Édition établie et présentée par Roger Bruyeron Quelle fut la formation intellectuelle de Gustave Coubert ... Contrairement à une légende tenace en grande partie entretenue par le peintre lui-même Courbet ne fut pas un esprit fruste ou inculte. Ce dont témoignent ces Cahiers inédits, conservés dans les archives du Musée national de l'Éducation de Mont Saint-Aignan, c'est que Courbet a reçu une culture classique complète (littérature, langues anciennes, philosophie). Pendant l'année scolaire 1837-1838, l'élève Courbet a suivi le cours de Charles Bénard, jeune agrégé de philosophie, disciple de Victor Cousin. Il a pris des notes et les a complétées après le cours, comme le lui demandait son professeur. Courbet a été ainsi initié à la philosophie par la pensée éclectique qui régnait alors. Ces leçons ont permis au peintre aussi bien qu'à l'homme de comprendre les débats de son temps, voire d'y participer pleinement. La publication de ces textes, outre qu'elle enrichit notre perception du peintre, révèle ce qu'était l'enseignement de la philosophie en classe terminale au dix-neuvième siècle et montre que l'esprit du programme de 1832 n'est pas très éloigné de celui qui est encore en vigueur aujourd'hui.
Nombre de pages
146
Date de parution
14/09/2011
Poids
209g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782705680251
Titre
Cahiers de philosophie
Auteur
Courbet Gustave
Editeur
HERMANN
Largeur
148
Poids
209
Date de parution
20110914
Nombre de pages
146,00 €
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Présentation : " Le titre de réaliste m'a été imposé comme on a imposé aux hommes de 1830 le titre de romantiques. Les titres en aucun temps n'ont donné une idée juste des choses ; s'il en était autrement les oeuvres seraient superflues. Sans m'expliquer sur la justesse plus ou moins grande d'une qualification [...], je me bornerai à quelques mots de développement pour couper court aux malentendus. J'ai étudié, en dehors de tout esprit de système et sans parti pris, l'art des anciens et l'art des modernes. Je n'ai pas plus voulu imiter les uns que copier les autres [...]. J'ai voulu tout simplement puiser dans l'entière connaissance de la tradition le sentiment raisonné et indépendant de ma propre individualité. Savoir pour pouvoir, telle fut ma pensée. Etre à même de traduire les moeurs, les idées, l'aspect de mon époque, selon mon appréciation, être non seulement un peintre, mais encore un homme, en un mot faire de l'art vivant, tel est mon but. " Gustave Courbet. Des grands peintres français, Courbet compte sans doute parmi ceux qui pâtissent encore d'une approche trop simpliste ou réductrice. On a dit de lui qu'il était réaliste, comme si cela suffisait à résumer l'immense richesse de son oeuvre. La publication de ses textes, depuis longtemps indisponibles lorsqu'ils n'étaient pas inédits, permet de mieux comprendre son travail, sa psychologie et sa pensée.
Moi, qui crois que tout artiste doit être son propre maître, je ne puis pas songer à me constituer professeur. Je ne puis pas enseigner mon art, ni l'art d'une école quelconque, puisque je nie l'enseignement de l'art, ou que je prétends, en d'autres termes, que l'art est tout individuel, et n'est pour chaque artiste, que le talent résultant de sa propre inspiration et de ses propres études sur la tradition. J'ajoute que l'art ou le talent, selon moi, ne saurait être, pour un artiste, que le moyen d'appliquer ses facultés personnelles aux idées et aux choses de l'époque dans laquelle il vit.
Aucune époque ne saurait être reproduite que par ses propres artistes, je veux dire les artistes qui ont vécu en elle. Je tiens les artistes d'un siècle pour radicalement incompétents à reproduire les choses d'un siècle précédent ou futur, autrement dit à peindre le passé ou l'avenir. C'est en ce sens que je nie l'art historique appliqué au passé".
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.