La correspondance de saint Cyprien, évêque de Carthage et martyr, constitue un document de première importance sur la vie de l'Eglise au milieu du IIIe siècle et sur les combats que les chrétiens durent alors soutenir. En lisant ces lettres du grand évêque ou de ses correspondants, on voit vivre des communautés, celle de Carthage mais aussi celle de Rome, on voit un évêque gouverner son peuple en temps de persécution et en période de tranquillité, affronter des contestations, organiser la charité, mais aussi porter secours autant qu'il le peut à des communautés lointaines en difficulté ou soutenir l'évêque de Rome face à un schisme. On suit ainsi Cyprien au long de la dizaine d'années qu'a duré son épiscopat, on découvre un homme entièrement donné aux responsabilités de sa charge, un chrétien pleinement engagé dans sa foi et nourri d'Ecriture, un polémiste aussi, certes soucieux d'unité mais fort intransigeant dans le désaccord, un écrivain enfin dont les lettres soignées décèlent la familiarité avec l'écriture des auteurs classiques. De ce point de vue aussi il mérite d'être lu. Cet auteur a fait l'objet de nombreux travaux au cours des récentes décennies, mais la dernière traduction française complète de la correspondance datait de 1925. Or nous disposons depuis 1996 d'un texte critique conforme aux exigences modernes et très satisfaisant, dû à G. F. Diercks. Il était temps de fournir au public curieux la possibilité de lire Cyprien dans une traduction d'aujourd'hui donnant de cette oeuvre une image plus authentique, et aux spécialistes l'aide d'une traduction fiable pour la poursuite de leur travail.
Nombre de pages
475
Date de parution
19/05/2015
Poids
543g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782908587722
Titre
Cyprien de Carthage, Correspondance
Auteur
CYPRIEN DE CARTHAGE
Editeur
MIGNE
Largeur
136
Poids
543
Date de parution
20150519
Nombre de pages
475,00 €
Disponibilité
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Contre les divisions qui, en 450-451, déchiraient les communautés à Rome comme en Afrique, Cyprien prêcha l'unitas: l'Eglise, locale et universelle, est unique et une. Mais l'unité - tâche à réaliser - est d'abord une grâce. En sa substance, l'Eglise est la présence même, face à un monde vieux et désarticulé, du Dieu unique et un. La vision de Cyprien, théologale et liturgique, adosse le mystère de l'Eglise au mystère de Dieu: par le ministère de l'évêque légitime, le corps ecclésial, dans l'eucharistie, s'unit au Christ souffrant et ressuscité, d'où jaillit la vie trinitaire. Le traité prend alors un relief singulier. S'il n'expose pas toute l'ecclésiologie de l'auteur, il éclaire sa pensée et son action, jusqu'en leur ambivalence: primat de l'amour, qui est Dieu, et exclusivisme, qui refuse aux dissidents le salut, offert seulement dans la communion catholique visible. L'intuition centrale du De unitate, retrouvée par les catholiques à Vatican II, est de nature à stimuler la méditation sur l'Eglise et (paradoxe?) à favoriser le travail oecuménique.
Au milieu du IIIe siècle, l'Empire romain connaît des difficultés de toutes sortes, politiques, militaires, économiques, naturelles, qu'aggrave encore une épidémie de " peste ". La partie orientale de l'Afrique est probablement moins éprouvée que d'autres régions, mais elle a néanmoins son lot des malheurs du temps. Pour expliquer une telle dégradation, deux conceptions de l'histoire s'affrontent. Les païens voient dans cette situation l'effet de la colère vengeresse des dieux, outragés par les chrétiens, car ceux-ci s'abstiennent de participer aux cérémonies en leur honneur. Ce refus les désigne comme responsables de tous les maux de l'Empire et " légitime " les persécutions à leur encontre. Pour Cyprien, ces accusations n'ont aucun fondement, les persécutions aucune justification. Les maux présents ont une cause naturelle : conséquence du vieillissement du monde, ils sont les signes, annoncés par l'Écriture, que la fin du monde est proche. Cette conviction, qui anime les chrétiens, leur permet de supporter malheurs et persécutions avec courage et patience, dans l'attente du Royaume. Cyprien termine sa " lettre ouverte ", adressée à un certain Démétrien empressé à colporter les griefs contre les chrétiens, en exhortant les païens à se convertir, car il est encore temps pour eux d'échapper au châtiment éternel. Ce " protreptique " final confère à l'" apologie " sa véritable signification.
Collection : Les Pères dans la foi 49-50 Première traduction des 15 Homélies sur le Cantique des cantiques de Grégoire de Nysse, le prince des mystiques. Cet écrit trace tout l'itinéraire spirituel. Il date de la fin de l'épiscopat de Grégoire et fournit la pensée achevée de sa théologie mystique. Cette oeuvre est probablement la plus belle, la plus totalement inconnue de ce moine, de cet évêque silencieux, réservé, que le 2e concile de Nicée appelle "le Père des Pères" (Urs von Balthasar).Introduction de Hans Urs von Balthasar Traduction de Christian Bouchet et de Monique Devailly Notes et guide thématique d'A. G. Hamman"
Collection : Lettres chrétiennes 2Bienheureux, vous les pauvres! ... Malheur à vous, les riches! (Lc 6, 24). Il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume des cieux (Mt 19, 24). L'Évangile condamne-t-il la richesse? Canonise-t-il la pauvreté? Un riche peut-il être sauvé? Le christianisme a-t-il quelque chose à dire sur l'économie et la société ... Ces questions, les chrétiens des premiers siècles se les sont posées. Le monde dans lequel ils vivaient offrait beaucoup de points communs avec le nôtre: de très grandes fortunes côtoyant une terrible misère, l'écrasement des classes moyennes, la plaie de l'endettement. Les Pères de l'Église auraient pu se décourager en pensant que les exigences évangéliques étaient incompatibles avec les réalités économiques et sociales. Ils ont pris le problème à bras le corps. C'est leur réflexion que nous livre ce recueil où l'on trouve les thèmes de la propriété et du partage des biens, du prêt à intérêt et du surendettement, de l'exploitation des salariés et de la spéculation, de la dignité des pauvres et de celle des riches. Il vaut la peine de s'arrêter pour les écouterVous trouverez dans ce livre :- une Préface d'Antoine Hérouard- une Introduction de Jean-Marie Salamito- un choix de textes des Pères de l'Église :
Collection : Les Pères dans la foi 67L'Evangile est venu en Gaule par la Méditerranée et le cours du Rhône. Lyon, dès le IIe siècle, possède un évêque, venu d'Asie Mineure, Pothin, qui meurt martyr en 177. L'évangélisation se poursuit aux IIIe et IVe siècles, les évêchés se multiplient. Au cours des Ve et VIe siècles, en pleine invasion barbare, un grand mouvement d'évangélisation part d'Arles et de l'Ile de Lérins.Deux évêques, tous deux venus de Lérins, occupent le siège d'Arles, ville métropole : Hilaire et Césaire. Leurs Vies, écrites par leurs contemporains dans le style panégyriste de l'Époque, nous permettent de mieux cerner la situation et la ferveur religieuses de la Provence chrétienne. Césaire d'Arles surtout apparaît comme une figure de proue très attachante de la Gaule et de l'Eglise. Nous possédons ici les archives de l'histoire religieuse de la France.Introduction par Jean-Clair GiraudGuide thématique par A.-G. Hamman