Le nouveau droit constitutionnel. Un démo-despotisme
Cubertafond Bernard
L'HARMATTAN
26,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782296066434
Le droit constitutionnel classique s'essouffle. Un nouveau droit constitutionnel apparaît prenant en compte les nouvelles figures du pouvoir gouvernemental: le juge devenant plus créateur de normes que simple "bouche de la loi"; l'archi évoquée mais difficilement discernable "société civile"; les leaders d'opinion promus par sondages et coups médiatiques discréditant les élus; les experts et les sages considérés comme plus aptes à discerner les bonnes lois et l'intérêt général que les citoyens et les représentants; la loi européenne et internationale primant sur la loi nationale. Un nouveau droit constitutionnel s'impose, post moderne puisque métissant ses sources, combinant paradoxalement des contraires, brouillant les repères classiques et mettant en cause les valeurs et croyances traditionnelles. Ce droit mutant admet que l'Europe, le libéralisme financier et la mondialisation mettent en cause la Nation, la Souveraineté et l'Etat. Et il insiste sur de nouvelles pratiques démocratiques ou pseudo démocratiques comme le démo-despotisme.
Nombre de pages
263
Date de parution
05/11/2008
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296066434
Titre
Le nouveau droit constitutionnel. Un démo-despotisme
Auteur
Cubertafond Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20081105
Nombre de pages
263,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Qui crée le droit, comment, et pour quoi faire ? On doit, pour répondre à cette question, qui n'est qu'apparemment simple, sortir de la théorie d'un législateur tout-puissant et inconditionné pour observer que le droit est le produit complexe d'une culture, le résultant de rapports de forces, l'enjeu de luttes d'intérêts, un fondement à investir et influencer. Cette vue globale, transversale et réaliste, de la création du droit oblige donc à ne pas se limiter au seul droit institutionnel et procédural et à confronter droit constitutionnel, droit administratif, histoire du droit, sociologie juridique, histoire des idées politiques et réalités administratives.
L'avènement de Mohamed VI va-t-il consacrer un changement de fond ? Peut-il y avoir une rupture radicale qui transformerait une monarchie prépondérante en monarchie symbolique et une démocratie parlementaire d'appoint en démocratie gouvernante ? De plus, les islamistes pourraient-ils se soumettre au roi-commandeur des croyants ? Pour éclairer ces questions, cet ouvrage présente les fondements modernistes du système (allégeances, makhzen, légitimités) et les greffes constitutionnelles (constitution royale, jeux partisans, suffrages populaires). Une grille de lecture applicable aux événements politiques contemporains.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...