Rome et ses monstres. Tome 1, Naissance d'un concept philosophique et rhétorique
Cuny-Le Callet Blandine
MILLON
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EAN :9782841371785
Au premier siècle avant notre ère, l'effondrement de la République romaine au profit de l'Empire survient au terme d'une longue période de crises et de conflits: des troubles provoqués par les Gracques aux guerres civiles opposant successivement Marius et Sylla, César et Pompée, Octave et Marc-Antoine, de la "guerre sociale" à la révolte de Spartacus, de la conjuration de Catilina aux émeutes sanglantes provoquées par Clodius et Milon, Rome subit une succession de terribles traumatismes. Fait sans précédent, la société romaine est au prise avec le sentiment de connaître une dégradation morale non pas seulement individuelle, mais aussi collective, qui menace son existence même. La confrontation à une série quasi-ininterrompue de conflits, la remise en cause d'un système considéré par ceux qui le défendent comme le fondement de la civilisation, vont conduire les intellectuels à s'interroger sur la nature du mal et à tenter d'expliquer son surgissement. Comment une société peut-elle en arriver à ce degré de violence civile? Par quel mécanisme un homme peut-il devenir le meurtrier de ses propres concitoyens? Certains doivent-ils être tenus pour individuellement responsables de ces événements? Ou bien existe-t-il une responsabilité collective? Pour la première fois dans la pensée romaine, apparaît le projet d'expliquer la nature dans sa globalité, jusque dans ses manifestations les plus spectaculaires et les plus horrifiantes. Les philosophes Lucrèce et Cicéron vont s'appliquer à théoriser l'idée d'un au-delà de l'anormalité, d'un écart insupportable par rapport à la norme, signant ce qu'il est permis d'appeler "l'acte de naissance" de la notion de monstruosité. L'objet de cette étude est de rendre compte de l'événement conceptuel majeur que constitue l'élaboration - entre philosophie, rhétorique et religion - d'une définition du monstre dont les échos retentissent encore vivement dans la conscience contemporaine occidentale.
Nombre de pages
324
Date de parution
25/05/2005
Poids
532g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782841371785
Titre
ROME ET SES MONSTRES
Auteur
Cuny-Le Callet Blandine
Editeur
MILLON
Largeur
160
Poids
532
Date de parution
20050525
Nombre de pages
324,00 €
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Valentine Cuny-Le Callet a 19 ans lorsqu'elle entre en correspondance avec un condamné à mort américain, via l'ACAT, association de lutte contre la torture et la peine de mort. Pendant des mois, suivant les arbitraires de la poste américaine et des services carcéraux, elle échange des lettres manuscrites avec Renaldo McGirth, âgé de 28 ans, qui se bat depuis dix ans pour la révision de sa sentence, dans une prison de Floride. Il clame son innocence ; elle refuse de juger, mais prend conscience des violences du système judiciaire américain Avec un mélange d'audace et de générosité hors normes, elle initie et nourrit une amitié réelle avec Renaldo. Puisqu'elle est étudiante aux Arts déco, elle enverra des dessins et décrira sa jeunesse française. En retour, il racontera sa vision du monde dans 5m2. Le temps passant, la vie semble s'ouvrir pour Valentine, qui obtient d'aller étudier un an à l'université de Chicago. La vie semble se refermer pour Renaldo, dont la révision de sentence est sans cesse reportée ; l'Administration resserre son étau. Alors, elle décide de lui rendre visite. Pendant trois jours, à côté des épouses et autres visiteurs de prisonniers, elle se présente à l'entrée du quartier des condamnés à mort. Pour voir, essayer de comprendre, et tenter de témoigner. Le récit que tire Valentine Cuny-Le Callet de cette expérience captive par son humanité, sa franchise et sa maturité. A une époque où certains politiques regrettent l'abolition de la peine de mort, ces pages s'imposent par leur nécessité.
En 2016, Valentine Cuny-Le Callet entame une correspondance avec Renaldo McGirth, condamné à mort, incarcéré depuis plus de 10 ans en Floride. Au fil de leurs lettres, des images qu'ils s'échangent, des rares visites, naît le récit graphique de leurs vies parallèles. Le livre questionne avec une intense émotion la brutalité d'un système carcéral, et l'amitié qui surgit, depuis une cellule de 5m2.Notes Biographiques : Étudiante à l'ENSAD de Paris (en 2018).
Pour célébrer son 40e anniversaire, le Groupe Delcourt remet en lumière une sélection d'ouvrages qui ont marqué son histoire et ont été plébiscités par le public, la critique, et les jurys des prix les plus prestigieux. Au travail au crayon et en gravure sur bois, se mêlent des images singulières, colorées, qui parlent de la beauté du monde, qui ont vu le jour dans des conditions extrêmes.Témoignage bouleversant sur une amitié naissante, ce récit se penche sur la brutalité du système carcéral, et la ténacité avec laquelle les condamnés reconstruisent leur vie, depuis une cellule de cinq mètres carrés.
Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c'ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c'ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.