Etudier la parole, enseigner les langues. Paul Rivenc (1925-2019)
Coste Daniel ; Escudé Pierre
LAMBERT-LUCAS
30,00 €
Epuisé
EAN :9782359353631
Quelle langue française allait-on enseigner, en ce début d'après-guerre, aux étrangers de France et d'ailleurs qui souhaitaient l'apprendre ? La langue des Françaises et des Français d'aujourd'hui, bien sûr ! D'où l'idée proposée par Aurélien Sauvageot et George Gougenheim, mise en oeuvre par Paul Rivenc, de les enregistrer au magnétophone pour savoir en quoi consiste au juste notre "langue parlée". Cette enquête linguistique sans précédent, objet d'oppositions violentes de tous bords politiques, conduira à l'élaboration du Français Fondamental. Seuls cinq linguistes de renom (Charles Bruneau, Pierre Fouché, Robert-Léon Wagner, Georges Matoré et Emile Benveniste) participent à l'entreprise. Cette première collecte d'un grand corpus oral inaugure une nouvelle ère et affecte en profondeur les sciences du langage. Avec le linguiste et phonéticien croate Petar Guberina - dont la rencontre à Paris est une des grandes scènes primitives de la didactique contemporaine - Paul Rivenc va révolutionner l'enseignement du français et des langues, la pédagogie, la méthodologie, la formation. Ses travaux ont accompagné le renouveau de la diffusion du français dans le monde dès les années 1960. Ils sont de ceux avec qui le FLE commence. Le présent ouvrage, hommage à Paul Rivenc de quelques-uns qui l'ont connu, est une contribution à l'histoire de la didactique des langues et un éclairage précieux sur ses enjeux au prisme d'un de ses protagonistes majeurs.
Nombre de pages
256
Date de parution
10/04/2022
Poids
330g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782359353631
Titre
Etudier la parole, enseigner les langues. Paul Rivenc (1925-2019)
Auteur
Coste Daniel ; Escudé Pierre
Editeur
LAMBERT-LUCAS
Largeur
155
Poids
330
Date de parution
20220410
Nombre de pages
256,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les langues sont au c'ur de l'éducation. La prise en compte par l'École de la pluralité et de la variation linguistiques est d'importance centrale ; non seulement pour l'accès aux connaissances, le développement des compétences, l'ouverture à la diversité des cultures, mais aussi en vue de la construction identitaire des jeunes et du vivre ensemble en société. C'est pourquoi, dans le cadre des enseignements et des dispositifs institutionnels existants, il importe de dégager les voies d'une éducation langagière plus intégrée...
Le terme éducation plurilingue et interculturelle a reçu une certaine notoriété, en particulier grâce au Conseil de l'Europe. Mais il demeure souvent une finalité vague. Dans ce volume, les experts européens qui ont contribué à élaborer et à faire connaître ce projet éducatif en donnent une analyse détaillée et mettent en évidence ses lignes de force et sa complexité. On aborde aussi sa mise en oeuvre dans le cadre scolaire, car cette perspective plurilingue est nécessaire au développement personnel et à la diversification du répertoire de langues de chaque apprenant. Et dans des sociétés de plus en plus multilingues, une éducation plurilingue et interculturelle est indispensable à la cohésion sociale et à la vie démocratique.
La notion d'interculturalité a connu depuis les années 1980 un succès remarquable, au point d'être devenue incontournable en didactique des langues et dans de nombreuses autres disciplines. Cette expansion du terme dans divers champs a provoqué des réductions de ses significations et de ses usages, qui en limitent la portée à des "relations humaines harmonieuses malgré les différences culturelles et linguistiques". L'ojectif de ce volume est de replacer le concept au centre de la compréhension des dynamiques et des tensions sociales, parce que les altérités en sont constitutives. Il s'agit, dès lors, de lui restituer une portée fondamentale et des fonctions transversales d'intervention de terrain.
Pourquoi l'enseignement en basque progresse-t-il au Pays basque espagnol ? Parle-t-on encore malais à Singapour ? Qui étudie en français aujourd'hui en Algérie ? L'estonien est-il menacé en Estonie ? Pourquoi la France n'a-t-elle pas ratifié la Charte des langues régionales ou minoritaires ? Et en Inde, pourquoi des parents choisissent-ils de scolariser leurs enfants en anglais ? Ces interrogations, parmi d'autres, émergent de la lecture du numéro 70 de la Revue internationale d'éducation de Sèvres consacré au choix des langues d'enseignement. Elles montrent qu'à l'évidence, ce choix est une question éminemment politique, qui dépasse largement le cadre des politiques éducatives. Les dix études qui composent ce dossier portent sur des contextes aussi différents que l'Algérie, le Burkina Faso, les Comores, l'Es- tonie, la France, l'Inde, le Paraguay, le Pays basque espagnol, Singapour, et la politique du Conseil de l'Europe. Elles font apparaître le constat suivant : aujourd'hui, le choix de la langue d'instruction n'est plus seulement le fait des pouvoirs publics ou des politiques officielles. Il subit désormais l'influence de facteurs et d'acteurs multiples, qui manifestent plus ou moins, selon les contextes, leur adhésion à une politique commune ou au contraire cherchent à la contourner. Des stratégies de différenciation sociale sont mises en place par des groupes aux intérêts divers, pour répondre aux enjeux du monde contemporain : employabilité et circulation professionnelle, obligation de résultats, privatisation et diversification de l'offre de formation, ou encore affirmation identitaire et reconnaissance de langues minoritaires dans la scolarisation. Partout l'arrivée en force d'acteurs nouveaux dans les débats, qu'il s'agisse des pouvoirs politiques régionaux, des parents, mais aussi des organisations internationales, change la donne, y compris au niveau des systèmes éducatifs.
Vygotsky est un génie ! " Cette affirmation d'Alexandre Romanovitch Luria prend tout son sens aujourd'hui qu'est enfin redécouverte dans toute son ampleur l'oeuvre de l'auteur de Pensée et langage. En dix ans de carrière scientifique (1924-1934), ce psychologue qui était aussi éducateur, critique d'art et épistémologue, a formulé un ensemble de propositions théoriques et méthodologiques qui restent d'une brûlante actualité. Dans son analyse de la crise de la psychologie, dans son affirmation de l'origine sociale des fonctions psychiques supérieures, dans l'accent porté sur le rôle des significations verbales se développe une pensée d'une profondeur et d'une exigence rares. Une pensée décapante aussi, dont la psychologie devra s'inspirer pour atteindre enfin son objet et son autonomie.
Les textes des comptes des châtelains et des cellériers des seigneurs de Thoire et Villars, qui constituaient un chartrier aujourd'hui dispersé, sont importants pour l'histoire du département de l'Ain. La présente édition a été établie à partir des micro-films des documents des Archives d'Etat de Turin déposés aux Archives départementales de l'Ain. Il s'agit d'un registre de comptes portant sur les années 1336-1352/1353 et concernant tous les revenus de la seigneurie pendant cette période. Ces documents sont, pour l'essentiel, écrits en francoprovençal, la langue vernaculaire. Les possessions héréditaires des Thoire-Villars, qui recouvraient globalement le Haut-Bugey, dit Terre de Montagne, et une partie de la Dombes et qui leur venaient des Villars, sont divisées en châtellenies. L'édition des comptes des fiefs de Cerdon et du Barrioz contribue à une meilleure compréhension de l'économie de l'époque, des pratiques comptables et budgétaires, et rapporte un ensemble de termes désignant les savoir-faire liés aux différentes activités de la vie médiévale. Les comptes étant datés et localisés, les données qu'ils contiennent le sont également de façon précise ; la langue qui en rend compte est riche en matériaux mal connus ou inconnus des lexicographes. Ces textes apportent également des éléments intéressants la connaissance des microtoponymes, des anthroponymes et, en particulier, des noms de familles issus des activités alors pratiquées. La situation géographique de ces textes et leur date d'écriture en font un témoignage précieux et inédit au coeur d'une époque troublée. Centre de recherche des langues et cultures d'Auvergne-Rhône-Alpes, l'Institut Pierre-Gardette (IPG) - anciennement Institut de linguistique romane - est spécialisé dans l'étude des parlers francoprovençaux et occitans et sur la variation géographique du français. L'IPG s'appuie sur l'unité de recherche "Confluence : sciences et humanités" (EA 1598) de l'Université catholique de Lyon.