L'entreprise néo-libérale, nouvelle utopie capitaliste ?
Coutrot Thomas
LA DECOUVERTE
24,39 €
Epuisé
EAN :9782707128225
Comment fonctionnent donc les entreprises du "nouveau modèle productif " ? "Retour de l'éthique " ou "horreur économique " ? Confiance ou "downsizing " ? Communication et coopération entre individus autonomes, ou flexibilisation forcenée ? Face aux multiples diagnostics contradictoires sur l'entreprise post-fordiste, cet ouvrage apporte un double éclairage. D'abord celui des faits à travers de nombreuses études de cas et surtout des enquêtes statistiques approfondies, auxquelles l'auteur a contribué. Le modèle qui apparaît au long de ces travaux comme aujourd'hui dominant -celui de "l'autonomie contrôlée "- n'avait pas été prévu par les spécialistes. D'où le nécessaire détour par l'éclairage théorique. S'appuyant sur deux auteurs majeurs -Burawoy et Habermas-, Thomas Coutrot propose une vision profondément renouvellée de l'entreprise, qui intègre les principaux acquis de la sociologie industrielle et de la gestion dans une vision historique et dynamique des systèmes productifs. Emerge alors une hypothèse d'une importance décisive : nous sommes en train de basculer dans une nouvelle ère, celle de la firme néo-libérale. Le capital y réussit le tour de force de marier la coercition et la coopération. Coercition via la pression fantastique qu'exercent simultanément le chômage, la précarité et surtout les marchés financiers dérégulés, nouveaux maîtres du jeu. Coopération car il n'y a pas d'autre moyen, pour les salariés soumis à ces pressions, de donner le meilleur d'eux-mêmes, individuellement et collectivement. Pour autant, commele montre l'auteur, ce régime de croissance est loin d'être le meilleur possible. Et il plaide pour un ordre productif humainement et écologiquement plus acceptable, donc économiquement plus efficace. Par l'originalité des expériences d'entreprise qu'il présente, par la qualité de l'analyse critique qu'il propose, ce livre constitue un outil de référence qui sera particulièrement utile aux praticiens de la gestion comme aux étudiants en sciences économiques et gestion.
Nombre de pages
282
Date de parution
12/02/1998
Poids
310g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782707128225
Titre
L'entreprise néo-libérale, nouvelle utopie capitaliste ?
Auteur
Coutrot Thomas
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
136
Poids
310
Date de parution
19980212
Nombre de pages
282,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La démocratie est profondément malade. Partout les décideurs politiques gouvernent sous la férule des marchés financiers. La concentration des richesses, des pouvoirs économiques et médiatiques bat des records historiques. Le néolibéralisme sape les fondements de la démocratie. " On ne pourra sauver la démocratie qu'en organisant son irruption dans l'économie, affirme Démocratie contre capitalisme. Est-ce possible ? De multiples initiatives citoyennes le montrent déjà. Boycott et harcèlement des transnationales, consommation responsable, commerce équitable, coopératives, économie solidaire, prouvent chaque jour que l'économie peut aussi être humaine. De façon encore balbutiante, le mouvement altermondialiste conteste ainsi directement la rationalité économique du capitalisme. Thomas Coutrot, économiste, membre du conseil scientifique d'Attac et du Réseau d'alerte sur les inégalités, revient sur les expériences passées de rupture avec le capitalisme et en tire sans complaisance le bilan. Il appuie sa réflexion prospective sur les plus innovantes des luttes sociales actuelles, en Europe, aux États-Unis, au Brésil... Il renoue avec le projet d'une société pleinement démocratique - le socialisme participatif, intervenant ainsi de façon novatrice dans les débats sur le devenir du mouvement altermondialiste et les alternatives au capitalisme.
- Crise économique, crise écologique, crise sociale, crise démocratique et plus profondément crise du sens: nos sociétés subissent les conséquences d un développement insoutenable et inégalitaire issu de l idéologie néolibérale qui s est répandue dans le monde ces trente dernières années. Mais au-delà de ce constat de plus en plus partagé et sur lequel nous ne nous attarderons pas, cet ouvrage vise à montrer pourquoi et comment il est possible d adopter un mode de développement radicalement différent, non obsédé par la croissance.- Comment passer d une économie des quantités à une économie de la qualité? Peut-on penser une prospérité sans croissance, avec quelles nouvelles définition et répartition des richesses? Comment faire de la contrainte écologique une extraordinaire occasion de transformer le système économique et les rapports de travail pour que chacun accède à un travail décent? Dans la transition vers ce nouveau monde, quels rôles peuvent jouer le système éducatif, la relocalisation des activités, le revenu d existence, les coopératives, le revenu maximum, la reconnaissance de biens communs mondiaux?- Autant de questions abordées par des auteurs issus d horizons théoriques et disciplinaires très divers, dont certains sont des théoriciens étrangers reconnus. Auteurs qui tous ressentent l impérieuse nécessité de défricher ces nouvelles voies en abordant de près la question des transitions, afin de dessiner les chemins qui pourraient nous permettre de dépasser le capitalisme et ainsi nous rapprocher d un monde soutenable. Utopie? Moins que de prétendre pouvoir moraliser, réguler ou verdir à moindres frais ce capitalisme prédateur.- Les auteurs ici rassemblés n ont pas une vision unique d un nouveau modèle de société ni des moyens d y parvenir. Mais ils partagent la conviction qu aucune fatalité ne condamne l humanité à détruire son habitat social et terrestre, à condition qu elle reconnaisse les limites que lui impose la nature et qu elle mobilise l immense potentiel innovateur de son intelligence collective. La vocation de cet ouvrage est de tracer des pistes pour nourrir le débat et susciter l action.
La moitié des Français expriment un mal-être au travail. Une organisation néo-taylorienne soumise au rendement financier est en train de détruire notre monde commun. Cette machine à extraire le profit écrase le travail vivant : celui qui mobilise notre corps, notre intelligence, notre créativité, notre empathie et fait de nous, dans l'épreuve de la confrontation au réel, des êtres humains. Contre les "réformes" néolibérales du travail et l'ubérisation, on a raison de lutter. Mais pour défendre les conquêtes du salariat et prendre soin du monde, il nous faut repenser le travail. Nous avons besoin d'un souffle nouveau, d'un "avenir désirable". La liberté, l'autonomie, la démocratie au travail, doivent être replacées au coeur de toute politique d'émancipation. La gauche politique et syndicale a trop longtemps privilégié le pouvoir d'achat au pouvoir d'agir dans le travail. Paradoxalement, les innovations dans ce domaine sont d'abord venues des managers : "l'entreprise libérée" inspire des initiatives patronales souvent futiles et parfois stimulantes. Des consultants créatifs proposent des modèles "d'entreprise autogouvernée" plus audacieux que les rêves autogestionnaires les plus fous. Mais surtout, des expériences multiples fleurissent un peu partout inspirées du travail collaboratif, du care, de la construction du commun, qui sont autant d'écoles d'une démocratie refondée. Et si on libérait le travail, vraiment ? C'est possible : ce livre en fait la démonstration !
Il est en tout cas nécessaire, au vu de la crise globale - sociale, écologique et démocratique - dans laquelle s'enfoncent nos sociétés. Mais quel monde? Et comment y arriver? Rien ne sert de déplorer un passé mythifié ou de construire des châteaux en Espagne. En partant des expériences et des échecs du passé, il faut s'appuyer sur ce qui bouillonne aujourd'hui dans les mouvements sociaux pour ouvrir un horizon crédible à la transformation sociale. Comment maîtriser la finance et l'économie? Redéfinir le rapport entre les hommes et la nature? Redonner un sens au travail? Démocratiser l'Etat et l'économie? Civiliser la mondialisation? Construire et gouverner les biens communs de l'humanité par une démocratie active? Thomas Coutrot propose ici des jalons concrets, ancrés dans le réel mais aussi nourris de la créativité utopique sans laquelle l'émancipation humaine serait proprement impensable.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.