L'Inde des princes. La donation Jean et Krishnâ Riboud
Taha-Hussein Okada Amina
RMN
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EAN :9782711841073
Constituée par cinquante-quatre objets s'échelonnant du XVIIème au XIXème siècle et illustrant les arts princiers de l'Inde moghole, des sultanats du Deccan et des royaumes râjpouts, et par vingt bijoux provenant de l'Inde du Nord, la donation Jean et Krishnâ Riboud représente un inestimable enrichissement des collections indiennes du musée Guimet. Coupes translucides de jade et de cristal de roche rehaussées de rubis et d'émeraudes, poignées de dague en calcédoine et en jade constellées de pierres précieuses, flasques et poires à poudre en ivoire délicatement sculpté, boîtes à épices et bases de huqqa au décor émaillé, objets de nacre à l'éclat iridescent, bidri incrustés de cuivre ou d'argent, carreaux de terre cuite vernissée ornés d'un décor végétal et somptueux bijoux mêlant aux teintes vives des émaux polychromes l'éclat rutilant des gemmes concourent à nue évocation éminement séduisante de la splendeur raffinée des arts de cour indiens. Containing fifty four objects covering the 17th through the 19th centuries and illustrating the princely arts of Mughal India, of the Deccani sultanates and of the Rajput kingdoms, as well as twenty jewels from Northern India, the Jean and Krishnâ Riboud donation represents an incredible endowment for the Guimet museum's Indian collections. There are translucent jade and rock crystal cups enriched with rubies and emeralds, chalcedony and jade dagger handles sprinkled with precious stones, flasks and powder horns made from exquisitely carved ivory, spice boxes and huqqa bases with enamelled decorations, artefacts made from shimmering mother of pearl, copper or silver encrusted bidri, varnished terracotta tiles with vegetable decorations, as well as sumptuous jewelry combining the brilliance of gems with the sparkle of polychrome enamels ; all these artefacts add up to an amazingly seductive evocation of the sophisticated splendour of the courtly arts in the Indian kingdoms.
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Nombre de pages
165
Date de parution
23/12/2000
Poids
1 176g
Largeur
251mm
Plus d'informations
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EAN
9782711841073
Titre
L'INDE DES PRINCES - LA DONATION JEAN ET KRISHNA RIBOUD
Auteur
Taha-Hussein Okada Amina
Editeur
RMN
Largeur
251
Poids
1176
Date de parution
20001223
Nombre de pages
165,00 €
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Ainsi étaient mes amours', écrit Kawabata, telle fut sa vie d'homme, tel fut le chemin de l'écrivain qui n'aura eu de cesse de poursuivre à travers ses romans l'image idéalisée d'une passante, celle qui fut au coeur de son oeuvre. Si le passé et le présent se mêlent sans cesse pour rendre le récit plus vivant, le réel et la fiction sont intimement liés à l'oeuvre de Kawabata. Dans Tristesse et Beauté, Oki retrouve après de longues années Otoko son ancienne maîtresse. Écrivain d'âge mûr, il doit tout son succès à un roman inspiré de sa liaison : Une Jeune fille de seize ans - ;l'âge qu'avait la propre fiancée de Kawabata lorsqu'ils se sont rencontrés. Cet amour, il le relate lui-même dans son premier ouvrage autobiographique intitulé Le Jeune Garçon... Cette mise en abyme vertigineuse est pourtant en tous points maîtrisée, car s'il a cherché à prolonger mais aussi à comprendre cette liaison tragique à travers ses romans de jeunesse, Kawabata, vieillissant, se dégage des tourments de la passion et compose une fiction. Dernier ouvrage publié avant que l'auteur ne se donne la mort, Tristesse et Beauté est un testament littéraire, un point final apposé à une oeuvre qui, à l'image de son créateur, oscilla sans cesse entre réel et irréel."
Des peintures de l'Inde ancienne (avant le Ve siècle), ne subsistent que des descriptions littéraires. L'ensemble de peintures murales des grottes d'Ajanta (Ve-VIe s.), donne néanmoins une idée de ce qu'a pu être la peinture antérieure. Cette tradition de la peinture indienne trouve un prolongement avec la miniature, d'abord dans les manuscrits de l'époque pâla (VIIIe-XIIe s.), puis dans la peinture jaïne du XIe au XVIIe siècle. Avec l'Empire moghol, à partir de 1526, se développe une brillante école de peinture. Cet art moghol va faire la synthèse de l'influence persane et des styles indiens locaux. L'empereur Akbar fait traduire et illustrer les grands textes de l'Inde brahmanique pour familiariser l'élite musulmane avec la culture des Hindous. A côté de l'illustration des manuscrits historiques, l'iconographie privilégie les scènes de genre (batailles, chasses) et surtout le portrait qui va devenir le genre dominant au XVIIIe siècle. Cette riche tradition picturale va connaître un lent déclin simultané à celui de l'Empire moghol et à la prise de pouvoir par les Britanniques au milieu du XIXe siècle.
Formés d'un enchevêtrement de créatures réelles ou fantastiques, ingénieusement imbriquées les unes dans les autres, les animaux magiques témoignent de l'audacieuse fantaisie et de l'éblouissante virtuosité des peintres indiens. L'origine de ces créations uniques en leur genre demeure incertaine, seule la mention "peinture magique", parfois apposée sur quelques pages tardives, vient rappeler l'impénétrable mystère qui enveloppe ces miniatures énigmatiques. Plongez-vous dans l'Inde du XVIe au XIXe siècle, période durant laquelle le pays connaît un extraordinaire rayonnement artistique qui encourage les plus grands artistes de l'histoire de l'art indien à réaliser les chefs-d'oeuvre reproduits dans cet ouvrage.
Je commence à savoir peindre. Il m'a fallu plus de cinquante ans de travail pour arriver à ce résultat, bien incomplet encore ", déclarait Pierre Auguste Renoir (1841-1919) en 1913. Cette même année, Guillaume Apollinaire faisait l'éloge de celui qu'il considérait comme " le plus grand peintre vivant ". Au début du XXe siècle, Renoir jouit d'un prestige incontesté sur la scène artistique. On salue la figure emblématique de l'impressionnisme des années 1870, mais aussi la jeunesse d'un maître capable de dépasser et de renouveler un mouvement de plus en plus largement accepté. Renoir invente un art qu'il veut classique et décoratif. Henri Matisse, Pablo Picasso, mais aussi Pierre Bonnard ou Maurice Denis professent leur admiration pour Renoir, et en particulier pour sa " dernière manière ", celle du tournant du XXe siècle. De grands amateurs de l'art moderne, tels Leo et Gertrude Stein, Albert Barnes, Louise et Walter Arensberg ou encore Paul Guillaume, le collectionnent aux côtés de Cézanne, Picasso ou Matisse. Accompagnant l'exposition, cet ouvrage revient sur ces années fécondes et invite à redécouvrir sous un jour neuf près d'un quart de la carrière de Renoir. Il constitue la première publication jamais parue sur ce sujet.
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".