Ecrire de soi. Mme de Genlis et Isabelle de Charrière au miroir de la fiction
Coüasnon Marguerite de ; Brouard-Arends Isabelle
PU RENNES
17,00 €
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EAN :9782753522046
Au coeur de la Révolution française, deux écrivains, Isabelle de Charnière et Mme de Genlis, proposent à leurs lecteurs émigrés une voie médiane, entre les valeurs d'une noblesse sur le déclin et celles d'une société en mutation rapide. Cette voie médiane se construit en référence à la figure de Jean-Jacques Rousseau, dont l'aura est sans pareille. Comme lui, elles adoptent une démarche rarement suivie de leurs contemporains, qui consiste dans le refus des opinions extrêmes et de l'esprit de parti. Proposant un idéal à atteindre pour les émigrés, elles ouvrent la porte à une valorisation du rôle des femmes, capables d'éduquer les enfants comme les adultes. Aussi leur représentation de mentors et d'écrivains féminins interroge-t-elle le bouleversement de l'époque, et le rôle qu'elles-mêmes espèrent tenir dans la nouvelle configuration sociale. Or, elles sont parfaitement conscientes que ces nouvelles fonctions qu'elles entendent exercer se heurtent aux conceptions rousseauistes de la femme qui régissent la société postrévolutionnaire. Les femmes de fiction sont façonnées aux idéaux de leurs créatrices : éducatrices, mères, elles sont aussi femmes d'esprit et défendent leur identité d'écrivain. A l'orée du XIXe siècle, qui verra triompher la figure dérisoire de la "femme auteur", Mmes de Genlis et Charrière font preuve d'une singulière modernité en encourageant les femmes à suivre leur exemple.
Nombre de pages
300
Date de parution
28/02/2013
Poids
432g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753522046
Titre
Ecrire de soi. Mme de Genlis et Isabelle de Charrière au miroir de la fiction
Auteur
Coüasnon Marguerite de ; Brouard-Arends Isabelle
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
432
Date de parution
20130228
Nombre de pages
300,00 €
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Diable ! Mais d'où sortent toutes ces histoires, d'où proviennent toutes ces lettres ? Ces phrases tracées à la plume ou au crayon sur un beau papier portant chiffre ou bien ce qui reste vierge au bas d'une autre lettre, sur l'envers d'un faire-part ou au crayon de bois sur un quelconque papier d'emballage. Sous enveloppe timbrée, chacune à fait son chemin dans un sac, sur les rails, derrière une machine à vapeur, à fait sonner le battant de laiton de la boite à lettres, est passée ensuite au fil du coupe papier pour être lue, parfois laborieusement déchiffrée et remise dans son enveloppe puis laissée de côté sur un coin de table, éventuellement dressée en évidence sur la cheminée. Certaines ont trouvé quelques occasions d'être relues, comme on partageait les nouvelles avant que n'apparaisse l'onglet "partager" au coin de nos pages contemporaines. On recopia parfois celles qui rapportaient des évènements importants... Chacune, croyant avoir achevé sa tâche, a un jour rejoint la pile de ses congénères qui fut ficelée. Petits paquets, serrés dans des cartons poussiéreux, elles dormaient toutes, les unes sur les autres dans le désordre de l'inattention, oublieuses du dernier regard et de la dernière main qui les avait pliées, rassemblées avec un vague d'inattention. Elles ne se savaient pas le précieux pointillé, l'éclairage premier des mémoires endormies, le tissu fragile qui jointe entre elles les histoires colportées par les générations. Dans un oubli salutaire elles furent conservées comme faisant partie des murs.
Faites entrer quantité de petits grains dans votre assiette ! Des plus classiques (épeautre, seigle, sarrasin...) aux plus exotiques (quinoa, amarante, fonio, teff), les céréales d'aujourd'hui enrichissent vos repas en bons nutriments et en saveurs originales. Pour vous guider dans vos choix : Un inventaire des céréales et toutes les formes disponibles aujourd'hui : farines, flocons, grains concassés... Les techniques de cuisson appropriées : à l'eau bouillante, en pilaf, risotto, porridge ou vapeur... Pour les adeptes du " fait-maison ", des conseils et astuces pour apprendre à moudre sa farine, fabriquer des flocons, rouler son couscous ou préparer un pain essénien. Et pour trouver l'inspiration, une cinquantaine de recettes originales et gourmandes : Velouté de flocons de riz et de châtaigne ; Croquettes au kasha ; Couscous de millet aux légumes racines ; Barres d'avoine maison ; Dessert à la polenta, pomme et poire ; Boisson glacée à l'orge...
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A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.