Coulon Jean-Michel ; Cohen-Solal Annie ; Mellor Ba
GOURCUFF GRADEN
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EAN :9782353403011
Voyageur passionné, le peintre Jean-Michel Coulon s'est rendu à plusieurs reprises aux Etats-Unis et en Italie. C'est l'occasion pour l'artiste d'écrire des nombreuses lettres à différentes personnes de sa famille dans lesquelles il commente ce qu'il voit. Rédigée avec soin et vivacité, cette correspondance abondante ponctue tout ses voyages. Entre 1955 et 1956 il se rend aux Etats-Unis en bateau et effectue un voyage de deux mois dans le nord du pays qui le mène de New York à Washington, Boston, Buffalo, Cleveland et Chicago. C'est un témoignage précieux sur l'Amérique des années cinquante sur laquelle Jean-Michel Coulon porte un regard attentif et curieux. Il n'hésite pas à décrire le mode de vie américain en épinglant ses excès et ses paradoxes, même s'il reste fasciné par l'irruption de la modernité dans la vie quotidienne. Il s'attache à décrire un nouveau monde en pleine ébullition dont l'énergie et le dynamisme l'impressionnent. C'est entre 1960 et 1971 qu'il visite régulièrement l'Italie et commente ses voyages de façon vivante et parfois acerbe. Il se rend dans toutes les villes du nord de l'Italie, puis à Rome, Naples et le long de la côte amalfitaine. Il découvre le sud d'une Italie encore très tournée vers son passé et décrit avec beaucoup d'esprit les étranges dysfonctionnements de la vie quotidienne. On sent chez lui le regard d'un artiste dont la palette va s'imprégner progressivement des atmosphères des villes, de la lumière des paysages, et des couleurs de ce qu'il voit, que ce soit les masses imposantes des gratte-ciels américains ou la palette variée des fresques italiennes, et bien sûr les oeuvres inestimables des musées. Ces Lettres sont un témoignage rare et précieux qui permet de mieux appréhender l'oeuvre d'un artiste secret qui a consacré toute sa vie à sa peinture.
Sous la forme d'un dialogue vivant, accessible à un large public et construit autour de quelque soixante-dix questions, les auteurs nourrissent une réflexion rationnelle et très moderne, fondée sur une triple argumentation: éthique, juridique et scientifique, à distance de toute forme de sensiblerie anthropomorphique et compassionnelle. [...] L'ouvrage se veut être aussi, en filigrane, un hymne à la vie sous toutes ses formes et un appel à son respect pour la survie et le bien-être des hommes comme de toutes les autres espèces animales."
Le contenu de ces Mélanges rejoint la riche personnalité de leur destinataire. Serge Guinchard fut avant tout un excellent professeur, au talent et à la rigueur appréciés par des générations d'étudiants, ainsi qu'un formateur dynamique pour tous les professionnels du droit. Auteur infatigable, il a rédigé un nombre impressionnant d'ouvrages et d'articles de référence, tous caractérisés par une réflexion souvent avant-gardiste et toujours pragmatique et tolérante, dans des champs disciplinaires les plus variés. Serge Guinchard a d'abord excellé dans le domaine de la justice et de ses institutions. Le présent ouvrage s'en fait l'écho, qui contient des contributions permettant de méditer les leçons du passé, mais aussi de répondre aux problématiques actuelles d'accès à la justice ou de réparation de ses erreurs, et d'envisager de vraies réformes pour améliorer la qualité de l'institution judiciaire. Serge Guinchard est ensuite un authentique processualiste, dont les conceptions humanistes ont imprégné la théorie générale du procès, tant civil que pénal. Ces Mélanges en restituent l'esprit. Ils traduisent le caractère transversal de sa réflexion, en analysant les principes fondamentaux présidant à tout contentieux, faits de loyauté contradictoire, de recherche du juste, d'impartialité du juge' Ils permettent de dresser un vaste panorama des nombreuses questions sur lesquelles il a apporté sa réflexion, dressant ainsi le portrait d'un " seigneur de la procédure ".
L'islam apparut dans une Arabie peuplée de divinités et de djinns, auxquels les devins, poètes et guérisseurs avaient recours pour infléchir le destin des hommes. A partir du VIIIe siècle, une forme de magie savante, inspirée des héritages mésopotamiens, grecs, et indiens suscita l'engouement des califes et des élites. Cinq siècles plus tard, une autre voie, "la science des lettres et des carrés magiques", trouva un maître en la figure du soufi maghrébin, al-Buni, auquel fut attribué un immense corpus promis à une importante postérité. Jean-Charles Coulon nous invite à découvrir ici un ensemble de sources indispensables à la compréhension de ce savoir fascinant au confluent de plusieurs traditions. Il montre comment les traditions magiques arabes se sont adaptées à l'évolution des savoirs promus par les hautes sphères du pouvoir tout au long du Moyen Age.
Farah Pahlavi, impératrice d'Iran, est l'une des personnalités parmi les plus remarquables de notre époque. Jeune étudiante aux Beaux-Arts de Paris, Farah Diba devient à vingt et un ans en décembre 1959 l'épouse du Shah d'Iran. Mère de quatre enfants, elle partage les grandes heures et les vicissitudes du règne de Mohammad Reza. Elle accomplit à ses côtés une oeuvre sociale et culturelle considérable et l'accompagne ou le représente dans de nombreux déplacements officiels à l'étranger. Son action lui vaut d'être couronnée par le Shah en 1967, première épouse d'un souverain dans un pays musulman attestant aux yeux du monde entier un progrès éclatant de la condition féminine. Après la révolution iranienne survenue en 1979 et la mort du Shah, malgré des circonstances dramatiques, le décès de deux de ses enfants, et les rigueurs de l'exil, Farah Pahlavi défend sans relâche la mémoire de son mari et de son règne et maintient une présence constante auprès de son fils Reza. Sa dignité et son courage lui valent le respect et l'adhésion de très nombreux Iraniens jusque dans son pays malgré les menaces persistantes d'une dictature obscurantiste et cruelle. Pour la première fois et avec de nombreuses images inédites, elle ouvre pour nous l'album de sa vie assorti de ses commentaires manuscrits.
René Bégué (1887-1987), est à l'origine de Rébé, dont les broderies vont alimenter les créateurs dans le domaine de la haute couture pendant plus d'un demi siècle. René Bégué est un dessinateur de grand talent et un coloriste génial, animé par le goût du faste qui a appris son métier auprès de Poiret et Paquin. Andrée Pichard, que René rencontre au début des années 1920 et qui deviendra son associée et sa femme, a commencé sa carrière comme modiste et possède une excellente connaissance des tissus et a un don particulier pour un agencement et désinhibé des matières. Ensemble ils forment un duo exceptionnel qui va irriguer les plus grandes maisons de haute couture de créations éblouissantes. Rébé est une véritable pépite de la haute couture et du patrimoine textile français, encore inconnu du grand public mais dont le nom résonne comme un mythe chez les couturiers, plus de cinquante ans après la fermeture de l'atelier. En étudiant les croquis, échantillons, les photographies, les modèles conservés dans les archives privées et publiques, l'auteur, Nadia Albertini, retrace pour nous cette histoire fascinante. Pour cela, elle a puisé ses sources dans les magazines de mode de l'époque (Vogue, L'Officiel de la Mode, Harpers' Bazaar, etc.), dans les archives laissées par Rébé au musée des Arts Décoratifs de Paris, au musée du Pays rabastinois, dans celles conservées par les maisons Balenciaga, Dior, Fath, Givenchy, Lanvin, Roger Vivier, Swarovski, Yves Saint Laurent... Nadia Albertini est historienne de la Mode. Elle-même brodeuse, elle collabore avec les plus grandes maisons de couture actuelles... Les recherches qu'elle a menées sur Rébé depuis presque vingt ans l'ont également conduite à rencontrer neuf des anciens collaborateurs du maître brodeur. Leurs témoignages nous plongent dans l'ambiance des ateliers des métiers d'art de l'époque et nous éclairent sur les méthodes et techniques uniques en usage alors.
Hesse Jean-Pascal ; Martin-Raget Gilles ; Cardin P
Havre de paix, terre promise mais secrète, au coeur de la Provence, le Lubéron dispense mieux qu'ailleurs ses paysages, sa nature et ses hommes. Forteresses médiévales, églises romanes et châteaux de la Renaissance dominent des villages accrochés sur les hauteurs ou posés dans les petites vallées bucoliques : Gordes, l'abbaye de Sénanque, Ménerbes, Lacoste, Bonnieux ou Lourmarin sont autant de noms qui enchantent et qui symbolisent cette région des splendeurs. Terre de vin et de bories, c'est une contrée où les hommes ont vécu et vivent encore en harmonie avec une nature si privilégiée... Au détour d'un chemin, entre une vigne et une pinède, des hôtes ouvrent leur porte, et les paysages déploient leur fastueuse lumière. Richement illustré; véritable flânerie à travers les plus beaux villages et paysages du Lubéron, cet ouvrage est une invitation à la découverte d'une région célèbre et pourtant mal connue.