Durant l'été de 1956, quelques jeunes savants américains déclarèrent que toute forme d'apprentissage, toute manifestation d'intelligence pouvaient, en principe, être décrites de manière suffisamment précise pour qu'on puisse construire une machine capable d'en faire une simulation. Armés de leur seul enthousiasme - et de subventions gouvernementales - ils annoncèrent pouvoir programmer la totalité de l'intelligence humaine. Quarante ans plus tard, le domaine des recherches s'est étendu à l'infini, ses résultats paraissent multiples, inégaux. Fondé sur une enquête solide auprès des grands protagonistes de cette histoire (Marvin Minsky, Herbert Simon, Allen Newell, ... ), l'ouvrage de Daniel Crevier contient un mélange d'histoire des idées, d'histoire des techniques mais aussi de business. Riche en anecdotes sur les fondateurs du projet, A la recherche de l'intelligence artificielle retrace leurs extraordinaires succès (systèmes "experts", robotique, technologies "sophistiquées") et leurs échecs (formalisation du langage, apprentissage). L'auteur montre enfin comment le prochain siècle devra enseigner le "bon sens" aux ordinateurs. Etonnante histoire qui est aussi celle des progrès lents mais décisifs dans la connaissance du mécanisme de la pensée humaine. Daniel Crevier décrit l'émergence de l'intelligence artificielle à partir de la philosophie, des mathématiques, de la psychologie, de la neurologie. Devrons-nous un jour partager notre monde avec des objets plus intelligents que nous et faudra-t-il nous en remettre à eux pour prendre des décisions vitales ...
Nombre de pages
438
Date de parution
09/01/1997
Poids
580g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782082112178
Titre
À la recherche de l'intelligence artificielle
Auteur
Crevier Daniel
Editeur
FLAMMARION
Largeur
152
Poids
580
Date de parution
19970109
Nombre de pages
438,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Durant l'été 1956, de jeunes savants américains déclarèrent que toute forme d'apprentissage, toute manifestation d'intelligence pouvaient, en principe, être décrites de manière suffisamment précise pour qu'on puisse construire une machine capable d'en faire une simulation. Quarante ans plus tard, le domaine de recherche de l'intelligence artificielle s'est considérablement étendu. Fondé sur une enquête fouillée auprès des protagonistes de cette aventure (Marvin Minsky, Herbert Simon, Allen Newell ... ), l'ouvrage de Daniel Crevier mêle histoire des idées, histoire des techniques et business. Il retrace les extraordinaires succès de l'intelligence artificielle (systèmes experts, robotique ... ) comme ses échecs (formalisation du langage, apprentissage). Il montre enfin comment cette étonnante histoire est aussi celle des progrès lents mais décisifs de la connaissance du mécanisme de la pensée humaine.
Autobiographie d'un artiste qui décore les murs extérieurs comme le fresquiste du Moyen Age décorait les murs intérieurs. Parmi ses oeuvres, véritables trompe-l'oeil architecturaux : Le Piéton des Halles, Les Fenêtres de Beaubourg (Paris), L'Entrée dans le port (Marseille).
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.