La poésie religieuse et ses lecteurs aux XVIe et XVIIe siècles
CULLIERE/MANTERO
EUD
20,00 €
Epuisé
EAN :9782915552140
Tout au long des XVIe et XVIIe siècles, la poésie religieuse, française mais aussi néo-latine ou espagnole, a connu une extraordinaire vitalité. Longtemps occulté, ce phénomène pose une série de questions essentielles, notamment en ce qui concerne sa réception. Pour quelles raisons ces titres, souvent imprimés à petits moyens? Quel rôle a pu jouer le mécénat dans les orientations des poètes? La paraphrase en vers des Psaumes ou la méditation pénitentielle furent-elles des genres à la mode? Mais aussi, quel type de sociabilité induit cette activitépoétique? Enfin, à quelle lecture sont destinés ces livres de piété, qui unissent le charme poétique à l'émotion du c'ur converti? C'est à ces différentes interrogations que tentent de répondre lescontributions ici réunies, au croisement de la poétique, de l'histoire du livre et de celle des mentalités.
Nombre de pages
244
Date de parution
10/03/2005
Poids
408g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782915552140
Titre
La poésie religieuse et ses lecteurs aux XVIe et XVIIe siècles
Auteur
CULLIERE/MANTERO
Editeur
EUD
Largeur
150
Poids
408
Date de parution
20050310
Nombre de pages
244,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce livre est une étude comparative, essentiellement lexicologique, de trois épîtres du Nouveau Testament : I Corinthiens, Jacques et Romains. La première partie rouvre le débat autour de Jacques, considéré, surtout depuis la Réforme luthérienne, comme peu conforme, sous certains aspects, à la doctrine paulinienne. L'examen des sources et de l'intertextualité permet sur ce point d'avancer de nouvelles hypothèses. La deuxième partie, qui met en parallèle Jacques et ICorinthiens, montre que le premier texte suppose une connaissance du second. Dans la troisième partie en revanche, où l'on confronte Jacques et Romains, il semblerait que ce soit l'apôtre Paul qui, pour un écrit jugé majeur, ait effectué des emprunts et subi des influences. Cette passionnante dynamique textuelle, fondée sur des interférences et similitudes, se comprend mieux si l'on tient compte des pratiques d'écriture du temps, et en particulier de la technique de la paraphrasis, propre à la rhétorique antique.
Ce volume collectif propose une étude comparative sur les traces de la judéité dans la littérature contemporaine. La question initiale est d'explorer en quoi le récit littéraire peut continuer à transmettre une mémoire juive et de quelle mémoire il s'agit. En effet, il interroge la place d'une mémoire juive qui tout en étant historique et collective s'exprime dans les différentes écritures comme étant ancestrale et transmise de multiples façons, notamment à travers l'intertextualité et les livres. Bien qu'il s'agisse de proposer des lectures de textes littéraires, les approches sont donc interdisciplinaires : on y trouve autant de la sociologie littéraire que de l'histoire littéraire, de la traduction ou encore de la philosophie politique...
Les oiseaux chanteurs ont toujours été source de questionnements, car ils ont des compétences vocales considérées comme spécifiques aux humains. Les ornithologues les étudient, et plus récemment, les éthologistes ont démontré que les oiseaux sont les seuls animaux à présenter des analogies neurobiologiques avec l?apprentissage du langage chez les humains. De leur côté, les chercheurs en sciences humaines et sociales étudient aussi le chant des oiseaux à partir des objets archéologiques, des arts, des manuscrits enluminés, des archives, des textes, des traités, des instruments et de la musique dans les sociétés anciennes. L'originalité de ce livre est de réunir les spécialistes de ces deux grands champs disciplinaires et de comparer les perceptions, les pratiques sociales et culturelles, les savoirs du passé et les découvertes actuelles sur le chant des oiseaux.
Le regain actuel d'intérêt pour les animaux résulte de profonds changements socioculturels, de préoccupations environnementales et des progrès considérables de la recherche scientifique - qui donne désormais accès, au moins partiellement, à la subjectivité et aux cultures animales. Dans le domaine littéraire, cet intérêt se manifeste également : en France, émergent "les études animales", et même une "zoopoétique" sous l'impulsion d'Anne Simon. Dans cette nouvelle perspective, le temps est venu de s'intéresser à des sujets (la campagne, la pêche, la chasse...) considérés en France comme désuets voire réactionnaires, et souvent cantonnés aux genres rustique ou animalier. Or, que ce soit dans des oeuvres du début du XXe siècle ou dans des oeuvres postérieures et même contemporaines, le monde rural - de plus en plus bouleversé socialement et économiquement - favorise les "communautés hybrides" (Lestel) et ouvre à des "mondes animaux" (Uexkull), ce qui permet de poser d'autant mieux la question cruciale des liens entre hommes, bêtes et écriture.
Cet ouvrage propose une analyse d?un pan de la littérature trop souvent oublié ou méconnu : le roman de l?employé de bureau. A travers l?étude d?un large corpus couvrant deux siècles de littérature, l?auteur retrace l?évolution d?un mode de narration. Le sujet est étonnant mais il s?impose : objet littéraire qui monte dans le roman du XIXe siècle, l?employé de bureau (en qui l?on peut voir des avatars de l?écrivain) est le prisme d?une vision sociale, morale, voire philosophique. A partir de ce presque rien, de cette présence discrète, désolée et désolante, tout un monde se lève et se révèle.
On connaît Frédéric Dard romancier, on connaît moins Frédéric Dard auteur dramatique, scénariste ou dialoguiste. L?auteur a pourtant écrit de nombreux textes pour le théâtre. Certaines pièces sont parues en livres ou dans des revues (L?homme traqué, La dame de Chicago, Baby-meurtre, etc.), mais la plupart d?entre elles ont été jouées sans que le texte ne fasse l?objet d?une publication. C?est le cas de la pièce Les salauds vont en enfer. Montée au théâtre du Grand- Guignol à Paris en 1954 et mise en scène par Robert Hossein, cette pièce en 2 actes et 7 tableaux a connu un destin particulier car elle a fait l?objet de trois transpositions particulièrement intéressantes. Dès 1955, en effet, l?adaptation cinématographique de la pièce est confiée à Robert Hossein. Il s?agit là de son premier film en tant que réalisateur. Parallèlement, et sur les conseils de son éditeur, Frédéric Dard écrit l?adaptation romanesque de la pièce. Le roman sort en 1955 sous le même titre. En 1971 Abder Isker propose enfin une dernière adaptation des Salauds vont en enfer, cette fois pour la télévision. La présente édition offre au lecteur un texte inédit, annoté et accompagné d?un dossier critique. Ce dernier présente l?oeuvre dans son contexte et étudie ses différentes variantes dans le cadre de sa transmédialité.