Cet ouvrage n'est ni un récit de voyage, ni un livre d'Histoire ni un recueil d'anecdotes folkloriques. Il nous parle de nous, de ce dont nous sommes pétris sans l'admettre, à travers le regard porté par d'éminents chercheurs occidentaux sur une Chine maintes fois millénaire qui nous échappe et qu'on aurait voulu comprendre, saisir, emprisonner dans une étude anthropologique bien cadrée. En s'interrogeant sur le coeur d'une civilisation ancienne, aux moeurs et aux croyances aux antipodes des nôtres - pense-t-on - c'est au fond sur nous-mêmes qu'on se retourne, un peu effrayés par l'inconscient collectif qui façonne l'Humanité. Superstitions, rites funéraires, démonologie, criminalité et misère, tels sont les angles d'attaque de ces chercheurs d'hier. Ont-ils percé à jour Cipango ? S'y sont-ils égarés ? De nos jours, en plein XXIe siècle, alors que la Chine ancienne a semble-t-il été balayée par la Révolution Culturelle, nous avons toujours peur et nous ne comprenons toujours pas. Pourtant, nous restons fascinés...
L'elfe Jehor, scribe du dieu Einär, ne supporte pas de voir son univers figé depuis la scission des mondes. Il veut reprendre l'histoire là où le dieu-rêveur l'avait laissée et, pour ce faire, va jouer avec la cupidité des hommes en détournant le pouvoir créateur de son ancien maître. Dans le désert d'Orkaz, Ankhen, mystique gardien de Yolink, voit une immense créature ailée survoler son temple, et se persuade qu'il s'agit du signe attendu par son peuple, mais Wilfredion, chevauchant Bromatofiel, est plus préoccupé par le devenir d'Irah...
Teotihuacàn n'est pas encore la Cité où les Hommes deviennent des Dieux. Non. C'est même l'inverse, à cause le proximité de Xibalbà, le monde d'en-bas où résident ces derniers. Nah s'inquiète de la décision du roi de dédier la ville à un seul dieu, le Serpent à Plumes, et d'interdire les sacrifices humains. A coups sûr, cela va mettre les dieux en colère ! mais le jeune homme ignore encore que le dieu Quetzalcoàtl, a pris possession du corps du roi, curieux de goûter aux plaisirs de la vie qui rendent les humains si supérieurs aux dieux. Cette expérience des émotions ne va pas être aisée, d'autant que son vieil adversaire, Texcatlipoca, ne va pas manquer de profiter de cette faiblesse passagère pour s'emparer du pouvoir.
Femme douée d'une énergie et d'une volonté rares, Sarah Bernhardt (1844-1923) ne peut être réduite à son seul talent de tragédienne, même si c'est ce que le temps et les vieilles photos ont retenu de cette vie extraordinaire. En tout, au cours de cette existence, elle a fait preuve de modernité et d'indépendance d'esprit. Actrice, sculptrice, écrivaine, elle fut aussi le dernier grand amour de Victor Hugo, s'il ne faut en évoquer qu'un seul parmi les hommes qui l'ont courtisée et qu'elle rendait fous de passion... Peu lui importait que la société bien pensante du XIXe s. la désapprouve parce qu'elle revendiquait - et assumait - une liberté en totale contradiction avec son temps ! Talentueuse, intelligente, belle, courageuse, son génie a longtemps été réduit à sa seule excentricité, alors, que celle-ci faisait sa force. C'est ce qu'elle raconte dans ces mémoires rédigées au faîte de sa carrière, et dont voici le premier volume.
L'origine première du mouvement féministe moderne, d'ailleurs préparé de très longue date et, pourrait-on dire, de toute antiquité, doit être cherchée chez Olympe de Gouges qui, en 1792, proclama "La Déclaration des droits de la Femme et de la citoyenne", qu'elle remit à la reine Marie-Antoinette ; ses revendications, énergiquement appuyées et commentées par les nombreux clubs de femmes fondés à cette époque, portèrent pour la première fois les combats féministes sur le terrain de la politique et de l'action, jusqu'alors confinées dans le domaine littéraire. Mais Olympe de Gouges fut guillotinée (1793), et la Convention réprima durement les velléités d'affranchissement des femmes. Le féminisme révolutionnaire, insupportable pour la Bourgeoisie au pouvoir, après avoir eu encore quelque écho sous le Directoire, s'éteignit sous l'Empire, et il faudra attendre encore pour que la lutte reprenne et obtienne ses premières victoires. Femme moderne entre toutes, cultivée autodidacte, talentueuse et combattive, Olympe de Gouges donna sa vie pour la cause des femmes, pour la Liberté et pour l'égalité, que ce soit entre les sexes et entre les "races" (elle lutta farouchement pour l'abolissement de l'esclavage). N'oublions jamais ses paroles, elles résonnent toujours au panthéon des grandes dames de l'Histoire : "La femme a le droit de monter à l'échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune !".