Que la douleur affecte un sujet dans sa totalité ou qu'elle n'atteigne qu'une petite partie de son corps, elle lui inflige une sensation insupportable et le plonge dans le désarroi. Aucun mot ne semble pouvoir décrire l'expérience de la douleur. Elle révèle un non-sens, non seulement du corps mais de l'existence même. L'homme ne peut la nier, que difficilement l'oublier, rarement lui échapper, jamais l'éviter. Or, notre civilisation, toute de maîtrise et de technologie, semble avoir de plus en plus de mal à supporter la douleur, cet indomptable de la subjectivité humaine, qui résiste toujours à la médicalisation et met en échec les théories neuro-bio-physiologiques. L'auteur, qui s'inscrit dans la logique freudienne, soutient que la douleur n'est pas une conversion comme d'autres symptômes mais qu'elle a un statut métapsychologique qui lui est propre. Ainsi, plutôt que d'affirmer que la douleur a une fonction, Laurence Croix démontre qu'elle est une fonction dans l'appareil psychique. À travers des tableaux cliniques variés - qui vont de la douleur du membre fantôme, des douleurs qui accompagnent des lésions organiques ou des maladies, des analgésies repérées dans l'autisme et l'hystérie... à la douleur de l'existence - cet ouvrage étudie les spécificités de la douleur, notamment dans le rapport intime que la femme entretient avec elle et dans le cadre des perversions. Dans le même temps, il permet de faire le point sur des notions fondamentales comme : corps, affect, réel, symptôme, masochisme, traumatisme, angoisse, et répond au devoir éthique de tout clinicien de reconnaître la douleur en soi.
Nombre de pages
302
Date de parution
05/03/2002
Poids
394g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782865869930
Titre
La douleur en soi. De l'organique à l'inconscient
Auteur
Croix Laurence
Editeur
ERES
Largeur
140
Poids
394
Date de parution
20020305
Nombre de pages
302,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
« La question du genre et de la parentalité a bouleversé notre société en profondeur. Le carcan de plusieurs millénaires de patriarcat monothéiste a cédé - non seulement dans les lois, mais dans les manières de vivre et de respirer enfin. Les positions de `père' et de `mère' ne sont pas liées au sexe anatomique, mais à des fonctions. Une mère console de son propre ravage. Un père est ce personnage douteux qui punit, que l'on voue aux gémonies, mais que l'on en aime pas moins à mort. Le seul critère de ces fonctions est l'amour, qu'un homme ou une femme veulent donner, et les familles patriarcales normopathes en sont souvent bien dépourvues, ultra pathogènes qu'elles sont. Quant à la question du genre, elle aurait dû être limpide depuis longtemps, au moins depuis les thèses de Freud sur la bisexualité, dont il ne s'est jamais départi. Nous sommes divisés par plusieurs genres, et nous en choisissons un, selon notre histoire, non sans une certaine variabilité selon les âges de la vie, ou même les heures de la journée. Sur ces questions essentielles, une majorité de psychanalystes a fermé les yeux : il est temps de les ouvrir. Le désir inconscient poursuit sa route. Les psychanalystes qui ne porteraient pas `un regard neuf' sur ces réalités feraient de leur pratique la norme d'un temps révolu. » Gérard Pommier
C´est bien parce que la place du père est extraordinairement idéalisée et galvaudée que les ouvrages, les définitions et les législations ne cessent de se multiplier afin de définir ce que doit ou devrait être un père. La vulgarisation de la théorie psychanalytique ne permet pas plus de rendre compte d´une définition et de toutes les conceptualisations complexes de la paternité chez S Freud et J Lacan, d?autant plus accrues qu´elles multiplient les figures de pères: Père de la Horde primitive, oedipien, père de la réalité, réel, symbolique, imaginaire, père des fantasmes, du monothéisme et du christianisme, « petits pères des peuples », Nom-du-Père, fonction paternelle, métaphore paternelle, etc. De nos jours, les pères sont de plus en plus nombreux à réclamer leur légitimité et conjointement jamais le libre-arbitre des hommes, d´assumer ou pas une paternité, ne s´était autant exercé. Face à leur éventuelle réduction biologique par des sciences et des lois, nous interrogeons les places que les pères peuvent effectivement occuper dans nos modernités. Sans éviter la complexité, cet ouvrage pluridisciplinaire propose une synthèse des approches mythologiques, religieuses, politiques, législatives, psychologiques et anthropologiques de la paternité. Il a pour vocation de rappeler et clarifier de nombreuses notions et de démontrer que nous n´avons rien à regretter du patriarcat : la fonction, dite « paternelle », s´exerce manifestement au-delà des imagos paternels. A partir de ce constat, les fondements structuraux des civilisations et du développement des enfants ne semblent pas en danger par les évolutions familiales et sociales constantes et nécessaires.
Missonnier Sylvain ; Desmarez Christine ; Golse Be
Initialement centrée sur la période postnatale, la consultation thérapeutique parents/enfant, née de la pratique créative du pédiatre et psychanalyste anglais Donald W. Winnicott, a progressivement intégré le temps de la grossesse. À partir de son expérience à l'hôpital et en libéral, Sylvain Missonnier témoigne de cet élargissement et en partage avec rigueur les aménagements théorico-cliniques. Il nous invite à considérer le f?tus comme un partenaire dont la présence appelle une écoute et une adresse spécifique et non comme un figurant muet ou un simple écran des projections parentales. En offrant une hospitalité privilégiée à la rencontre en temps réel avec le f?tus et aux réminiscences actives d'ex-f?tus et d'ex-bébés de ceux qui s'apprêtent à devenir parents, la clinique anténatale contribue à la prévention en santé mentale dans ce temps si particulier de la vie.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
Pinelli Anna ; Sanejouand Catherine ; Izard Benoît
Comment développer la confiance que l?enfant aura en lui et la conscience de son individualité propre au sein de la société quand il est, aux premières heures de sa vie, si vulnérable et soumis à son entourage immédiat ? Comment faire un adulte autonome de ce nouveau-né dépendant pour tout ? C?est possible en créant avec lui une relation sécurisante. Par les soins d?abord, le corps à corps, la parole et l?écoute ensuite, la mère donnera à son bébé l?assurance qu?il existe, qu?il est quelqu?un à part entière et qu?elle va l?aider à grandir, s?élever à la hauteur de sa valeur. Confiant, mû par un formidable appétit de vivre, une hardiesse d?aventurier, il voudra naturellement tout voir, tout connaître, tout expérimenter ! Il le fera sans jamais se mettre en danger dès lors qu?il aura une connaissance parfaite de son corps et une bonne maîtrise de l?équilibre. Un ouvrage indispensable pour que les parents - et les professionnels - prennent conscience de l?importance du soin et de la place faite au corps afin que le bébé se forge une personnalité autonome. Anna Pinelli est sage-femme, auteur et responsable du projet pédagogique " Le soin relationnel, le mouvement libre et le jeu autonome " développé depuis 1980 à l?espace municipal petite enfance d?Hauteville-Lompnès (Ain) et mis en pratique au Québec depuis 1983.