Au XVIIe siècle, la création en langue occitane, au théâtre, dans la poésie, dans la chanson, joue avec les formes culturelles héritées et une importance centrale est accordée à la mise en voix, à l’oralité, à la vocalité. Le résultat est original et surprenant.On l'ignore souvent mais le XVIIe siècle est un grand siècle de création artistique dans la langue d'oc, alors couramment employée par l'ensemble de la population dans le sud du royaume. Ces ?uvres, pour beaucoup oubliées de nos jours, témoignent d'un dynamisme paradoxal ? alors que triomphe la littérature de langue française ? et d'une étonnante originalité. Une des caractéristiques les plus frappantes réside dans l'usage qui est fait, quel que soit le genre pratiqué, de la vocalité. Les paroles, les voix plurielles de tout un monde se font entendre et, tout en connaissant et en respectant les conventions tacites qui régissent la vie artistique de leur temps, les créateurs de langue occitane jouent sur le décalage, le contrepoint, voire l'opposition plus ou moins directe. Le théâtre, joué dans la rue, comme à Béziers, ou en Provence en temps de carnaval, est le lieu d'élection de ces discordances mais on perçoit également ce primat accordé à la vocalité aussi bien dans la poésie que dans la chanson, religieuse ou profane. Une présence de la voix occitane qui se fait entendre jusque dans le Nouveau Monde.
Nombre de pages
200
Date de parution
20/11/2025
Poids
340g
Largeur
160mm
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EAN
9782810713509
Auteur
Courouau Jean-François
Editeur
PU MIDI
Largeur
160
Date de parution
20251120
Nombre de pages
200,00 €
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Au XVIIIe siècle, la poésie en langue occitane fait partie de la vie quotidienne. Elle est pratiquée dans les milieux populaires, à l'occasion de festivités, mais aussi au sein de l'élite cultivée, dans des milieux pourtant acquis à la maîtrise du français. Cette anthologie, la première du genre pour cette époque encore mal connue de l'histoire littéraire occitane, regroupe 80 textes, poèmes ou extraits de poèmes, traduits, présentés et annotés. Elle permet de mesurer la vitalité et la diversité d'une création poétique qui s'inscrit dans le vaste courant du rococo européen. Un esprit léger, un humour subtil, le mélange des genres, une grâce indéfinissable caractérisent une écriture qui en même temps, en posant un regard nouveau sur la réalité des travaux et des jours et en accueillant des formes empruntées à l'oralité ambiante, fait preuve d'une profonde originalité.
L'oeuvre de Denis Saurat constitue un cas singulier dans le champ de la création littéraire contemporaine en occitan. Né en 1890 à Toulouse de parents ariégeois, Saurat grandit dans le nord de la France. Agrégé d'anglais, universitaire, critique littéraire et spécialiste de poésie anglaise, il dirige l'Institut français de Londres de 1924 à 1945. Ce n'est qu'une fois retraité qu'il redécouvre, dans des circonstances assez mystérieuses, la langue occitane de ses parents qu'il identifie à celle de ses ancêtres cathares. Entre 1953 et 1958, il compose Encaminament catar, une fresque foisonnante en dialecte ariégeois. Dans ce texte établi, traduit et annoté par Jean-François Courouau se mêlent des influences éclectiques (poésie miltonienne et blakienne, mysticisme, ésotérisme, kabbale...) et se déploie une mythologie très personnelle. Tant par ses influences anglo-saxonnes que par les circonstances qui entourent sa conception, Encaminament catar s'impose comme une oeuvre fascinante, à la croisée des littératures britannique, française et occitane.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.