Les paradoxes de l'écriture. Sociologie des écrits professionnels dans les institutions d'encadremen
Coton Christel ; Proteau Laurence
PU RENNES
17,00 €
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EAN :9782753520158
La montée en puissance de la logique gestionnaire dans les administrations publiques confronte les professionnels à la multiplication des procédures d'évaluation et au renforcement de la codification des écrits liés à l'exercice quotidien de leur travail. Militaires, policiers, magistrats, greffières, surveillants pénitentiaires, observateurs européens des lieux d'enfermement, travailleurs sociaux et médecins étudiés ici, tous déplorent cet accroissement des écrits standardisés qui réduit considérablement le temps consacré aux fonctions " nobles " du métier. La multiplication des procédures d'écriture, passage obligé de la reddition de compte, est d'autant plus condamnée qu'elle touche des professions qui ont un rapport paradoxal à l'écrit. La figure du terne bureaucrate plane comme un stigmate à tenir à distance. Paradoxe en effet puisque ce commis aux écritures tant moqué maîtrise un capital nécessaire non seulement à la réalisation du travail lui-même et à son contrôle, mais aussi à la mobilité des trajectoires professionnelles. L'écriture est de fait centrale dans les carrières. Celui qui n'y a pas accès reste un simple exécutant, alors que celui qui la mobilise conformément aux normes de sa profession possède un atout essentiel dans les luttes de placement. Grâce à la diversité des terrains mobilisés, les auteurs réunis dans cet ouvrage dévoilent les paradoxes de l'écriture professionnelle. Outil privilégié du New Public Management, elle reste une ressource essentielle dans la division du travail et dans les stratégies de mobilité et de distinction des professionnels.
Nombre de pages
262
Date de parution
21/06/2012
Poids
406g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753520158
Titre
Les paradoxes de l'écriture. Sociologie des écrits professionnels dans les institutions d'encadremen
Auteur
Coton Christel ; Proteau Laurence
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
406
Date de parution
20120621
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262,00 €
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Alors que la lutte contre le terrorisme nous habitue toujours plus à la présence de militaires dans l'espace public, et que certains en appellent à l'armée pour "recadrer" et "remotiver" la jeunesse déshéritée, on en sait en réalité bien peu sur cette institution. Cet ouvrage, fruit d'une enquête par immersion en milieu officier, nous ouvre les portes d'un univers encore méconnu et en renouvelle les cadres d'analyse tout à la fois sociologiques et politiques. On découvre une institution étonnante traversée par des conflits et des rapports de force qui nous éclairent sur la violence ordinaire du monde social.
Maxime Coton réunit dans Le geste ordinaire une suite de poèmes qui construisent un lien père-fils d'une grande intensité. Comme dans le film éponyme (qui sort en parallèle du livre), le fils parle du travail du père, du regard qu'il porte sur l'usine, les camarades, l'engagement... Il y a parfois de l'incompréhension entre ces deux-là, il y a surtout une connivence dans la pudeur et la force de l'amour filial. Ce sont des mots francs, simples, dénués de tout apprêt. S'esquisse alors le portrait d'un homme discret, d'un ouvrier qui dans le silence des gestes quotidiens transmet à son fils des outils pour vivre. Les gravures de Laurence Léonard, par leurs contrastes francs, rythment les pages et offrent un décor aux mots du poète.
Six histoires se succèdent dans ce recueil et tracent autant de destins de femmes. Qu'elles soient petites filles, jeunes amoureuses, grands-mères, elles peuplent les villes, les campagnes ou les digues de leurs doutes et de leurs passions. Loin de toutes compromissions et avec lucidité, elles avancent dans le quotidien, attentives aux éclats de lumière qui donnent à la vie tout son prix. Porté par une écriture soignée, tantôt sauvage, tantôt évanescente, Maxime Coton nous livre autant de portraits que de paysages. Il use de l'art de la nouvelle comme d'un trousseau de clés qui ouvrent sur une multitude de mondes.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.