Le théâtre, c'est la rencontre d'un texte, d'une troupe et d'un public, le temps d'une représentation. Est-ce vraiment tout ? Que se passe-t-il le reste du temps ? Qui sont les acteurs ? Comment vivent-ils ? Pourquoi choisissent-ils certains textes, et pas d'autres ? Qu'est-ce qui les fait s'accrocher à ce métier magnifique et impossible ? Ce sont ces questions, et bien d'autres, que Claude Courchay rencontrera, lorsqu'il partagera l'existence de L'attroupement du festival d'Avignon au Théâtre national de Strasbourg. Il croisera l'existence de gens fous de leur travail, sachant mettre leur folie au service de cette passion : le théâtre. Il les observera, tâchant de monter, dans la salle close d'un théâtre national, ce Jules César de Shakespeare qu'ils avaient su faire triompher dans le cadre ouvert d'un festival "off".
Nombre de pages
224
Date de parution
13/10/1978
Poids
130g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070285846
Titre
Avec des coeurs acharnés
Auteur
Courchay Claude
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
130
Date de parution
19781013
Nombre de pages
224,00 €
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Claude Courchay, né en 1933 à Dakar, professeur pour la coopération, suspendu provisoirement de ses fonctions, se promène à travers le monde sans jamais se fixer, curieux des êtres et des événements qu'il juge avec brutalité, cynisme et tendresse. Il avait déjà publié : La vie finira bien par commencer en 1972, La Soupe chinoise en 1973 et Chroniques pour un cochon malade en 1974. On le retrouve dans ce nouveau récit, parlant de lui à la troisième personne au long de ses voyages qui le mènent d'Addis-Abeba au Yémen, de Djibouti à Aix-en-provence ou à Nice", Bulletin Gallimard, janv.-fév.-mars 1976.
À condition d'être traversés, le désespoir et le scepticisme d'un "dur" de la littérature se métamorphosent en foisonnante expérience. Le "journal" que poursuit rageusement Claude Courchay en est l'illustration : elle est explosive et cruelle, certes, parce que cyniquement plongée dans l'actualité de notre univers secoué. Mais l'oeil, l'oreille, l'écriture de l'auteur ont le don d'enregistrer et restituer tout ce que cet univers peut cacher de marginalités dramatiques ou honteuses - la drogue, le sexe, la politique -, ainsi que de grandeur et de verve. La Révolution de 68 l'a déçu. Alors il voyage sur toute la planète : l'U.R.S.S., le Laos, le Portugal, le Mexique, les U.S.A., le Québec, et même certains points chauds de la France sont ses postes successifs d'observation.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.