
L'Oeuvre poétique. Edition bilingue français-anglais
Flamboyante et sombre comme les récits de son contemporain Francis Scott Fitzgerald (1896-1940), revendiquée par Kerouac, Lowell ou Tennessee Williams, admirée de David Bowie comme d'Elliott Carter, l'oeuvre de Hart Crane (1899-1932) est l'une des plus importantes et originales de la poésie américaine du XXe siècle. Né dans l'Ohio, le poète n'a laissé que trois recueils, Bâtiments blancs (1926), Le Pont (1930) et Key West, avant de disparaître en mer. Mais ses poèmes enserrent l'extase avec une exactitude fatale. Certaines pièces de Bâtiments blancs comptent parmi les sommets de la poésie lyrique moderne. Le cycle posthume de Key West n'est pas moins frappant ; il recense aux Caraïbes des signes indéchiffrables, mais proches d'atteindre à un sens. Dans son grand recueil, Le Pont, le poète parcourt le territoire des Etats-Unis mais aussi la terre et les mers d'est en ouest, sur toutes "les lignes sécantes de mort et de vie". Depuis leur parution, ces vers fulgurants ont été admirés non moins que discutés aux Etats-Unis. Ambiguë, tourmentée, la voix de Hart Crane ne sonne pas avec la clarté et la sobriété qui la feraient immédiatement identifier comme américaine. Ses admirations pour Poe, Dickinson ou Whitman mais aussi pour Baudelaire, Hopkins ou Proust ne trompent pas. Il est de la famille des inquiets, des ardents. Dans une lettre de 1926, Hart Crane ne se réclame-t-il pas de Rimbaud, "le dernier grand poète que notre civilisation aura vu", qu'il envie pour son "destructivisme euphorique et explosif" contre les "institutions" ? Hart Crane a vécu à Paris en 1929 et y a rencontré Gertrude Stein, André Gide et Philippe Soupault, avant de séjourner dans le Midi. Le Ponta été publié à Paris en 1930 avant même de sortir outre-Atlantique. Malgré ses affinités profondes avec la France, malgré sa brûlante modernité, l'oeuvre de Hart Crane a été peu traduite en français et assez tardivement. Tâche exigeante, il est vrai, tant sa poésie travaille les richesses de la langue native. A l'exception de quelques textes restés inachevés, la présente édition donne à lire la totalité de l'oeuvre.
| EAN | 9782845902213 |
|---|---|
| Titre | L'Oeuvre poétique. Edition bilingue français-anglais |
| Auteur | Crane Hart ; Vuong Hoa-Hoï |
| Editeur | ARFUYEN |
| Largeur | 160 |
| Poids | 583 |
| Date de parution | 20150813 |
| Nombre de pages | 368,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Key West et autres poèmes
Crane Hart ; Tétreau François ; Boddaert FrançoisÉPUISÉVOIR PRODUIT8,00 € -

Bâtiments blancs. Edition bilingue français-anglais
Crane Hart ; Bizzini ChantalDans sa vie et par son écriture, Hart Crane tente l'alchimie de la douleur baudelairienne et l'alchimie du verbe rimbaldien. QUOI ? LE CONTENU. White Buildings, qui paraît en 1926, est le premier recueil de Hart Crane (1899 - 1932). Les plus anciens de ces poèmes portent l'empreinte de lectures qui étaient aussi celles de ses aînés, T. S. Eliot et Ezra Pound. Mais les derniers poèmes du recueil veulent exprimer la modernité de l'Amérique d'après-guerre, et ce mouvement entraîne Hart Crane de l'imagisme pur de ses débuts à un imagisme tout imprégné de symbolisme français, puis vers un lyrisme personnel tumultueux. Hart Crane a vécu sa poésie comme un engagement véritable, malgré les désordres d'une vie hantée par la tentation de l'autodestruction : il se suicidera à trente-deux ans. Que signifie "se croire Rimbaud" , au-delà du sarcasme ? Pour Hart Crane, c'est une foi, une adhésion immédiate et totale à ce que révèle Rimbaud. Hart Crane va tenter cette alchimie de la douleur baudelairienne et cette alchimie du verbe rimbaldienne dans sa vie et par son écriture. C'est la vie de celui qui se dépense sans compter, dit Hart Crane dans le poème Legend, au seuil de ce recueil : "who / Spends out himself again" . L'édition bilingue anglais-français, comporte 11 photographies, dont 5 Alfred Stieglitz et 6 de Walker Evans. Le texte d'introduction est de Chantal Bizzini. QUI ? L' AUTEUR. Harold Hart Crane naît à Garrettsville, dans l'Ohio, le 21 juillet 1899. Poète précoce, il arrive à New York en 1916 avec l'intention de devenir poète, et il s'y fait connaître. Mais sa sensibilité romantique dans une époque moderniste et son éloignement de tout engagement politique déconcertent ses contemporains. Le critique Harold Bloom qualifie le projet de Crane de whitmanien : il s'agit de faire fusionner le mythe de l'Amérique avec un homoérotisme (au sens anglo-saxon) accompli. Certains poèmes de Hart Crane, denses, semblent résister à l'élucidation ; on pense à Gerard Manley Hopkins, mais aussi à T. S. Eliot ou même, dans leur hermétisme splendide, à Stéphane Mallarmé. Il se trouve un écho de transcendance dans l'oeuvre poétique de Hart Crane : élans vers l'extase et angoisses érotiques traversent, coulées de métaphores en fusion, les poèmes de White Buildings, The Marriage of Faustus and Helen et Voyages. Le 27 avril 1932, à midi, Hart Crane, revenant de Mexico, se jette du pont du navire Orizaba qui le ramenait à New York, physiquement et moralement miné par l'alcool et le désespoir.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER18,00 € -

Une travailleuse
Crane Antonia ; Belano MichaelTu travailles dans l'industrie du sexe depuis plus de vingt-cinq ans. Tu aimerais pouvoir en parler Avec quelqu'un mais tu ne connais personne qui se soit casse le cul aussi longtemps. Tu as une sale gueule. Tu as la trouille. Tu es hydratée. Les dernières cellules qui se multiplient encore chez toi sont celles des valises que tu trimballes sous les yeux à cause du sommeil qui te fuit. Tu ne peux même plus prendre tes jambes à ton cou parce que tes reins hurlent de douleur et tes genoux grincent".EN STOCKCOMMANDER18,00 €
Du même éditeur
-

Sur la pratique de la présence de Dieu. Maximes et lettres suivies des témoignages de Joseph de Beau
LAURENT DE LA RESURRIl n'est pas nécessaire, disait Laurent de la Résurrection, d'avoir de grandes choses à faire, je retourne ma petite omelette dans la poêle pour l'amour de Dieu." Et il expliquait : "Le temps de l'action n'est pas différent de celui de l'oraison ; je possède Dieu aussi tranquillement dans le tracas de ma cuisine que si j'étais à genoux devant le Saint-Sacrement." Etrange mystique que celui-là : ni saint ni bienheureux ni même vénérable, et pourtant l'une des plus hautes figures spirituelles du Carmel et, sans aucun doute, celle qui parle le plus à notre époque. Né dans un village pauvre de Lorraine, soldat puis domestique, il restera toute sa vie frère convers, voué aux tâches les plus humbles : cuisinier, puis savetier. Peu lui importe : "Il n'est pas nécessaire d'être toujours à l'église pour être avec Dieu ; nous pouvons faire de notre coeur un oratoire dans lequel nous nous retirons de temps en temps pour nous y entretenir avec lui amoureusement." Telle est sa "pratique de la présence de Dieu", simple et joyeuse. Son oeuvre se résume à des maximes et à 16 lettres. Mais son rayonnement est tel que les plus grands, notamment Fénelon, viennent lui demander conseil et qu'il est de son vivant compté parmi les plus grands mystiques. Le P. de Beaufort publie en 1692 ses écrits et deux ans plus tard les Entretiens qu'il a eus avec lui. Il les accompagne de deux hommages. Nous publions l'intégralité de ces textes. Préface et postface sont signées par deux carmes spécialistes de Frère Laurent : S. Robert (Québec) et M. -L. Huet (Toulouse).EN STOCKCOMMANDER16,00 € -

Une femme célèbre. Nouvelles
Hayashi Fumiko ; Ceccatty René deMarquée par une enfance misérable et par la culture très inégalitaire de son pays, Fumiko Hayashi décrit de manière poignante, à travers le destin d'un animal ou le regard d'un enfant, la lutte de ses compatriotes, et en particulier des femmes, pour leur dignité. Grâce à son exceptionnelle qualité d'observation de la vie quotidienne et à sa profonde sensibilité au sort des plus démunis, sa place dans la littérature japonaise du XXe siècle se situe aujourd'hui aux côtés des plus grands. Après La Flûte de la grue, paru chez Arfuyen en mai 2024, le nouvel ensemble de textes ici présenté par René de Ceccatty comprend, à côté de contes d'inspiration plus ou moins fantastique, plusieurs nouvelles et récits autobiographiques comme l'admirable "Une femme célèbre" qui donne son titre au recueil.EN STOCKCOMMANDER17,00 € -

Les Aventures d'une jeune fille noire
Shaw Bernard ; Lafarge AntoineLa longue nouvelle (ou cout roman) de Bernard Shaw intitulée The Adventures of the Black Girl in her Search for God (Les Aventures de la jeune fille noire en quête de Dieu) a été publiée à Londres en 1932. L'ouvrage a suscité un véritable scandale dans les milieux conservateurs et religieux, et a été même interdit dans l'Etat libre d'Irlande. Ce n'était cependant pas la première fois que Shaw défiait le conformisme religieux et moral du public. La levée de boucliers qu'ont suscitée Les Aventures de la jeune fille noire n'ont pas n'empêché que ce grand texte obtienne un grand succès tant en Angleterre qu'aux Etats-Unis. Dès 1933, elle était traduite en français par Augustin et Henriette Hamon, traduction qui, du fait de l'antisémitisme affiché du traducteur, n'a jamais été rééditée. Ce contretemps a certainement beaucoup nui à la découverte en France d'un texte pourtant particulièrement représentatif de l'esprit généreux et irrévérencieux de Shaw. Les Aventures ne sont pas qu'un réquisitoire contre l'obscurantisme religieux. Elles constituent tout autant un plaidoyer féministe et un manifeste antiraciste. C'est la raison pour laquelle nous avons choisi de ne pas restreindre d'emblée la lecture du texte à une quête uniquement spirituelle et de traduire son titre d'une manière plus large Les Aventures d'une jeune fille noire. La nouvelle a été rééditée à Londres en 1934 accompagnée d'un court et dense essai, écrit à Ayot St. Lawrence, le village où Shaw s'était retiré. Nous présentons ici la traduction de ce texte, révisé en 1946, convaincus nous aussi, quelques décennies plus tard, de "l'importance d'un tel message dans la crise mondiale actuelle" .EN STOCKCOMMANDER14,00 € -

N'oublie pas de regarder le ciel
Galperine VladimirCe livre est le premier roman de Vladimir Galpérine. Et d'emblée un coup de maître. Un ton âpre et drôle à la fois, qui vous prend d'un bout à l'autre du roman. Toute la société d'aujourd'hui est là, avec ses angoisses, ses faiblesses, ses illusions. Le rap, la drogue, le chômage. L'omniprésence des médias, les rumeurs délirantes, le fascisme rampant. Une ambiance d'avant-guerre. Tout est là, et pourtant c'est un pur roman, une jouissance de lecture. Portée par une langue spontanée, vive et forte, emportée par un puissant vent d'ironie et d'extravagance. Des lieux, des voix, des personnages, pour lesquels on se sent pris d'une immense tendresse. Mais aussi de savoureux morceaux de bravoure comme le voyage à Saint-Malo, la rencontre avec le voisin de palier Moussa ou le grand meeting de Zemmour au Trocadéro avec des personnes "bien habillées, belles comme un compte en banque rempli. Il y a même des familles, des poussettes, simples et doubles, des cris d'enfants, des micro-chiens peignés pour l'occasion" . Terrible et hilarant. Que faire face à tout cela ? Avant tout, garder sa lucidité, ne pas se laisser dévorer : " Vous faites quoi, vous, quand personne regarde ? C'est rare, je sais. Mais quand personne regarde, c'est bon. Libre arbitre ! Solitude et vérité ! Tout nu avec ses chips ! " La première phrase du roman explique son titre étrange et marquant : ""N'oublie pas de regarder le ciel. " C'est ce qu'elle m'a dit avant d'y aller... déjà trois fois qu'on faisait son extrême-onction, le truc de superstitieux, là... elle y croyait dur. Moi ? Prudent comme d'habitude, craintif... Mon frère regardait son portable, peut-être qu'il jouait... "EN STOCKCOMMANDER18,50 €
De la même catégorie
-

La chaise de Van Gogh
Pigani PaolaDeux hommes, un paysan ferrailleur et un peintre, ont creusé dans leur exil, terre et lumière une vie durant avant de nous laisser leur force solaire. Dans ce second recueil publié à La Boucherie Littéraire, Paola Pigani délivre un long poème d'adieux qui prend naissance au pied d'une chaise vide. L'absence se matérialise, la mort, jamais qu'une voix nostalgique éloigne pour dire l'enfance terrestre offerte en héritage par son père et sa mémoire ardente comme un champ d'or peint par Van Gogh.EN STOCKCOMMANDER15,00 €




