De même qu'il existe un mythe, polymorphe et sempiternel, de la Parisienne, la Vénitienne est une figure allégorique à travers les âges. Telle est l'hypothèse de ce livre qui propose des portraits de Vénitiennes fictives ou réelles. Le rapport original et intime que chacune d'elles entretient avec la Cité-île contribue singulièrement au charme que je lui trouve. Nous nous évadons dans une ville comme dans un théâtre où nous espérons rencontrer l'être qui la personnifie. Le fantasme sous-jacent à ce désir tient sans doute à une pulsion purement physique, l'envie d'appartenir à un monde utopique par la sensualité. Il se peut que cette pulsion soit amorale et inavouable ; je n'affirme pas qu'elle est édifiante, mais je pense qu'elle joue un rôle décisif dans le besoin qu'éprouvent les hommes de voyager, de rejoindre la destination de leurs rêves, quitte à s'y installer, alors qu'ils pourraient tranquillement rester chez eux et se contenter de lire, fût-ce d'une seule main, des récits de voyage ad hoc. Esquissés tantôt de mémoire, tantôt sur le vif, les portraits que j'ai réunis ici sont une tentative d'illustration par l'exemple de la fantasmagorie que je viens d'évoquer. Je laisse au lecteur le soin, et le plaisir, j'espère, de décider si, de ces divers avatars, se dégage un "type" emblématique de la Sérénissime. Lucien d'Azay
Nombre de pages
192
Date de parution
12/01/2024
Poids
216g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782251455129
Titre
Vénitiennes au peigne fin. Suivi de L'étoile vide
Auteur
Azay Lucien d'
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
140
Poids
216
Date de parution
20240112
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
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A la Renaissance, on assista dans la capitale toscane à une floraison de génies sans précédent dans l'histoire de la civilisation occidentale. Jalouse de sa splendeur, rétive à l'exubérance baroque, Florence impose depuis lors sa magnificence et son élégance puritaine. Semblable à un échiquier, elle n'en reste pas moins une cité complexe, clivée, aussi virile que délicate, à l'image de son fameux Cupolone. On découvrira dans ce dictionnaire bien des originalités de cette ville à la fois épicurienne et victorienne, qu'il s'agisse du Brindellone, du lam-predotto, de la pietra serena et de la singulière gorgia, ou de personnages hauts en couleur comme le grullo, l'anglobecero et Stenterello.
Nous sommes en l'an 16 de notre ère, dans le pays qu'on appelle aujourd'hui Roumanie, au bord de la mer nommée Noire. Un homme en tunique, les mains derrière le dos, regarde l'horizon. Cet homme, c'est un poète, cet homme, c'est Ovide. Il a été exilé par l'empereur Auguste, loin de Rome, de ses fastes et de ses amours. De ses amours, surtout. Car il se pourrait bien que la cause de cet exil, qui n'a jamais été connue, réside dans les écrits " libertins " d'Ovide. Ne contrevenaient-ils pas au gouvernement par la morale mis en place par Auguste ? Quels autres torts paie le poète, qui ne reviendra jamais dans la capitale de l'Empire ... Lucien d'Azay, qui vit lui-même loin de France, trouve dans l'exil d'Ovide des échos de sa propre expérience, et de la façon dont, loin de sa langue, on peut continuer à écrire. Et la vie d'Ovide, écrivain balayé par le pouvoir et ses hypocrisies, nous parle encore aujourd'hui.
Du plus loin qu'on s'en souvienne, Tibulle était un jeune homme élégant, ténébreux, spirituel, délicat et très beau. Et l'un des poètes élégiaques les plus importants de la Rome antique. Après une brève et douloureuse carrière militaire, qui l'amena en Aquitaine mais aussi à Corfou, où il tomba malade, il se fit surtout remarquer dans le salon du célèbre condottiere Messalla, qui rassemblait les poètes bucoliques indépendants, réfractaires à la propagande du nouveau régime instauré par Auguste. On disait de Tibulle qu'il était melancolicus. Melancolicus introversus, cela va sans dire. Il écrivait des vers idylliques qui annoncent les quatuors de Schubert et Le Grand Meaulnes. Dans une époque désenchantée, il rêvait d'un âge d'or.
Idéale pour le portrait, la scène de genre ou la chronique, la forme brève de la nouvelle convient si bien au tempérament italien qu'elle a donné lieu à des chefs-d'oeuvre. Les deux volumes de cette anthologie en proposent dix-sept, par seize des plus grands écrivains italiens des deux derniers siècles.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine