Lux perpetua, le dernier ouvrage de Franz Cumont publié à titre posthume en 1949, est une oeuvre magistrale qui explore les pratiques funéraires et les croyances sur l'au-delà de l'Antiquité romaine à l'époque impériale. Il offre une synthèse remarquable et une compréhension approfondie de la manière dont les Romains percevaient l'immortalité. Cet ouvrage est une référence incontournable qui, entre autres, a mis en lumière l'importance des cultes orientaux et leur impact sur la spiritualité dans la Rome ancienne. L'auteur montre comment, au fil des siècles, les Enfers sont passés des profondeurs de la Terre, où les plaçait la tradition littéraire grecque, au ciel, donnant naissance au thème de l'eschatologie céleste. L'ouvrage met en évidence ces deux tendances de la conception païenne de l'au-delà. La première, matérialiste, est représentée surtout par Virgileâ ; elle est tributaire de l'orphisme pythagoricien. La seconde, imprégnée de spiritualité mystique, remonte à Platon. La plupart des philosophes romains vont adhérer à cette théorie, ainsi que bon nombre d'auteurs chrétiens. Franz Cumont (1868-1947) a été l'un des plus éminents archéologues et philologues de son temps. Professeur à Gand entre 1899 et 1910 et conservateur du Musée royal de Bruxelles, il a dirigé d'importantes fouilles au Proche-Orient, en Syrie et Turquie. Il s'est principalement consacré à l'étude des religions dans le monde romain, en se concentrant sur les corrélations entre le culte mithraïque méditerranéen et le mazdéisme oriental.
Nombre de pages
524
Date de parution
10/07/2025
Poids
900g
Largeur
140mm
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EAN
9788869764769
Titre
Lux perpetua
Auteur
Cumont Franz
Editeur
MIMESIS
Largeur
140
Poids
900
Date de parution
20250710
Nombre de pages
524,00 €
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Une enquête philologique vivante, bien qu'érudite, à destination des passionnés d'égyptologie, d'astrologie, de sciences occultes, des historiens des idées et des moeurs, des amoureux de l'Antiquité. Avec la montée en puissance du rationalisme, l'étude de l'astrologie des anciens tombe en désuétude dès le XVIe siècle, faute de vérification avérée de ses présages. Explorant fin du XIXe siècle le terrain resté vierge des textes astrologiques de l'Antiquité, Franz Cumont nous révèle la lumière nouvelle dont ils éclairent les auteurs classiques et singulièrement, dans cet ouvrage, la civilisation gréco-égyptienne. La conscience nouvelle, née en cette fin du XIXe siècle, de l'influence de la conception des cieux étoilés sur la religion et les sciences nous fait appréhender sous un jour nouveau le destin des hommes de l'Antiquité, ici égyptienne. L'auteur replace ses propres recherches en regard des travaux contemporains de Wilhelm Gundel à partir des textes d'Hermes Trimegiste.
Le culte de Mithra, divinité solaire venue de Perse, et plus loin encore, des tréfonds du panthéon hindou, a marqué de ses mystères l'âme du peuple de Rome. Qu'ils soient légionnaires versant le sang d'un taureau en son nom aux quatre coins de l'empire, ou simples esclaves se parant de peaux de lions pour célébrer ses exploits, ses dévots y voyaient une alternative païenne au christianisme naissant. Cet ouvrage de Franz-Valérie-Marie Cumont, archéologue belge de renom, est le fruit de nombreuses années de fouilles en Syrie et en Turquie. Il propose une vision novatrice sur le mithraïsme et en dévoile tous les arcanes les plus obscurs. Il explique pourquoi le christianisme a survécu à la chute de l'Empire romain, alors que le culte de Mithra, tout aussi vivace dans les coeurs de la plèbe, a sombré dans l'oubli. Il expose la liturgie, les dogmes et la composition du clergé de ses adeptes. Enfin, il analyse l'influence des oeuvres d'art du mithraïsme sur notre patrimoine culturel européen. Les mystères de Mithra est l'ouvrage de référence sur cette religion qui, de par ses rites chtoniens complexes et sa symbolique initiatique, posa les fondations de l'ésotérisme occidental, des templiers aux premières loges maçonniques.
Résumé : Les Mystères de Mithra constituent une oeuvre magistrale sur les religions étrangères dans la Rome antique. Franz Cumont y rassemble le corpus entier des témoignages mithriaques, recueillis essentiellement lors de fouilles en Syrie. Il y soutient la thèse de la continuité entre les conceptions et rites diffusés par les mages mazdéens et le culte de Mithra dans l'Empire romain. Ce culte à mystères en sept degrés ou grades continue de fasciner. D'aucuns font le parallèle avec la démarche maçonnique.
Une science cognitive sûre d'elle-même annonce des artéfacts conscients pour un futur proche. Mais, en définissant des fonctions de la conscience reproductibles dans les systèmes d'Intelligence Artificielle, ne néglige-t-elle pas son aspect indéfinissable qu'est l'expérience vécue ? Pourrions-nous d'ailleurs être sûrs d'avoir cloné la conscience dans un robot, si la seule preuve directe en était de nous mettre "dans sa peau" pour vivre ce qu'il vit en première personne ? En pratique, notre argument est indirect et s'énonce à la deuxième personne : "moi, être humain, tends à "te" reconnaître comme conscient" . Faute d'être une hypothèse pleinement testable, l'idée de conscience artificielle révèle notre oubli que la conscience est origine de la connaissance (et de la re-connaissance) avant d'être propriété connaissable. Elle traduit le désir d'échapper à nous-mêmes en délégant notre être aux oeuvres de la technoscience.
La condition postcoloniale de l'Africain "pris" dans le rêve de l'"Autre", c'est-à-dire du Blanc, de l'Occidental, a été étudiée. Mais les fantasmes circulent également de l'Occident vers l'Afrique : l'Occidental contemporain vit tout autant dans un rêve africain que l'inverse. Il s'agit donc ici de prendre en compte un dispositif imaginaire qui enjambe les continents et qui est l'espace de circulation de fantasmes et d'investissements libidinaux de toutes sortes. Un espace d'interlocution dans lequel des énoncés, identifiables ou anonymes, errent sans avoir de point de destination déterminé. Ces énoncés mythiques accompagnent encore aujourd'hui les relations économiques et politiques entre l'Occident et l'Afrique, car ce sont des représentations et de projections réciproques qui se nourrissent de relations et de contacts très anciens.
Le concept de sublime demeure essentiel et étonnamment moderne. Le revisiter à travers ses moments fondateurs - du VIIIème siècle qui en débattait avec passion jusqu'au postmodernisme - s'avère fructueux pour renouveler notre regard sur l'art moderne et contemporain. Car le sublime éveille autant qu'il renouvelle la pensée sur l'art, sinon la pensée tout court. Réfléchir sur le sublime revient à saisir une actualité toujours renaissante, et il est intéressant de voir s'élargir et se préciser la portée de cette notion au fil des quinze études présentées dans ce volume. Il sera question du sublime dans les domaines les plus divers, des arts à l'espace urbain, de l'esthétique au politique et au cinéma.
Les Gedanken de 1746 (1749) représentent le premier moment synthétique de la spéculation kantienne. La célèbre querelle des forces vives, occasionnée par Leibniz en 1686 à l'encontre de la philosophie cartésienne autour du thème de la conservation de la quantité de mouvement, y est abordée. Dans le texte, trois instances problématiques d'origine aristotélicienne sont abordées, à savoir : I. celle de l'évaluation de la "mesure" de la force, formulée dans la Mécanique d'Aristote (rhopé), et reprise par Galilée et Descartes (momentum)? ; II. celle de la "nature" de la force, élaborée par Leibniz sur le fondement de la doctrine aristotélicienne de la puissance et de l'acte (entelèchia, vis activa)? ; et III. celle de la logique relative au "modus cognoscendi", dont le contexte problématique avait conduit Leibniz à l'élaboration du principe de raison suffisante. Stefano Veneroni, docteur en Philosophie de l'Université Paris Sorbonne, est enseignant-chercheur en Epistémologie et Histoire des Sciences et des Techniques auprès de l'Université de Technologie de Compiègne, et d'Epistémologie auprès de l'Institut catholique de Paris.