James Joyce's Ulysses - an Appreciation fut publié en 1923, soit l'année suivant la parution d'Ulysse. L article fut accueilli dans la revue Life and Letters publiée par Haldeman-Julius Company. Il ne fut réédité qu'en 1975 en Angleterre par Village Press et il est inédit en français. Ce qui distingue ce texte c'est, tout d'abord, la certitude de Powys de se trouver face à un chef-d'oeuvre, plus encore, face à un classique. Le ton de ce long article nous permet de retrouver la force intellectuelle et lyrique de Powys. Sa singularité de créateur lui rend possible une lecture très précieuse et enthousiaste d'Ulysse. Powys voulait que chacun s'empare de ce chef-d'oeuvre, qu'il ne soit pas le "domaine réservé" de quelques érudits. C'est une lacune, pour les études joyciennes, qu'un tel texte soit peu connu, voire inconnu, car les pertinences de Powys, son ironie devant les critiques, viennent enrichir considérablement la vision de ce classique dont il est l'un des premiers à percevoir l'extrême bienveillance. Powys inscrit Joyce dans la plus grande tradition littéraire anglaise, Shakespeare en tête, et voit aussi en lui un Dante moderne.
Nombre de pages
49
Date de parution
13/09/2013
Poids
60g
Largeur
115mm
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EAN
9782916862439
Titre
Ulysse de James Joyce. Une appréciation
Auteur
Cowper Powys John ; Blanchon Philippe
Editeur
LA NERTHE LIB
Largeur
115
Poids
60
Date de parution
20130913
Nombre de pages
49,00 €
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Né en 1872 dans le Derbyshire, Powys a fait ses études à Cambridge. Il devient professeur dans un pensionnat de jeunes filles, puis conférencier dans une Association pour la propagation de la culture. Vers 1905 il part comme conférencier aux États-Unis et, vingt ans plus tard, se retire dans les collines de l'État de New York pour se consacrer à sa vocation d'écrivain. En 1935, il revient en Grande-Bretagne et s'installe à Blaenau Ffestiniog, dans le nord du Pays de Galles, où il meurt en juin 1963.
La vie n'a pas de vérité intrinsèque. Pas plus qu'elle n'a de vérité extrinsèque. Elle n'a pas de vérité, un point c'est tout ; Combien de fois le désir sensuel qui frémit dans nos nerfs tremblants n'est-il qu'une atroce soif de repos, de paix, d'oubli ? S'échapper vers l'obscurité, vers l'eau qui coule à flots, vers des villes étrangères et lointaines, au long de grandes routes mystérieuses. S'échapper vers des cathédrales médiévales, vers des bibliothèques byzantines, vers des cloîtres du Haut Moyen Age. S'échapper vers n'importe quel royaume des elfes, un pays de vapeur et de brume où le soleil est moins puissant et la lune plus puissante que chez nous, un pays où les voix humaines parlent comme dans une transe, un pays où le rivage étouffe le murmure des flots.
L'art difficile d'exploiter à des fins heureuses l'inévitable nécessité de vieillir est compliqué par le côté rebelle de la Nature qui met de vieux coeurs dans des corps jeunes et de jeunes coeurs dans des corps vieux, écrit Powys, écrivain magnifique et prolifique, conférencier époustouflant à travers l'Angleterre et l'Amérique des 30 premières années de ce siècle. Sa vie fut à la dimension de son oeuvre romanesque, fourmillante de rencontres et de questionnements. Ici, c'est de bien vieillir qu'il s'agit. Laissons la nature défaire ce qu'elle a fait, telle est la leçon que nous donne cet écrivain rebelle à tout académisme, et sachons apprécier les privilèges que nous confère la Vieillesse: une vision intuitive des vérités supérieures et l'immédiateté affranchie de la servitude du Temps.
Alberto Savinio et Giorgio de Chirico sont nés en Grèce et ils s'identifièrent aux Dioscures Castor et Pollux. Ils seront profondément marqués par la disparition de leur soeur Adélaïde, à l'âge de cinq ans, et par celle de leur père. La statue de Praxitèle représentant Hermès-Mercure leur apparût comme un spectre. De Chirico représentera son frère (et donc lui-même) en Hamlet, celui qui a vu le fantôme de son père. "L'apparition de Mercure est liée inéluctablement à la mort du père". Mercure devient pour eux "l'éveilleur" révélé à son humanité par l'amour et un potentiel martyr : art et artiste confondus. Il est le "médiateur des rêves et initiateur de l'invisible". Savinio écrira un scénario, jamais réalisé, La vie de Mercure. L'oeuvre des deux frères se fera à l'ombre et à la lumière de ce "médiateur", entre la vie et la mort, entre l'éros et la psyché.
Rannou François ; Pound Ezra ; Lowry Malcolm ; Zuk
Sommaire de Babel 5 - André Chénier - D'AMERIQUES : Ezra Pound, Richard Sieburth, Matt Bialer, Alexander Dickow - Malcolm Lowry - BLACK BOHEMIA : Guillaume Saint-James, Langston Hugues - "DANS L'ATELIER EN FACE DE CE QUI ME CONSTITUE... " (1) : Hung Rannou - "CREATION D'UN INTERVALLE" : Philippe Blanchon - "DANS L'ATELIER EN FACE DE CE QUI ME CONSTITUE... " (2) : Hung Rannou - CAHIER DE CREATION : Catherine Smits, Damien Paisant, Jacques Sicard - LES SORTILEGES : Seylvie Plesnel - LA TRAVERSEE DES VOIX : POESIE SONORE ETC. : Eric Mangion, Patrizio Peterlini, Laure Gauthier, François Rannou - WHO'S AFRAID : Seylvie Plesnel - PAYSAGE, PEINTURE : DEUX MOTS INTRADUISIBLES ? : François-René de Chateaubriand, François Lallier - ORPHEE : Seylvie Plesnel - Denise Le Dantec
En novembre 1921, Magritte, peintre abstrait aux couleurs chaudes et aux lignes franches, rejoint Servranckx comme dessinateur à l'usine de Haren. Magritte n'y travaillera qu'une année, mais la fréquentation accrue des deux peintres ne sera pas sans conséquence. L'influence de Servranckx se fait sentir : les teintes vives sont remplacées par des tons plus neutres et ses tableaux offrent une vision du monde plus mécaniste, et, ici ou là, surgissent des formes de moins en moins abstraites. Il n'empêche que le groupe qui s'est rencontré à l'Académie se fréquente toujours, comme en témoigne la photographie de mariage de Magritte en juin 1922 et qui réunit une bonne partie de l'avant-garde belge... Mais après la lune de miel, le point de rupture théorique se fait jour lorsque Servranckx et Magritte écrivent, courant de l'automne 1922, un pamphlet anti-7 Arts, L'Art pur, défense de l'esthétique, initialement prévu pour être publié par la maison d'édition anversoise ça ira ! , future cheville ouvrière belge du surréalisme. Le pamphlet, consacré à l'art et à l'architecture et qui se présente comme un manifeste, en reprend pour mieux les tourner en dérision, les grandes lignes défendues par le journal qui, à ce moment-là, commence à paraître régulièrement.