Rien de plus loin de nous que ces brefs poèmes sans sillage, dont la perfection est toujours effacement : poèmes du moins-dire, qui occupent peu de place - et qui occupent légèrement leur place. Ce qui explique que les traducteurs occidentaux se soient constamment ingéniés à faire dire à ces textes autre chose que ce que simplement ils disent, trop soucieux de les enjoliver, de les orienter dans tel ou tel sens - alors que leur déroutante insignifiance s'ouvre naturellement à tous les sens. C'est cette subtile " neutralité "que Maurice COYAUD a tenu par-dessus tout à préserver ici ; Fidèle à l'idéal japonais du yûgen (mystère ineffable), il n'hésite pas à laisser à ces humbles tercets leur saveur de terroir, leur malicieuse trivialité, voire une certaine rudesse, estimant qu'en tout été de cause, la meilleure façon de traduire de haïku est encore de s'en tenir à une sorte de " dire minimal ", qui rende compte aussi fidèlement que possible de la spontanéité, de l'instantanéité du geste créateur. L'organisation même de la présente anthologie obéit à ce type d'approche : elle n'a pas été conçue selon les exigences de la raison, mais bien plutôt comme une promenade, une divagation dont le seul fil d'Ariane est cette " fantaisie du voyageur " qui guide ordinairement les âmes vagabondes. Emboîtant le pas aux haïkistes eux-mêmes, c'est à un voyage à travers le Japon éternel que l'auteur nous convie, au long d'une vingtaine de chapitres (saisons, lumière, musique, bestioles, humour...) où il se complaît à mêler réflexions " humoresques ", poèmes, et contes populaires d'une revigorante crudité (n'oublions pas que le haïku fait fréquemment référence à l'univers familier du conte). Ecoutons ces voix qui nous disent que la poésie, même si elle n'est jamais que l'autre nom de l'indicible, ne loge pas au temple que l'on croit : elle suit les chemins vicinaux, dort dans les fossés et chausse les savates de tout le monde. Elle ne cherche rien (puisque chercher est l'un des meilleurs moyens de ne rien trouver), donnant secrètement raison au sage qui nous prévient narquoisement : " Quand vous regardez, contentez-vous de regarder. Si vous réfléchissez, vous mettez déjà hors de la cible. "
Date de parution
01/08/1991
Poids
380g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782859400170
Titre
FOURMIS SANS OMBRE - LE LIVRE DU HAIKU
Auteur
COYAUD MAURICE
Editeur
PHEBUS
Largeur
140
Poids
380
Date de parution
19910801
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Trois formes de la poésie japonaise classique sont présentées ici. Le tanka comporte cinq vers. Le haïku est un dérivé du tanka. Les renga sont constitués soit par des suites de tanka, soit par des suites de haïku, soit par des distiques. Le tanka traite souvent des thèmes amoureux, tandis que le haïku n'aborde à peu près jamais cette source d'inspiration. Le haïku comporte normalement un mot indiquant la saison, soit directement, soit de façon allusive. A la fois étude et anthologie des chefs d'?uvres de la poésie japonaise, ce livre est la meilleure et la plus accessible approche de ces formes dont les règles élémentaires ont pour but essentiel la captation de l'instant vécu dans son jaillissement. On pourrait illustrer cette trinité poétique par la formule de Rimbaud: "j'écrivais les silences, je notais l'inexprimable, je fixais les vertiges.
Les vers classiques réguliers chinois, choisis depuis le VIIe siècle avant J.-C. jusqu'au XIIe siècle après, pour cette anthologie, ont quatre, cinq, six ou sept pieds. On a ainsi le principe d'organisation de quatre chapitres. Un cinquième chapitre concerne les mètres irréguliers. La principale originalité de ce recueil est, d'abord, qu'il fournit la transcription des textes choisis. Un lecteur, qui voudrait faire un petit effort, serait donc en mesure de " lire " à haute voix l'original, ou du moins, de mieux pouvoir s'y référer, et de consulter un dictionnaire sans trop y perdre de temps. Deuxième originalité : l'auteur du recueil a jugé amusant de confronter la poésie chinoise à la française, et parfois à la poésie latine. Les références qu'il propose sont tout à fait subjectives, faites pour provoquer, émoustiller le lecteur, et l'inviter à trouver de lui-même les points de ressemblance ou de différence avec la poésie qui lui est plus familière. Une dernière annexe a pour but de dérider le lecteur sourcilleux et austère, que certains poètes Tang, assez sévères, auraient renfrogné.
Les " sijo ", les chants des saisons, petits poèmes de quarante-cinq syllabes, constituent la forme canonique de la poésie traditionnelle laïque en Corée. Nés au XVe siècle, souvent pratiqués par les " kisèng ", les courtisanes, les " sijo " connaissent leur apogée sous le pinceau de Yun Son-Do (1587-1671), l'auteur de l'almanach du pêcheur. Le présent ouvrage propose les poèmes les plus fameux de cette veine poétique délicate, dans leur langue d'origine, avec la traduction en regard. Il est encore complété par une annexe sur la poésie coréenne contemporaine.
Les vers classiques réguliers chinois, choisis depuis le vile siècle avant J.-C. jusqu'au xlle siècle après, pour cette anthologie, ont quatre, cinq, six ou sept pieds. On a ainsi le principe d'organisation de quatre chapitres. Un cinquième chapitre concerne les mètres irréguliers. La principale originalité de ce recueil est, d'abord, qu'il fournit la transcription des textes choisis. Le lecteur, qui voudra faire un petit effort, sera donc en mesure de "lire" à haute voix l'original, ou du moins de mieux pouvoir s'y référer, et de consulter un dictionnaire sans trop y perdre de temps. Deuxième originalité: l'auteur du recueil a jugé amusant de confronter la poésie chinoise à la française, et parfois à la poésie latine. Les références qu'il propose sont tout à fait subjectives, faites pour provoquer, émoustiller le lecteur, et l'inviter à trouver de lui-même les points de ressemblance ou de différence avec la poésie qui lui est plus familière. Une dernière annexe a pour but de dérider le lecteur sourcilleux et austère, que certains poètes Tang, assez sévères auraient renfrogné.
Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.4e de couverture : Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.Notes Biographiques : Née en 1965, diplômée de l'école des écrivains de Copenhague, Helle Helle rencontre le succès dès ses premiers livres. Traduite en plus de vingt langues, au programme des lycées et de l'université, récipiendaire de la plupart des grands prix danois et scandinaves, elle est l'une des figures majeures de la scène littéraire nordique
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).
Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.