Fragments Philosophiques. Examen Comparatif des Idées Innées, des Facultés de l'Âme et de la Causali
Cousin Victor
CULTUREA
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EAN :9791043132384
Ce recueil d'essais philosophiques plonge au coeur des débats fondamentaux qui ont façonné la pensée moderne, explorant avec une rigueur analytique les questions persistantes de l'origine de la connaissance, la structure de l'esprit humain et les fondements de la métaphysique. L'ouvrage s'articule autour d'une analyse comparative approfondie des doctrines des figures emblématiques de la philosophie des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, offrant une perspective éclairée sur l'évolution des idées et des systèmes. Au centre de cette exploration se trouve la controverse séculaire des "idées innées", examinée à travers le prisme des théories de John Locke, qui défend l'empirisme et l'idée d'une âme comme "tabula rasa", et de Gottfried Wilhelm Leibniz, fervent défenseur de l'innéisme et des vérités nécessaires. Cette confrontation intellectuelle est enrichie par une étude critique de la philosophie d'Emmanuel Kant, dont la "Critique de la raison pure" révolutionne la compréhension des conditions a priori de la connaissance, médiatisant le rationalisme et l'empirisme en proposant une synthèse novatrice où l'entendement structure l'expérience. Le livre se penche également sur la complexité des "facultés de l'âme", détaillant les systèmes de penseurs tels que Pierre Laromiguière, qui décompose l'esprit en sensibilité, volonté et entendement, et les analyses de M. Cousin, qui s'attache à démêler les phénomènes psychiques comme la mémoire, l'imagination, le jugement et la raison. Ces discussions mettent en lumière la manière dont les philosophes ont tenté de cartographier l'architecture interne de la conscience, ses opérations et ses limites, depuis les conceptions cartésiennes de l'âme et du corps jusqu'aux approches plus nuancées de la psychologie philosophique. Un autre axe majeur de l'ouvrage est l'examen de la "cause efficiente" et de la causalité en général. Les contributions explorent les différentes interprétations de ce concept fondamental, depuis les idées innées de la causalité jusqu'à la critique sceptique de David Hume, qui remet en question la nécessité de la connexion causale, et les réponses apportées par des philosophes comme Maine de Biran. Cette section interroge la nature des rapports entre les phénomènes, la possibilité de connaître les causes ultimes et le rôle de la volonté et de la liberté dans l'action. A travers une série de préfaces, d'extraits commentés et d'analyses originales, l'ouvrage offre un panorama riche et nuancé des grandes questions métaphysiques et épistémologiques. Il invite le lecteur à une réflexion critique sur les notions d'essence, de substance, de temps, d'espace, de mouvement et de changement, telles qu'elles ont été appréhendées par les géants de la philosophie. L'éclectisme méthodologique permet de confronter les sensualismes aux spiritualismes, les rationalismes aux empirismes, et de comprendre les enjeux des synthèses proposées, notamment celle de Kant. Ce volume est une ressource indispensable pour quiconque souhaite approfondir sa compréhension des fondements de la philosophie moderne, des mécanismes de la connaissance humaine et des débats intemporels sur la nature de l'esprit et de la réalité.
Nombre de pages
404
Date de parution
07/02/2026
Poids
520g
Largeur
148mm
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EAN
9791043132384
Auteur
Cousin Victor
Editeur
CULTUREA
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20260207
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Victor Cousin (1792-1867), philosophe spiritualiste, est le père de l'école éclectique. Dans Philosophie écossaise, il s'emploie à analyser l'oeuvre des grands philosophes écossais (Reid, Smith, Hutcheson...), la pensée écossaise constituant pour lui un moment essentiel, bien que mal connu, de l'histoire de la philosophie.
Dans 'Du sang, de la volupté et de la mort', Maurice Barrès explore des thèmes profonds tels que la mort, la sensualité et le deuil. A travers une prose sombre et éclatante, il évoque la mémoire de Jules Tellier, un ami disparu, et médite sur la condition humaine. Le livre aborde également des réflexions sur l'art, la passion et la solitude, à travers des récits poignants et des portraits saisissants.
Présenter en aperçu l'histoire de ce grand mouvement de l'esprit humain qui nous éleva graduellement de la magie et de l'astrologie à la science moderne, tel est le but de ce petit ouvrage. On a écrit déjà plusieurs fois l'histoire de la magie. Les uns ont cherché dans l'ensemble de ces croyances chimériques des preuves à l'appui de leur solidité ; les autres n'ont voulu que nous inspirer un profond dédain pour tant de folies et d'absurdités ; nul n'a songé à tirer de la comparaison des faits un enseignement réellement philosophique, et à marquer les différentes phases par lesquelles a passé une science qui, toute chimérique qu'elle est, a été cependant le début nécessaire des grandes découvertes qui devaient en ruiner les fondements. Je tenterai de le faire. J'aurais pu accumuler bien des témoignages et grossir ce volume d'une foule de détails intéressants ; mais j'ai voulu me borner à indiquer la voie qu'a suivi l'esprit humain, et je n'ai demandé à mes lectures que les citations indispensables à la démonstration de la vérité. (A. Maury)
Pendant la guerre de 1870 une diligence est pleine de gens qui fuient l'armée prussienne ; au milieu des gens "honnêtes" et bien-pensants, se trouve "Boule de suif" , une prostituée que ses compagnons de voyage méprisent. La diligence est arrêtée dans une auberge par des soldats prussiens dont l'officier exige, pour la laisser repartir, les faveurs de "Boule de suif" . "Boule de suif" qui refuse d'abord par patriotisme, va-t-elle finir par accepter ? Ses compagnons de voyage lui sauront-il gré de sa rigueur patriotique ou de sa complaisance ? Ce court récit est le premier que Maupassant a publié (en 1880). Son maître, G. Flaubert, n'en avait pas jugé dignes ses écrits précédents.
La religion des Celtes constitue un système de pratiques et de croyances basé sur un panthéon mythologique, civique et philosophique des Celtes. Comme les autres peuples de la protohistoire/Antiquité d'Europe, les Celtes ont développé un système religieux polythéiste, dans le cadre duquel officiait la classe sacerdotale des druides. Cette religion s'est progressivement dissoute dans la culture de l'Empire romain à partir du ier siècle av. J. -C. , à l'exception de l'Irlande où la civilisation celtique a continué d'exister jusqu'à l'évangélisation de l'île au ve siècle. Le celtisme fait donc partie intégrante de la tradition occidentale. Les Celtes ont su résister aux invasions romaines, puis aux évangélisations chrétiennes en gardant leur identité principale, une forme originale de paganisme qu'incarnent les druides. Ces prêtres anciens, dont le temple était la nature, maîtrisaient les sciences de la vie, de la mort et de la magie. Ils honoraient les Dieux qui n'étaient pas encore humanisés. Leurs présences invisibles apparaissaient aux Celtes sous la forme d'animaux que les druides et les héros pouvaient reconnaître. Les récits et les épopées celtiques irlandais témoignent de ce panthéon vivant qui influence encore notre imaginaire. Le plus connu des dieux celtes à forme d'animal est le Minotaure, moitié homme et moitié taureau. Ce dieu primitif apparaît sur les enseignes romaines où il occupe le troisième rang après l'aigle et le loup, avant le cheval et le sanglier. Ces conceptions mythologiques constituent-elles une phase intermédiaire entre la notion plus ancienne des dieux à forme animale et la notion des dieux à forme humaine ? C'est la question que, dans son inventaire des figures mythologiques de la Gaule et de l'Irlande, se pose Henri d'Arbois de Jubainville. Il en conclut que, contrairement à l'opinion répandue chez les géographes et les historiens grecs, les druides n'enseignaient pas "la métempsychose pythagoricienne" mais d'autres rites racontés dans cet ouvrage richement documenté.