Cet ouvrage propose une réflexion critique à la fois sur la géographie et sur la région caribéenne comme elle a trop souvent été enseignée et décrite. Pour ce faire, cet espace est appréhendé à la fois dans sa globalité et dans le détail, au travers de nombreuses études de terrain menées par l'auteur durant les dix dernières années (Suriname, Haïti, Cuba, etc.). Le géographe Romain Cruse rejette ici d'emblée le mythe de la neutralité en sciences humaines, qui amène trop de chercheurs à décrire le monde qu'ils étudient du point de vue des classes moyennes occidentales. Fort des années passées dans les quartiers pauvres et les villages de pêcheurs de Trinidad, de la Dominique, ou encore de la Jamaïque, il choisit volontairement d'adopter le regard des classes populaires caribéennes - regard agrémenté d'un travail de recherche minutieux dans les bibliothèques universitaires de la région. La Caraïbe ainsi décrite n'est donc ni un Éden touristique, ni un modèle de libre échange, ni une région de forte croissance économique. On découvre plutôt des sociétés profondément divisées selon des clivages ethniques et sociaux hérités, des bidonvilles abandonnés derrière des décors de cartes postales, la manipulation des masses par les élites locales et les investisseurs étrangers et un regard différent sur la condition caribéenne contemporaine. Une condition contemporaine qui se nourrit d'un environnement particulier, d'une histoire singulière et de traits démographiques propres comme la créolisation et le pluralisme.
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Nombre de pages
591
Date de parution
01/06/2014
Poids
646g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782897122027
Titre
Une géographie populaire de la Caraïbe
Auteur
Cruse Romain
Editeur
MEMOIRE ENCRIER
Largeur
154
Poids
646
Date de parution
20140601
Nombre de pages
591,00 €
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La Caraïbe ressemble à s'y méprendre à un visage maquillé. Une couche superficielle d'exotisme fait ressortir ses traits les plus attrayants, à l'image des photographies de ces brochures touristiques sur lesquelles on force le bleu de la mer et le blanc du sable, tout en cadrant au plus serré sur les hôtels, les plages et les parties entretenues des centres-villes. Derrière cette parure cependant, se dévoile, à qui prend la peine d'observer, un visage profondément marqué par les inégalités, des carrières à ciel ouvert des Cockpit Mountains (Jamaïque) jusqu'aux bidonvilles des marécages de Beetham à Port-of-Spain (Trinidad). Romain Cruse est de ceux qui ont pris la peine d'observer. Il s'intéresse au processus de mise en dépendance - ou périphérisation - du bassin caribéen du XVIe siècle à nos jours. Il prend en compte ce processus à la fois dans sa dynamique physique (le méditerranéanisme), sa dynamique économico-historique (le colonialisme) et sa dynamique géopolitique contemporaine (domination économique). Le principal intérêt de cet ouvrage est de ne pas présenter l'histoire de la Caraïbe comme celle d'un colonialisme dont n'arriveraient pas à se défaire les territoires. Si le poids du passé est important, ces espaces principalement insulaires ont tout de même connu de deux siècles (Haïti) à un demi-siècle (Jamaïque, Dominique, etc.) d'"indépendance" officielle. Le contexte géopolitique actuel, soit le glissement de la domination européenne vers celle américaine, ne saurait non plus être ignoré.
Une nouvelle fenêtre s'ouvre sur les grands mouvements populaires des années 1960 et 1970 dans la Caraïbe. Que se passe-t-il durant ces révoltes à San Juan, à Kingston et à Pointe-à-Pitre ? Que reproche-t-on à ces Dreads abattus par la police à la Dominique ? Comment expliquer ces coups d'Etat fantasques à la Grenade et au Suriname ? Quelles résonances entre ces événements isolés, la longue marche pour l'émancipation caribéenne et les trépidations du monde occidental : Mai 68 en France, Révolution tranquille au Québec, lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis... mais aussi éviction de De Gaulle et assassinat de Kennedy ? Cet ouvrage revisite bien des idées reçues sur la Caraïbe, sur les liens entre socialisme et capitalisme, sur la finance, et sur quelques concepts creux de cette époque qui nous hantent toujours tels le développement, la crise économique, les théories du complot. Romain Cruse raconte une histoire populaire de la révolution caribéenne, en donnant à l'Histoire la force du vécu et du vivant. "Le Mai 68 des Caraïbes" est un petit manuel de la résistance.
Résumé : À quelle cause lier la massive émigration haïtienne ? Faut-il la circonscrire à des facteurs économiques (l?on est pauvre, donc on part vivre ailleurs) ? Ou faut-il en chercher aussi les racines dans une histoire marquée, depuis l?indépendance, par le chaos politique, la spoliation des grandes puissances, le quasi-racket, la violence, et un abysse entre l?État et le peuple ? Très certainement faut-il toujours croiser ces deux perspectives pour comprendre les motifs qui ont poussé et poussent des milliers d?hommes et de femmes à s?expatrier, avec les risques que cela comporte, avec les conditions de vie souvent dramatiques qui les attendent à l?étranger. Ce que propose Romain Cruse au cours de cet essai qui va au-delà des discours lisses en soulevant les questions de la représentation de son pays par le migrant haïtien, de la condition, souvent intolérable, des membres de la " nasyon mawon ", des responsabilités des politiques nationaux et étrangers, trop souvent hypocrites et manipulateurs, pour expliquer l?importance d?une diaspora qui parvient, tout de même et à distance, à maintenir Haïti et ceux restés au pays à fleur d?eau. Au cours de cette étude choc sur l?émigration haïtienne, sur ses sources et sur l?existence réservée aux migrants, Romain Cruse souligne avec force le sort réservé à des Haïtiens toujours soumis aux conflits, aux enjeux géopolitiques, à une mainmise à peine voilée de la part des grandes puissances, mais encore aux paradoxes de pays d?accueil qui acceptent de les recevoir en raison de la main-d??uvre peu onéreuse qu?ils constituent, tout en les stigmatisant et en les désignant comme parfait boucs émissaires. Une analyse nécessairement dérangeante, qui renverse toutes les illusions de l?Occident européen et américain et qui a valeur de plaidoyer !
Mackesy Charlie ; Beccaria Laurent ; Cruse Seymour
une maison, ça peut être n'importe où, n'est-ce pas ?"Avec des amis, j'ai fait un film sur un enfant, une taupe, un renard et un cheval, leur voyage ensemble et la quête de l'enfant pour trouver sa maison. Ceci est le livre du film que nous avons réalisé. j'espère qu'il vous donnera du courage et vous fera sentir à quel point vous êtes aimé." Un traité de liberté. " Olivia de Lamberterie - Télématin" Il y a du Saint-Exupéry qui bat sous les lignes. Un bonheur de lecture. " Le Figaro" Un livre d'une justesse et d'une sensibilité inouïes qui parle avec intelligence et subtilité autant au coeur qu'à l'esprit. " Psychologies Magazine
Résumé : Henrique, professeur de Lettres, est abattu par un policier. Pedro, le fils, revient par flashbacks sur le parcours de son père. Face au racisme ordinaire que subissent les noirs au Brésil, Pedro cherche l'envers de la peau : les objets de mémoire, la force des esprits, la tendresse et l'humanité qui maintiennent en vie.
Gorgé de désir et de sensualité, Je ne te trouverai pas deux fois dans ce même corps dit l'intimité des corps qui s'abandonnent à la jouissance dans un Port-au-Prince paralysé par la révolte populaire et la violence des gangs. li - jeune femme indépendante, galeriste, mère, amante - tente de ne pas sombrer dans le chaos. Elle prend soin de ses jumeaux et de sa galerie d'art, s'engage dans les vents et marées de la guerre, de la vie, de l'amour.
Le 25 octobre 2023, face au massacre sans frein à Gaza, Omar El Akkad publie un tweet : "Un jour, quand ce sera sans danger, quand il n'y aura plus de conséquences personnelles à appeler une chose par son nom, quand il sera trop tard pour tenir qui que ce soit responsable, tout le monde aura toujours été contre ça." Ce tweet a été vu plus de dix millions de fois. Omar El Akkad écrit une lettre de rupture déchirante à l'Occident. Miroir tendu à l'hypocrisie collective face au génocide à Gaza. Il dit la promesse trahie de l'humanité, et sa propre complicité. Un jour, tout le monde aura toujours été contre ça est le livre de notre époque.
Chemins d'écriture et de vie se répondent dans cet ouvrage atypique où se croisent expériences, enfances, maternités, lectures et résistances. Témoignages d'une mère à ses filles : exil, exclusion, amour, peur... pour dire la géographie contrastée du monde. Appel à l'exigence de la vérité, de la mémoire afin de tracer les contours de demain. Nous sommes face à nos solitudes et cherchons ensemble les clefs.