Thelma, Bilal, Stéphanie et Tom sont les témoins et les acteurs de la situation migratoire autour de la Manche. Lieu de passage et de traversée, seuil d'un eldorado au bout d'un long exil, ce bras de mer est pour chacun d'eux un véritable carrefour psychique, un endroit hautement contrôlé et un rêve devenu presque réalité. Pour ces individus, elle symbolise l'ultime étape d'un périple éprouvant, la frontière entre un passé difficile et un futur incertain, mais désiré. Antoine Courtecuisse est psychiatre sur la Côte d'Opale. Il est également membre du comité de rédaction de la revue Institution. Il est déjà l'auteur de plusieurs écrits : Histoire d'un sans-abri (Érès), J'aurai ma peau (La Baraque, coécrit avec Antoine Devos), Jimi - Parler autrement de toxicomanie (publié sur le site de la Fédération Addicto), Panne narrative (VST, coauteur), Poésie du suicide (Empan) et Attaches narratives (Institutions).
Nombre de pages
48
Date de parution
30/05/2024
Poids
73g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9791042301903
Titre
Manche
Auteur
COURTECUISSE ANTOINE
Editeur
VERONE
Largeur
148
Poids
73
Date de parution
20240530
Nombre de pages
48,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce livre est un récit à propos d'un homme vivant dans la rue. Au-delà de son quotidien et de la complexité de sa souffrance, l'histoire s'attarde sur la relation que Claude va tisser avec une travailleuse sociale, Christine, au sein d'un accueil de jour où il passe quotidiennement. La précarité reste souvent sans mot, sans lien, sans liaison. La loi du silence prédomine, en rapport à tous ces mots n'arrivant pas à signifier quoi que ce soit de l'ordre des capacités négatives, à savoir l'impuissance, l'incomplétude, l'inattendu, la résignation, l'embarras etc. Le défi ici est de dire quelque chose d'une existence précaire. Dans ce récit où l'auteur se met autant dans la peau de Claude que dans les rôles et fonctions de la travailleuse sociale, il est question d'accueil, de rencontre, d'ouverture à l'autre trop souvent perçu comme étranger à notre nature. Le lecteur est amené à percevoir les difficultés à nouer une relation avec quelqu'un de précaire, qui, au-delà des difficultés financières, a du mal à établir des liens. La partie romancée est complétée par des articles plus cliniques où l'auteur, responsable d'une équipe mobile psychiatrie/précarité, explique sa démarche et présente les différentes structures sociales impliquées dans le travail de rue.
Courtecuisse Antoine ; Devos Antoine ; Lebrun Thie
Monique : Un feu me sert de dossier. Chercher la croix. A moins que j'y sois. Au mieux je demande. Ma voix déraille lorsque je pose cette question à une dame. - Pardon, je n'ai pas compris Mademoiselle. - Non ce n'est pas grave. Pas la force d'insister. Je ne m'entends pas. Peut-être ne suis-je pas audible. En faisant le tour du carrefour, sous les sifflets grotesques des automobilistes, je retrouve le fameux panneau de tout à l'heure. Une éternité s'est écoulée. Jessie : Nous étions comme collés. Désormais nous sommes regardés. Elle me drague là ou bien ? Ai-je bien entendu ce qu'elle vient de dire à l'infirmière ? Le temps que je réalise, j'ai déjà blindé l'affaire. Je lui parle du cadre, du groupe de parole, de mon départ... Depuis, je me sauve, j'esquive. Force m'est-il de constater qu'il s'agit bien de cela. Dix ans après, j'en ris. A l'époque, je ne riais pas. Monique et Jessie, deux récits, deux voix, deux écrits pour dire combien l'autre n'existe pas seul. Deux adolescentes, deux psychiatres, une même peau. Préface de Thierry Lebrun.
Découvrez dans La fin des médecins, une enquête sociologique poignante, où Jean-Pierre Gicquel, infirmier et sociologue, dévoile les dessous d'un système de santé en mutation. À travers le combat de sa soeur contre les méandres de l'Assurance Maladie, il met en lumière les intrications complexes entre médecine, assurances et industrie pharmaceutique. La crise du COVID-19 n'a fait qu'exacerber cette réalité : la médecine est devenue une industrie guidée par des logiques assurantielles, où le calcul des risques l'emporte sur l'humain. Les médecins, autrefois prescripteurs, sont désormais éclipsés par les acteurs de la production et de la distribution des soins. Face à cette déshumanisation, l'auteur nous invite à repenser la relation soignant-soigné, à réaffirmer notre autonomie et à forger une alliance solide contre la maladie. Un plaidoyer pour une santé consciente et émancipée, destiné à un public averti, en quête de sens et de contrôle sur son bien-être. L'auteur, infirmier diplômé d'État avec une expérience en CHU et en soins psychiatriques, est aussi détenteur d'un DEA en Sociologie de la Santé de l'Université de Rennes II. Il a publié La Médecine, un mode de production industriel aux éditions Prophylaxies en 2021, alliant son expertise médicale et sociologique.