s'adresser à un lectorat plus large. La nature double des textes qu'il comprend rejoint le même horizon de réception, mêlant articles sur les techniques de composition et propos autobiographiques. Le parcours international de Kaija Saariaho l'ayant amenée à écrire dans plusieurs langues (français, finnois, anglais et allemand), notons enfin que la majeure partie de ces textes demeurent inédits en langue française et que ce livre est donc aussi le fruit d'un vaste travail de traduction.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER26,00 €
