Juillet 1917. Julien Soubrié revient en permission dans son village natal, Villeneuve d'Aveyron. Sur les quais de la gare l'attend sa future fiancée, Amélie, une jeune modiste élégante. Les projets d'avenir sont tout tracés : une fois que la guerre sera terminée. Julien retournera travailler comme comptable à Villefranche-de-Rouergue, la sous-préfecture, et Amélie pourra y installer une boutique de chapeau. Mais les tranchées de Verdun, les combats dans les Balkans puis sur la Mer blanche l'ont profondément marqué et comme nombre de poilus, il a pris l'habitude de s'oublier dans l'alcool. Revenu à Villefranche, il fréquente les cafés et les bordels : le jour du 11 Novembre 1919, Julien, trop entreprenant auprès d'une serveuse, est pris dans une bagarre et meurt. Amélie se retrouve seule. Aidée par son apprentie Guiliana, elle finit par retrouver l'énergie d'ouvrir une nouvelle boutique à Villefranche. De bons conseils lui sont donnés par Octave Fournier, un jeune pharmacien qui, sur la fin de la guerre, lui a fait une cour discrète. C'est un homme élégant et cultivé, et Amélie se laisse progressivement séduire. Octave fréquente la bourgeoisie locale, notamment les Delacourt, qui se sont enrichis dans l'industrie de l'armement. Leur fille Margaux, veuve de guerre, dirige la Parisienne, une boutique de mode. Femme autoritaire, elle lui met un jour le marché en main : se marier avec elle le mettra à la tête d'une fortune conséquente. Octave refuse tout net. Car ses pensées le portent vers Amélie et il réussit enfin à lui déclarer son amour. Mais ses parents refusent tout net cette « mésalliance ». De son côté, Amélie se désespère de pouvoir un jour conquérir une clientèle bourgeoise. Pourtant, sa situation va finir par s'arranger, en dépit des mauvais coups bas fomentés par Margaux Delacourt. Entrée par hasard dans sa boutique, la nouvelle sous-préfète lui passe commande d'un chapeau et c'est le début de la reconnaissance. Les parents d'Octave donnent enfin leur accord à ce mariage, qui a lieu au printemps 1922. Au retour, une mauvaise surprise les attend. Amélie, qui convoitait un nouveau local à proximité de la Parisienne, s'est fait souffler l'affaire par Margaux. C'est alors que la femme de l'ambassadeur de France à Londres, qui séjourne chez des amis dans un château des environs, lui passe commande. Elle est tellement satisfaite de l'originalité de la création qu'elle le montre à sa modiste attitrée : la célèbre maison Catherine Reboux, où l'on ne parle plus que du « chapeau d'Amélie ». Au point qu'Amélie reçoit bientôt la visite de la directrice de la maison, qui propose de l'engager comme « première ». Octave, qui soutient Amélie dans ses ambitions, la pousse à accepter. Lui pourra trouver du travail à Paris comme pharmacien. Et qui sait si un jour elle ne pourra pas ouvrir sa propre maison dans un des plus beaux quartiers de Paris ? Entre 1917 et 1922, Le Chapeau d'Amélie suit les destins de plusieurs jeunes gens, tous marqués par la Grande Guerre et ses conséquences. Rivalités amoureuses, professionnelles, confrontation entre milieux différents, font de ce nouveau roman de Daniel Crozes une exploration minutieuse des moeurs de l'époque. Au centre du roman, Amélie, jeune femme passionnée, plaira aux lecteurs, par sa capacité à rebondir après chaque épreuve. Journaliste, historien et romancier né en 1958, Daniel Crozes vit et écrit en Aveyron, dans un village au coeur du monde rural de la France du Sud. Lauréat du concours des jeunes historiens de France (1975) puis docteur en histoire (1985), il a été journaliste à la Dépêche du Midi. Depuis 1990, il se consacre totalement à l'écriture. À ce jour, il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages et de romans de société qui lui ont attiré un public large et fidèle : Le Pain Blanc (1994, Prix Mémoire d'Oc, plus de 150 000 exemplaires vendus), Le Café de Camille (1995), La Gantière (1997), La Fille de la Ramière (1998), Julie (1999), La Montagne sacrée (2000), Le Bal des gueules noires (2001), Ces Gens du beau Monde (2002), Monsieur le Gouverneur (2003), L'Alouette (2004), Mlle Laguiole (2005) et La Kermesse des célibataires (2006). Tous ses romans sont publiés au Livre de poche ou chez Pocket, France Loisirs et au Grand Livre du Mois. 1917. Jeune modiste, Amélie attend la fin de la guerre pour se marier avec Julien, comptable. Mais ce dernier revient moralement très marqué par la guerre et sa vie dissolue le mène à la mort. Amélie trouvera un soutien auprès d'Octave, jeune pharmacien, qui va l'aider à accèder à la réussite professionnelle... et lui donnera l'amour qu'elle mérite.
Résumé : On l'appelle le "Géant". A l'âge de 20 ans, Ulysse Bouissou mesure 2,20 mètres, pèse près de 170 kilos et chausse du 62. Dans son village aveyronnais de Belmont-sur-Rance, il impressionne les enfants et les curieux poussent souvent la porte de la cordonnerie où il travaille pour l'admirer... En 1903, lorsqu'il passe le conseil de révision, il crée l'événement. Un photographe présent pour l'occasion réalise des clichés de lui qui font très vite sa célébrité. Des journalistes viennent rencontrer le "Géant", et leurs articles vont susciter l'intérêt d'imprésarios parisiens qui présentent dans les foires ce qu'on appelle alors des "curiosités humaines". Engagé par l'un d'entre eux pour former un duo de musiciens avec un Lilliputien, Ulysse va découvrir l'Europe, de fêtes foraines en cabarets, puis sera même engagé par le fameux cirque Barnum pour une tournée américaine. Ce nouveau roman de Daniel Crozes est librement inspiré de la vie d'Henri Cot (1883-1912), connu sous le nom de Géant Cot. Il nous entraîne à la découverte de ce monde si particulier des foires et des cirques au début du XXe siècle.
En décembre 1961, quelques jours avant Noël, les mineurs de Decazeville lancent une grève totale pour s'opposer au projet de fermeture des puits. Après deux mois d'actions sociales rien n'infléchit la fermeté du gouvernement français. Des centaines de familles sont alors déplacées dans les mines du Tarn, des Cévennes et de l'Isère. Sylvain et sa compagne Tania, d'origine russe, font partie de ces mineurs. Sylvain doit partir pour le Gard et Tania le suit, se séparant pour la première fois de sa soeur jumelle, Zina. Mais bientôt Tania se rend compte qu'elle ne peut vivre éloigner de sa soeur et se sépare de Sylvain. Il retourne alors dans sa petite ferme de l'Aveyron pour recommencer sa vie, loin des mines.
Journaliste, historien et romancier, Daniel Crozes, 44 ans, vit et écrit en Aveyron, dans un village, au coeur du monde rural de la France du Sud qu'il explore dans ses livres depuis une quinzaine d'années. Il a publié plusieurs romans de société qui lui ont attaché un public fidèle: Le Pain blanc (1994, prix Mémoire d'oc, plus de 150 000 exemplaires vendus), Le Café de Camille (1995), La Gantière (1997), La Fille de la Rarnière (1998), Julie (1999), La Montagne sacrée (2000). Son dernier roman Le Bal des gueules noires, est paru aux Éditions du Rouergue, en octobre 2001. Il est également l'auteur du célèbre livre sur le couteau de Laguiole, réimprimé une dizaine de fois, de l'album Ces objets qui nous habitent (1999) et du « Guide de l'Aveyron » (réactualisé en 2000). --Ce texte fait référence à l'édition Broché.
Résumé : A 21 ans, en 1968, après la mort accidentelle de son père, Pascale choisit de reprendre l'exploitation agricole de ses parents, aux confins de l'Aveyron et du Tarn. Un pari que tout le monde, autour d'elle, juge insensé. Femme, jeune et seule, Pascale va néanmoins s'imposer, donner un nouveau souffle à la ferme de La Ramière, dans ce pays du Ségala touché de plein fouet par les mutations économiques. Nicolas, le jeune professeur parisien qui s'est épris d'elle au point de venir partager sa vie, ne parviendra pas à s'adapter. Il s'en ira, lui laissant, sans le savoir, un fils. Ce n'est pas le dernier défi que devra relever Pascale. Pourtant, trente ans plus tard, elle pourra se retourner fièrement sur le chemin parcouru... Comme dans son précédent roman La Gantière, c'est un destin de femme, libre et volontaire, que nous conte Daniel Crozes. Un destin marqué par le refus de la résignation et de l'échec. Par l'amour, aussi, que Pascale retrouvera alors qu'elle ne l'attendait plus.
Nordin Magnus ; Clauss Lucile ; Stadler Maximilien
Nina vient à nouveau de déménager. Son père lui a promis que c'était la dernière fois. Heureusement, tout a l'air tranquille dans cette banlieue de Stockholm. Elle en oublierait presque les rumeurs que même ses meilleures copines ont déversées sur elle, dans son précédent lycée. Jusqu'à cette grande fête donnée par une fille de la classe, dans le quartier le plus luxueux de la ville...
Lou a une bande de pote. Avec eux, elle grandit, sort doucement de l'enfance, va au lycée, fait la fête, fait des conneries, prépare son bac, se dispute et se marre. La vie quoi. Quand avec ses amis, elle découvre dans une grotte à côté de chez eux, trois migrants, une jeune fille et ses oncles, leur quotidien à tous prend un tournant inattendu. Pour eux, c'est inconcevable de ne pas les aider. Pour Lou, encore plus. Mais comment faire ? Et comment expliquer sa fascination pour Farah, son histoire terrible, ses yeux vairons, son sourire et sa force ? Avec toute la justesse qui caractérise son écriture, Myren Duval peint l'adolescence aux prises avec l'un des plus grands drames contemporains. Jamais larmoyant, à la fois drôle et touchant, un roman nécessaire !
Ils sont dix. Sept adolescents et trois adultes, sélectionnés pour participer à un escape game littéraire et passer à la télévision en prime time. Direction : un manoir sur une île coupée du reste du monde. Un endroit si isolé que personne ne vous entendra crier, gémir ou appeler à l'aide. Et quand la mort décide de frapper les candidats un par un, une seule question : qui est le coupable ? un seul but : survivre ! Après «Les autodafeurs» (prix Libr'à nous) et «Génération K »(élu meilleur roman ado par la rédaction de Lire), Marine Carteron adapte librement les «Dix petits nègres» d'Agatha Christie. Sanglant et haletant !Notes Biographiques : Marine Carteron est née en 1972. Elle a suivi des études d'histoire de l'Art et d'archéologie. Actuellement domiciliée en Rhône-Alpes, elle enseigne tout en profitant de sa petite famille et en noircissant du papier pour les Éditions du Rouergue.
Extrait Darwin et Ophélie Mon nom, c'est Darwin, je vis dans un quartier de la ville en chantier permanent : chaque jour ici on démolit, et en même temps, on reconstruit. Seulement, c'est pas ceux qu'on chasse des taudis qui vivront ici, ça non : le quartier est devenu super cher, à ce que dit ma mère, et ma mère, elle s'y connaît en vie chère. Ça expulse à tour de bras, et ça c'est un spectacle bien triste à voir : des familles entières à la rue, parce que les parents - des mères seules avec leurs mômes souvent - ne peuvent plus payer le loyer, qui grimpe en flèche... même quand on a un travail, c'est plus possible de suivre. Ma mère encore, elle s'en sort, elle a un bon job, et puis notre proprio n'est pas un requin, c'est rare, mais ça existe. Juste en face de chez nous, il y a un grand mur en parpaings gris - un garage abandonné -, toutes nos fenêtres donnent dessus, c'est tout ce qu'on voit, ça lui flanque le cafard ce grand mur gris à ma mère : - Ils pourraient pas le foutre en l'air, au lieu de fracasser l'immeuble d'à côté à coups de bulldozer et de chasser ces pauvres gens ? Moi je m'y suis fait, je suis né ici, je l'ai toujours connu ce mur moche, alors... Ma mère s'appelle Ophélie. Elle est chauffeur de taxi, elle travaille de nuit, le jour je ne dois faire aucun bruit ; elle rentre à l'aube et dort la journée, comme les chauves-souris. Elle est née dans un pays d'Afrique où j'ai jamais mis les pieds : la Somalie. Un pays où j'ai pas trop envie d'aller : il y a la guerre tout le temps, les gens meurent de faim par milliers... Un ami d'Ophélie, qui bosse pour une ONG et va souvent là-bas, Jean-Bernard (on l'appelle Jibé), m'a dit qu'en Somalie, il y a les plus belles femmes du monde. -... Et je m'y connais, en femmes ! Regarde ta mère : elle ressemble bien plus à une princesse des Mille et Une Nuits qu'à un chauffeur de taxi - la Reine de la Nuit. Et ils se marrent, tous les deux. J'aime bien quand elle rit, Ophélie, j'aime quand elle chante aussi, une langue que je ne comprends pas, mais qui me remue le coeur, des paroles douces et chaudes comme le vent qui racle les montagnes bleues de Somalie, loin d'ici. Ma mère, Jibé l'a connue une nuit à l'aéroport -il revenait d'Afrique, où il passe la moitié de sa vie à essayer d'aider les gens à ne pas mourir de faim, de soif, de maladies... mais ça ne marche pas vraiment. Les guérillas compliquent tout, à ce qu'il dit, comme si la sécheresse et le désert qui s'étend ne suffisaient pas... et les corps des enfants finissent dévorés par les mouches.
A l'approche de la trentaine, Claudia est en passe de se faire un nom, ou plutôt un prénom, sur la scène gastronomique londonienne. Son restaurant, l'Alley, reçoit les honneurs de la presse et elle a décidé de participer au prochain concours du " Chef pro de l'année". Tout cela, alors qu'elle tente de se débarrasser de l'ombre de son célèbre père cuisinier. Après Breakwater, Katriona Chapman donne de nouveau vie à une galerie de personnages bien campés, dont la chef Claudia, sa meilleure amie et associée Lisa, et Ben, un jeune barman, et restitue b merveille l'atmosphère trépidante et sous tension d'un restaurant Livre choral, Arrière-cuisine offre une tranche de vie sensible et touchante.
La rencontre insolite et puissante entre une jeune Normande et un Amérindien, venu sur les traces de son grand-père code talkers pendant la Seconde Guerre mondiale A trente ans passés, Léa a tout quitté pour ouvrir un café au coeur des marais du Cotentin, le vert paradis de son enfance. Et commencer une nouvelle vie. Aux Etats-Unis, Chayton découvre à la faveur d'un héritage le passé militaire de son aïeul. Joseph Kahwosah faisait partie des code talkers , ces GI amérindiens qui transmettaient à leur état-major des informations en langage codé lors de la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi Joseph a-t-il tu ces années ? Pressentant une énigme, Chayton se rend en France pour enquêter. C'est sous les grondements de l'orage que le jeune Comanche arrive un jour devant le café de Léa. Une rencontre qui va tout changer... " Ce roman, qui dénonce l'universalité du racisme et se penche sur la place des Indiens dans la société américaine, est aussi celui d'une quête d'amour et d'identité. " Ouest France " Une saga romanesque idéale pour l'été. " Librairie La Plume d'or (Loudéac)
Bourdin Françoise ; Martin-Lugand Agnès ; Le Teurn
Auteur incontournable de la littérature populaire en France, Françoise Bourdin a conquis des millions de lectrices et de lecteurs avec ses histoires qui nous ressemblent. Ce recueil rassemble huit textes qui n'avaient jamais été réunis à ce jour, des récits courts, intenses, profondément humains, où l'on retrouve tout ce qui faisait la force de son oeuvre : des personnages vrais, et cette capacité rare à toucher au coeur. Retrouvez également une nouvelle d'Agnès Martin-Lugand et une nouvelle inédite de sa fille cadette, Frédérique Le Teurnier. Préface d'Agnès Martin-Lugand
Eléonore aime les corbeaux et les corneilles. Une particularité qui fait d'elle un mystère pour les autres écoliers... D'autant qu'elle se promène avec Coronis, une corneille apprivoisée. Et comme en plus, Eleonore connaît toutes les légendes rattachées à ses animaux fétiches, il n'en faut pas plus pour qu'elle dégage un petit parfum et de peur et de séduction. Un parfum qui, des années plus tard, pourrait bien lui coûter cher dans le contexte explosif de la Seconde Guerre mondiale... Après le renard et le cerf, Jean-Claude Servais explore les contes et légendes de tous horizons autour du corbeau. Inlassable scrutateur de l'Histoire, il en profite également pour livrer une puissante dénonciation de la condition des femmes pendant la guerre de 1939-1945.