Rome et ses monstres. Tome 1, Naissance d'un concept philosophique et rhétorique
Cuny-Le Callet Blandine
MILLON
27,40 €
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EAN :9782841371785
Au premier siècle avant notre ère, l'effondrement de la République romaine au profit de l'Empire survient au terme d'une longue période de crises et de conflits: des troubles provoqués par les Gracques aux guerres civiles opposant successivement Marius et Sylla, César et Pompée, Octave et Marc-Antoine, de la "guerre sociale" à la révolte de Spartacus, de la conjuration de Catilina aux émeutes sanglantes provoquées par Clodius et Milon, Rome subit une succession de terribles traumatismes. Fait sans précédent, la société romaine est au prise avec le sentiment de connaître une dégradation morale non pas seulement individuelle, mais aussi collective, qui menace son existence même. La confrontation à une série quasi-ininterrompue de conflits, la remise en cause d'un système considéré par ceux qui le défendent comme le fondement de la civilisation, vont conduire les intellectuels à s'interroger sur la nature du mal et à tenter d'expliquer son surgissement. Comment une société peut-elle en arriver à ce degré de violence civile? Par quel mécanisme un homme peut-il devenir le meurtrier de ses propres concitoyens? Certains doivent-ils être tenus pour individuellement responsables de ces événements? Ou bien existe-t-il une responsabilité collective? Pour la première fois dans la pensée romaine, apparaît le projet d'expliquer la nature dans sa globalité, jusque dans ses manifestations les plus spectaculaires et les plus horrifiantes. Les philosophes Lucrèce et Cicéron vont s'appliquer à théoriser l'idée d'un au-delà de l'anormalité, d'un écart insupportable par rapport à la norme, signant ce qu'il est permis d'appeler "l'acte de naissance" de la notion de monstruosité. L'objet de cette étude est de rendre compte de l'événement conceptuel majeur que constitue l'élaboration - entre philosophie, rhétorique et religion - d'une définition du monstre dont les échos retentissent encore vivement dans la conscience contemporaine occidentale.
Nombre de pages
324
Date de parution
25/05/2005
Poids
532g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782841371785
Titre
ROME ET SES MONSTRES
Auteur
Cuny-Le Callet Blandine
Editeur
MILLON
Largeur
160
Poids
532
Date de parution
20050525
Nombre de pages
324,00 €
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Résumé : Valentine Cuny-Le Callet a 19 ans lorsqu'elle entre en correspondance avec un condamné à mort américain, via l'ACAT, association de lutte contre la torture et la peine de mort. Pendant des mois, suivant les arbitraires de la poste américaine et des services carcéraux, elle échange des lettres manuscrites avec Renaldo McGirth, âgé de 28 ans, qui se bat depuis dix ans pour la révision de sa sentence, dans une prison de Floride. Il clame son innocence ; elle refuse de juger, mais prend conscience des violences du système judiciaire américain Avec un mélange d'audace et de générosité hors normes, elle initie et nourrit une amitié réelle avec Renaldo. Puisqu'elle est étudiante aux Arts déco, elle enverra des dessins et décrira sa jeunesse française. En retour, il racontera sa vision du monde dans 5m2. Le temps passant, la vie semble s'ouvrir pour Valentine, qui obtient d'aller étudier un an à l'université de Chicago. La vie semble se refermer pour Renaldo, dont la révision de sentence est sans cesse reportée ; l'Administration resserre son étau. Alors, elle décide de lui rendre visite. Pendant trois jours, à côté des épouses et autres visiteurs de prisonniers, elle se présente à l'entrée du quartier des condamnés à mort. Pour voir, essayer de comprendre, et tenter de témoigner. Le récit que tire Valentine Cuny-Le Callet de cette expérience captive par son humanité, sa franchise et sa maturité. A une époque où certains politiques regrettent l'abolition de la peine de mort, ces pages s'imposent par leur nécessité.
En 2016, à 19 ans, Valentine Cuny-Le Callet entame une correspondance avec Renaldo McGirth, 28 ans, condamné à mort depuis dix ans en Floride. De leur improbable rencontre est né un récit graphique, mêlant leurs textes et leurs dessins. Au fil des pages se dresse le portrait d'une amitié, et celui d'une prison qui craint le pouvoir des images.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.