Ce volume se veut un hommage au regretté Michel Ballard, qui a contribué à fonder la traductologie et à faire de l'étude de la traduction une discipline à part entière ayant peu à peu gagné son autonomie. La diversité des intervenants, qui ne représentent pas moins de 10 pays (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Grande-Bretagne, Liban, Pologne, Roumanie, Russie, Suisse), témoigne du rayonnement de ce chercheur passionné et de la réception qu'ont eue ses travaux, en France et au-delà. Les articles qui constituent cet ouvrage ne sont pas consacrés à Michel Ballard lui-même, mais ils s'inscrivent dans le droit fil de ses réflexions et reflètent la trajectoire scientifique de cet enseignant-chercheur prônant une " traductologie réaliste ", et dont l'approche a toujours été triple : historique, théorique et didactique, les trois composantes se nourrissant mutuellement et offrant, fait rare, une démarche complète, englobante et équilibrée. L'ensemble des contributions présentées ici permet d'explorer et de baliser encore une fois ce vaste champ de recherche passionnant, afin de poursuivre l'élan qu'avait impulsé Michel Ballard et de nous plonger, comme il aimait le faire, et comme le suggère le titre de cet ouvrage, "au coeur de la traductologie".
Nombre de pages
344
Date de parution
30/05/2019
Poids
546g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782848323329
Titre
AU COEUR DE LA TRADUCTOLOGIE - HOMMAGE A MICHEL BALLARD
Cet ouvrage étudie les concepts et méthodes au service de l'étude historique des traductions. Il réunit également une série d'études de cas: le traducteur comme médiateur culturel, la traduction en tant qu'exercice d'écriture, la figure de l'interprète aux époques révolutionnaire, coloniale et postcoloniale.
Cet ouvrage étudie les concepts et méthodes au service de l'étude historique des traductions. Il réunit également une série d'études de cas: le traducteur comme médiateur culturel, la traduction en tant qu'exercice d'écriture, la figure de l'interprète aux époques révolutionnaire, coloniale et postcoloniale.
Depuis une quarantaine d'années, l'intérêt pour la traduction n'a cessé de croître en France, bien au-delà du monde universitaire. Pourtant, les traducteurs restent encore dans l'ombre de l'Histoire, et avec eux, ce fait pourtant incontestable qu'à côté des oeuvres écrites dans une langue, les traductions d'hier et d'aujourd'hui font partie du patrimoine de celle-ci. Premier à paraître d'un ensemble de quatre volumes qui retraceront l'histoire des traductions en langue française depuis l'invention de l'imprimerie, cet ouvrage s'inscrit dans un ambitieux projet coordonné à l'université Paris-Sorbonne par Yves Chevrel et Jean-Yves Masson, professeurs de littérature comparée. Ni dictionnaire, ni encyclopédie, ni simple compilation de références, il se veut une véritable histoire: celle des oeuvres traduites, des traducteurs et des actes de traduction en langue française, dans tous les domaines où la traduction a joué un rôle, partout où le français a servi de langue de traduction. Fruit de la collaboration d'une soixantaine de spécialistes qui se sont efforcés de rendre accessibles leurs recherches, ce volume qui traite du dix-neuvième siècle s'ouvre par l'examen de grandes questions d'ensemble (théories de la traduction, statut des traducteurs, place des traductions dans la production éditoriale...) avant de se pencher sur les traductions littéraires, par grands genres (poésie, théâtre, fiction...), et non littéraires, par grands domaines intellectuels (sciences, religions, droit, philosophie...). Le tout s'accompagne d'un index de près de deux mille traducteurs dont le rôle a été très largement méconnu jusqu'ici.
Cette étude comparative analyse la dynamique littéraire des échanges interculturels dans les oeuvres romanesques de Paul Lomami-Tshibamba et d'Henri Lopes, originaires des deux Congo. Elle examine, dans une perspective sociolinguistique, les traces des cultures locales dans la narration, notamment la toponymie référentielle, et, plus généralement, l'usage que font les écrivains francophones africains des langues locales au sein de la langue française. L'étude s'intéresse aux phénomènes linguistiques perceptibles dans la morphologie lexicale et les structures syntaxiques, considérés comme des marqueurs de l'hétérolinguisme et de l'interculturalité. Elle aborde également, de manière plus globale, l'écriture des deux auteurs, en particulier les registres de langue et la question de l'oralité. D'un point de vue narratologique, elle analyse la diversité des narrateurs et des points de vue, avant d'examiner certains personnages parmi les plus significatifs. Deux oeuvres essentielles, représentant deux générations littéraires issues d'un même espace culturel, apparaissent ainsi dans leur spécificité.
Boisseau Maryvonne ; Chauvin Catherine ; Delesse C
Alors que l'on s'intéresse aujourd'hui à l'épistémologie de la traductologie, cet ouvrage réexamine les relations complexes qu'elle entretient avec la linguistique. Conscients que la linguistique ne peut rendre compte à elle seule de tous les paramètres socio-culturels, stylistiques et situationnels qui interviennent dans l'acte de traduction, mais également certains qu'on ne peut faire l'économie de la linguistique dès lors qu'il s'agit de tenter de comprendre les processus en jeu, les collaborateurs de ce volume mettent en lumière l'interaction entre les deux disciplines tant au niveau épistémologique que théorique et méthodologique. S'intéressant à différents genres de textes dans des langues diverses (anglais, français, italien, allemand), prenant en compte les évolutions théoriques récentes ainsi que les développements technologiques de ces dernières décennies, cet ouvrage propose un éclairage diversifié sur la traduction en tant que contact des langues, approche déjà illustrée par la perspective contrastiviste développée en France par Jacqueline Guillemin-Flescher. A la fois mise en débat d'idées reçues et remise en perspective des problèmes qui se posent au théoricien, au comparatiste et au traducteur, il s'adresse à tous ceux que la réflexion sur la traduction, la traductologie et la linguistique intéresse.
Le volume n°12 rassemble plusieurs inédits du romancier Jean Giono, dont deux longs extraits jusqu'alors inconnus d'une version de Deux cavaliers de l'orage (1965). Les carnets de travail de l'écrivain font l'objet d'une autre publication inédite prolongeant pour l'année 1959 un témoignage sur l'activité de polygraphe de Giono. La partie critique du volume reprend les principales communications prononcées à l'occasion des "Rencontres Giono" de 2018 à Manosque, placées sous le signe des héroïnes gioniennes. C'est toute une galerie de portraits de femmes fortes (et d'âmes fortes) qui s'y trouve brossée, de Pénélope et Hélène de Troie à Ennemonde, en passant par Pauline de Théus, par les spécialistes de l'oeuvre de Giono. Un cahier iconographique en couleurs présente une "belle édition" de l'oeuvre de Giono, ici celle du Haut pays illustrée en 1965 par Pierre Ambrogiani. Une bibliographie actualisée de l' "année gionienne" 2018 clôture l'ouvrage.