Les pratiques de classement et de taxinomie dans l'Antiquité gréco-romaine ont été bien étudiées. En revanche, les processus de déchéance, de déclassement et de réhabilitation ou de reclassement associés ont moins retenu l'attention des Antiquisants, à l'exception peut-être de la damnatio memoriae. L'objectif de cet ouvrage, issu en grande partie d'un colloque international organisé par l'équipe PLH-CRATA en avril 2019 à l'université Toulouse Jean Jaurès, est d'aborder, dans une approche inversée, ce qui motive les Anciens à rejeter ou mettre à l'écart d'un regroupement préalable - en d'autres mots à déchoir - un objet, une personne, un espace, une pratique, d'une position préalablement bien établie et reconnue de tous. Les modalités de déchéance, les circonstances et le cadre d'une réhabilitation (quand elle existe) ont particulièrement retenu l'attention des chercheurs français et étrangers. Appartenant à des disciplines différentes (histoire, histoire de l'art, anthropologie, archéologie), ils ont étudié des processus de déchéance associée ou non à une réhabilitation frappant des personnes, des objets, des espaces, voire des cités dans le monde grec comme dans le monde romain, et sur la longue durée. A travers ces analyses, ils interrogent l'existence de processus de réutilisation, de resémantisation, voire de résilience, bref les modalités d'une dynamique sociale au sein des mondes grec et romain.
Nombre de pages
452
Date de parution
05/06/2024
Poids
946g
Largeur
173mm
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EAN
9782356135995
Titre
Déchéance et réhabilitation dans l'Antiquité gréco-romaine. Espaces, personnes, objets
La deuxième édition, revue et enrichie, de ce manuel s'adresse à tous ceux qui ont besoin d'apprendre le latin de manière systématique et progressive (étudiants de lettres classiques, de lettres modernes, d'histoire, de philosophie, d'espagnol, d'italien...) et à ceux qui ont envie d'apprendre cette langue par eux-mêmes ou de consolider leurs connaissances. Il allie une présentation synthétique de la langue latine, réellement accessible au public d'aujourd'hui, à un éclairage stimulant des multiples aspects de la littérature et de la civilisation latines qui ont nourri notre culture. Une attention particulière est apportée aux genres littéraires fondateurs des littératures modernes : épopée, élégie, histoire, comédie... ainsi qu'à quelques auteurs majeurs de cette littérature. Réalisé par une équipe de cinq latinistes de l'Université Toulouse - Jean Jaurès, cet ouvrage est le fruit d'une longue pratique pédagogique, guidée par la passion... mais aussi par le pragmatisme. Les différents chapitres peuvent servir de support à un cours universitaire ou être travaillés de manière autonome. Ils offrent une approche graduée de la grammaire, allant à l'essentiel, assortie d'exercices corrigés, et permettent aux lecteurs de découvrir "la lumière des Lettres latines" (lumen litterarum Latinarum), selon l'expression de Cicéron.
Ce numéro de Pallas accueille deux dossiers : Le dossier 1 se donne pour but d'éclairer le rapport entretenu par les Anciens avec les sensations olfactives et gustatives, au travers de trois thèmes : les différentes méthodes pour retrouver les senteurs antiques ; les rôles que les goûts et les odeurs ont joués dans la sphère religieuse ; enfin, l'importance des goûts et des odeurs dans la conception de la santé chez les Anciens. Le dossier 2 relève des disability studies : il s'attache aux corps handicapés, malformés et infirmes, avec une attention particulière pour les embryons et les enfants - un champ de recherche encore nouveau pour les époques anciennes. La réflexion porte sur le vocabulaire utilisé pour nommer la différence physique et sur l'attitude des Anciens devant le handicap, celle-ci oscillant entre le rejet, l'élimination, et l'acceptation et l'intégration.
Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés. A l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana). Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric. Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule. Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers - historiques, géographiques, culturels, littéraires - et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.
Issu des XXIVe rencontres franco-italiennes sur l’épigraphie du monde romain, ce volume explore la place et l’usage des inscriptions au cœur urbain et architectural des cités du monde romain, sur le forum mais aussi sur son équivalent dans la partie hellénophone de l’empire, l’agora.L'étude des inscriptions est devenue inséparable de leur mise en contexte archéologique. Lieu stratégique au c'ur de la cité, scène de ses jeux de pouvoir et de ses enjeux de mémoire, la place publique est investie par des pratiques épigraphiques aux fonctions multiples : expression de l'évergétisme, célébration et hommages pour les notables, les protecteurs et le pouvoir impérial, mais aussi publicité des règlements, témoignage d'un quotidien institutionnel, jusqu'à l'expression individuelle à travers les graffitis... À travers des études de cas , les contributeurs du volume replacent les inscriptions dans leur contexte archéologique et historique mais aussi social, institutionnel et culturel afin de mieux comprendre et illustrer la diversité des usages de l'écrit sur la place publique.
Cet ouvrage est l'un des premiers travaux collectifs issus du projet ANR intitulé RIIG Recueil informatisé des inscriptions gauloises. Comme son nom l'indique, il s'inscrit dans la continuité d'un recueil en format papier antérieur, le Recueil des inscriptions gauloises (RIG), publié entre 1985 et 2002 comme supplément n.45 à la revue Gallia. Le projet du RIIG s'est attaché à mettre à jour et à enrichir les données publiées dans les volumes du RIG, I (textes gallo-grecs) et du RIG, II.1 (textes gallo-latins sur pierre) en les mettant à disposition de la communauté scientifique sur une plateforme informatique. Avec cet ouvrage, nous avons souhaité réaliser une synthèse problématisée de données disponibles concernant l'épigraphie lapidaire en gaulois transalpin et dépasser la notion d'inventaire. Notre propos vise donc à mieux comprendre en quoi l'épigraphie en langue gauloise sur pierre nous renseigne sur la structuration de la société celtique de Gaule transalpine entre le IIe s. a.C. et le Ie s. p.C. Cette synthèse rassemble le travail de plusieurs spécialistes, archéologues, épigraphistes, linguistes et historiens et constitue une monographie collective la plus à jour possible de nos connaissances actuelles sur ce dossier.