Dans l'?uvre immense de Benedetto Croce (1866-1952) l'esthétique occupe une place centrale. Philosophe peu orthodoxe inspiré par les pensées de Kant et de Vico il a profondément marqué la culture italienne. Associé souvent à Gentile avec lequel il a rompu en 1925, en s'opposant au fascisme, il a réfléchi toute sa vie à une philosophie immanentiste de l'Esprit où l'esthétique trouverait sa place à côté d'une logique, d'une philosophie de la pratique et d'une économie ou philosophie de l'utile. L'influence de Croce s'exerça non seulement sur les philosophes mais aussi sur des historiens de l'art comme Lionello Venturi, Carlo Ludovico Ragghianti, Julius Schlosser, Hans Sedlmayr ou encore Herbert Read et Pierre Francastel qui en discutèrent les thèses. Le Bréviaire d'esthétique (1912) rassemble quatre conférences destinées à un public nord-américain à l'invitation du " Rice Institute " qui ouvrait alors ses portes au Texas. Ces conférences jamais prononcées furent néanmoins publiées en anglais dès 1913, et marquent une étape importante dans la réflexion esthétique du philosophe napolitain qui qualifie alors l'art d'" intuition lyrique ". À ces conférences furent ajoutés plus tard deux autres textes ici traduits. Lire Croce aujourd'hui permet de revenir à la source d'un ensemble de questions auxquelles l'esthétique contemporaine est confrontée tout en découvrant une pensée qui, bien que souvent hostile à certaines manifestations de l'art de son temps (D'Annunzio ou les futuristes par exemple), restait paradoxalement ouverte à ses transformations qu'elle recommandait de saisir dans leur singularité et leur mouvement propre. D'où une conception particulière de la critique et de ses rapports avec l'histoire de l'art que l'on trouvera ici exposée.
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Date de parution
09/11/2005
Poids
236g
Largeur
150mm
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EAN
9782866456122
Titre
BREVIAIRE D ESTHETIQUE
Auteur
CROCE BENEDETTO
Editeur
DU FELIN
Largeur
150
Poids
236
Date de parution
20051109
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Benedetto Croce (1866 - 1952), philosophe - le plus grand de l'Italie moderne -, historien, homme d'Etat (avant la prise de pouvoir du fascisme), décrit dans cette Histoire de l'Europe au XIXème siècle l'épopée et le drame du libéralisme, cet idéal de liberté qui a dominé tout le siècle.
Dans l'oeuvre immense de Benedetto Croce (1866 - 1952), l'esthétique occupe une place centrale. De L'esthétique comme science de l'expression et comme linguistique (1900) aux Derniers essais d'esthétique (1935) et à la Poésie (1936), Croce n'a cessé de réfléchir sur la philosophie, la critique et l'histoire de l'art, prenant position dans un certain nombre de grands débats théoriques qui l'ont mis aux prises avec les penseurs et les théoriciens de l'art les plus importants de son temps. Outre l'Aesthetica in nuce qui représente ce que certains ont appelé sa "dernière esthétique", on trouvera ici réunis, parmi d'autres qui concernent l'histoire de l'art ou l'histoire de l'esthétique, les principaux textes où il polémique avec Wölfflin, ainsi qu'un des derniers articles qu'il a écrit sur La philosophie du langage. Ce recueil d'essais devrait être l'occasion d'une réévaluation de la contribution de Croce à la réflexion sur l'art, contribution dont la méconnaissance en France faisait écrire à Francastel, lorsqu'il souhaitait que l'on reconsidère la méthode "philologique" de Croce, que "sur ce point l'ignorance des travaux de l'école de Croce dans la pratique journalière de trop d'historiens, de critiques d'art et de philosophes est vraiment scandaleuse".
Elles étaient vingt-deux et se prénommaient Simone, Marcelle, Gilberte, Emilienne, Jeanne... Yvonne, la plus jeune, avait 19 ans, Marie, la doyenne, 59. Détenues à la prison des Tourelles, dans le 20e arrondissement de Paris, elles sont mortes asphyxiées ou brûlées vives dans l'incendie de leur dortoir, dans la nuit du 30 au 31 juillet 1947. Toutes de milieux modestes, souvent seules, mères de famille veuves ou divorcées se débattant dans les innombrables difficultés d'un après-guerre où régnait la pénurie, elles étaient devenues délinquantes davantage par nécessité que par malhonnêteté. A côté de celles-là, quelques-unes étaient poursuivies pour un délit désormais rayé de notre Code pénal, mais encore lourdement sanctionné à l'époque, l'avortement. Pour reconstituer ce fait divers authentique, qui en son temps bouleversa l'opinion et souleva d'abondantes polémiques, Jean- Claude Demory s'est plongé dans les archives de la Justice, de l'Administration pénitentiaire, de la préfecture de police, des sapeurs-pompiers de Paris, et dans la presse de l'époque. Près de quatre-vingts ans après leur mort, il était temps de ressusciter la mémoire de ces "vingt-deux femmes sans importance".
Odile de Vasselot a 18 ans lorsque les Allemands envahissent la France. Convaincue dès le début du conflit de la nécessité de résister, elle est orientée vers des réseaux qui, bien qu'animés en grande partie par des civils, ont des objectifs militaires. A partir de 1942, elle est mise en contact avec deux vastes réseaux antinazis oeuvrant en Belgique, en France et en Espagne. Odile de Vasselot est d'abord agente de liaison pour le service de renseignement Zéro, puis sert, au sein du réseau Comète. comme convoyeuse de pilotes anglais rescapés des batailles aériennes, des opérations à haut risque et très mouvementées menées depuis le territoire belge. C'est en brossant le portrait de ses compagnons d'armes portés par leur courage, leur modestie et leur ténacité que l'autrice nous fait revivre une phase essentielle de la Résistance.
Résumé : Modernité hermaphrodite aborde près de deux siècles de l'histoire de ceux qu'on appelait jusqu'au début des années 2000 les hermaphrodites, qui, pour beaucoup, aujourd'hui préfèrent adopter la dénomination d'intersexes. Il commence au moment où pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle les savants, anatomistes, philosophes, mythologues, artistes, littérateurs et érudits éclairés leur ont accordé un intérêt méthodique et symbolique particulier, et se termine au début du XXe siècle lorsqu'on a commencé à vouloir faire disparaître leurs anatomies sous les scalpels des chirurgiens. L'attention toute particulière qu'accorde Johann Wickelmann, père de l'histoire de l'art, aux hermaphrodites en fait le symbole du beau idéal, transcendant l'anatomie des deux sexes au travers d'un individu, jusqu'au XXe siècle où les mutilations quasi systématiques de ce qui représente, dès la naissance, un tabou médical et social deviennent la norme. Magali Le Mens met en lumière les paradoxes et les conséquences de la confusion entre une population bien réelle et tout l'imaginaire qu'elle véhicule.