
Le symptôme
La psychanalyse a révolutionné la manière de concevoir le symptôme. Tandis que du point de vue médical le symptôme n'est qu'un écart pathologique vis-à-vis de la norme, Freud a su reconnaître en lui un compromis résultant d'une conflictualité psychique. En découvrant qu'une satisfaction sexuelle se joue toujours à l'ombre du désagrément subjectif, Freud a pu sortir de l'opposition entre le normal et le pathologique et tirer le fil de l'analogie processuelle entre le symptôme, le rêve et les actes manqués. Le symptôme est un point de départ fécond de la cure, il s'inscrit d'emblée dans la dynamique transféro-contre-transférentielle. La psychanalyse a donc pour effet de "valoriser" le symptôme, d'en faire une création du sujet inconscient dont la signification est à la fois individuelle et intersubjective. La tendance actuelle serait de mesurer l'efficacité thérapeutique à la capacité de faire disparaître les symptômes perturbateurs en éludant leur signification subjective. Il importe d'autant plus de faire valoir la portée de l'écoute psychanalytique des symptômes dans ses différentes dimensions, non pas pour se satisfaire de leur persistance, mais pour articuler leur existence à des réalités psychiques singulières et travailler à la possibilité d'autres modalités créatives, moins coûteuses psychiquement.
| EAN | 9782130789109 |
|---|---|
| Titre | Le symptôme |
| Auteur | Costantino Charlotte ; Fejtö Kalyane ; Havas Rolan |
| Editeur | PUF |
| Largeur | 125 |
| Poids | 248 |
| Date de parution | 20181017 |
| Nombre de pages | 254,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Cliniques N° 1 : Contenance et soin psychique
Costantino CharlotteAvant que s'inaugure un travail d'élaboration du sens que peut revêtir l'arrivée en institution et des conflits inconscients qui président à ce moment souvent aigu et désordonné, l'institution doit d'abord se faire réceptacle et conteneur des expressions aiguës des personnes " hébergées ", le plus souvent en état de crise, dans une grande déshérence psychique ou somatique, dans une nécessaire mise à l'abri. L'institution qui assure cette fonction d'accueil et de contenance devient le lieu fécond où une conflictualité psychique peut se faire jour, en ce qu'elle permet aux forces en présence de se rencontrer et de se dire sur la scène institutionnelle, afin qu'un travail de transformation puisse s'amorcer. La notion de contenance semble donc constituer un véritable enjeu dans le champ du soin institutionnel. Les dispositifs de soin constituent autant d'espaces propices à recevoir les expressions multiples des personnes accueillies et assurent la continuité de l'enveloppe institutionnelle d'accueil, en même temps, qu'ils focalisent des mouvements antagonistes et conflictuels, individuels et collectifs qui n'auront de cesse de travailler, d'éprouver, de déformer la " membrane " de cette enveloppe conteneur... A travers leurs expériences cliniques au sein de structures de soins diverses, les auteurs qui contribuent à ce numéro montrent l'importance de cette notion dans le cadre du soin institutionnel et comment elle entre en résonance avec d'autres notions porteuses comme celles de différenciation, de rythmicité, d'espace, de temps, d'accueil psychique, d'identification, d'appropriation subjective, de holding institutionnel, de survivance ".ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,50 € -

Cliniques N° 2 : De l'effraction au traumastisme
Costantino CharlotteL'effraction traumatique commence souvent là où les capacités de liaison de l'appareil psychique individuel ou groupal sont débordées, laissant ce dernier dans un état de sidération, d'effroi, de grande détresse... De la brèche à l'invasion débordante, de l'effraction du pare-excitation à sa mise hors-circuit, lorsque psyché et soma sont effractés, désunifiés, désintriqués : comment l'Institution et ses protagonistes font-ils face ? Quel destin pour ce temps suspendu qui ne parvient pas à reprendre son cours ? Que penser de ce moment marqué qui n'arrive plus à s'écouler ? Comment contenir cette surchauffe qui surcharge et submerge les appareils à penser et les dispositifs de soin ? A travers leurs expériences cliniques au sein de structures de soins diverses, les auteurs discutent cette notion et donnent à voir une clinique où il s'agit souvent d'accompagner individu et institution à reprendre le cours de leur histoire après l'arrêt brutal qu'impose le plus souvent la brèche effractante.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,50 € -

Cliniques N° 3 : Les enjeux de la pluridisciplinarité
Costantino CharlotteFace aux multiples expressions de la souffrance, l'institution propose une pluridisciplinarité thérapeutique des soins qu'elle dispense : individuelle, groupale, médicale, psychologique, rééducative... Pluralité des approches, diversité des regards portés sur la personne dans le souci d'une clinique au cas par cas respectant la singularité de chacun... L'approche plurielle est aussi ce qui nourrit la dynamique de soin et préserve les institutions d'une trop grande uniformité/conformité. Mais si la diversité est féconde, elle peut aussi devenir le lit de la fragmentation thérapeutique où chaque approche devient hermétique aux autres et s'isole ou au contraire, semer la confusion des rôles et des places et alimenter l'insécurité identitaire: la pluridisciplinarité doit donc aussi s'inscrire dans une suffisante complémentarité, dans la cohérence et le respect d'une certaine continuité, seules garanties pour les patients de retrouver l'unité perdue dans la désorganisation interne qu'ils traversent. La notion de pluridisciplinarité implique donc une co-disciplinarité, c'est-à-dire la co-existence des savoirs, des expériences, des compétences des différents acteurs de la scène institutionnelle, même si, au-delà de la diversité des supports théoriques et des pratiques, la ligne d'horizon doit rester commune à tous.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,50 € -

Cliniques N° 4 : De la perte au renoncement
Costantino CharlottePertes, deuils et renoncements rythment l'existence depuis la naissance jusqu'à la fin de la vie et constituent des étapes fondatrices de l'identité de chaque individu. Qu'elle soit perte de l'autre, perte de soi ou perte en soi, qu'elle renvoie à des deuils imposés ou à des deuils nécessaires, qu'elle soit réelle ou fantasmée, elle touche l'individuel comme le collectif, et tout clinicien est confronté quotidiennement, dans sa rencontre au patient, à cette question de la perte. Ce travail de deuil est plus ou moins facilité ou entravé en fonction de la résonnance en chacun de l'épreuve de la perte c'est-à-dire en fonction de son histoire et de son fonctionnement psychique. Ainsi, de la tristesse à la douleur intense, de l'agrippement désespéré à l'objet perdu au possible renoncement, la traversée de cette épreuve se décline de diverses façons et montre de multiples visages cliniques et formes psychopathologiques. Mais pertes et deuils portent également en eux les germes de mouvements mutatifs et féconds : ils peuvent être porteurs d'une dynamique motrice de changement, éloignant le sujet des affres de la répétition mortifère. Les voies thérapeutiques telles que proposées par une institution de soin peuvent être l'occasion d'une ouverture vers une reprise d'un processus, vers de nouveaux investissements.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,50 €
Du même éditeur
-

Les dépossédés de l'open space. Une critique écologique du travail
Lederlin FannyRésumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".EN STOCKCOMMANDER19,90 € -

1815. Fin de l'âge des révolutions ?
Thibaud ClémentAnnée fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.EN STOCKCOMMANDER17,00 € -

Du FN au RN. Les raisons d'un succès
Lehingue Patrick ; Pudal BernardAnatomie d'un parti sulfureux Le succès du Rassemblement national n'est plus à démontrer, tant ses récents résultats électoraux en témoignent. Pour comprendre cette percée frontiste, il faut remonter aux causes structurelles et aux phénomènes de longue durée démantèlement de l'Etat social, mutations du système scolaire, disqualification des intellectuels traditionnels (scientifiques, instituteurs, syndicalistes...) au profit des "imposteurs" de toutes sortes, enfin, réémergence et progression des idées nativistes Mais un paradoxe demeure si la présence frontiste est de plus en plus centrale, elle est presque indépendante de toute véritable implantation sociale. Comment une organisation partisane aussi fragile a-t-elle pu capitaliser de tels succès électoraux ? Pourquoi, en Europe occidentale, la France est-elle le seul pays dans lequel une formation d'extrême droite parvient à rassembler, sans interruption depuis 1984, au moins un électeur sur dix - souvent beaucoup plus Cet ouvrage offre une synthèse historique inédite de ce parti, en même temps qu'il tente de résoudre l'énigme de sa réussiteEN STOCKCOMMANDER24,99 € -

La démocratie des crédules
Bronner GéraldComment naissent les fake news, les théories du complot, les légendes urbaines ? Quelles personnes sont-elles susceptibles d'y croire ? Dans cet ouvrage regorgeant d'exemples, Gérald Bronner analyse les mécanismes sociologiques, ainsi que les biais cognitifs qui nous mènent à tirer des conclusions hâtives ou erronées, et à persister à y croire. Un ouvrage complet, passionnant et éclairant !EN STOCKCOMMANDER21,00 €
De la même catégorie
-

Le divan des femmes
Roudinesco ElisabethEpouses ou amantes des hommes qui composèrent le premier cercle psychanalytique, les femmes durent batailler ferme pour se faire une place dans un univers qui n'avait pas été conçu pour elles, puis s'imposer progressivement comme cheffes d'écoles et créatrices de nouvelles approches de l'inconscient. Les découvertes, les débats, les controverses qui furent originellement alimentées par l'étude des symptômes et des souffrances de toutes ces anonymes sont racontées ici avec science et pédagogie au long d'un récit passionnant, hommage de l'historienne de la psychanalyse à l'engagement de toutes ces femmes, qu'elles soient devenues célèbres (de Lou-Andréa Salomé à Françoise Dolto) ou demeurées dans l'ombre. Depuis le berceau viennois de la découverte freudienne, la saga se déploie dans le monde entier - Berlin, Saint-Pétersbourg, Londres, Paris, New York, Buenos Aires, Rio de Janeiro -, chaque ville générant son lot de personnalités d'exception (patientes ou thérapeutes) et d'avancées cliniques majeures auxquelles les femmes ont pris une part décisive. Chacun, chacune aussi, au terme de cette lecture bouleversante, reconnaîtra sa dette.EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Que faire de la différence des sexes ?
Hefez Serge ; Bongrand Régis ; Caraman FrancineComment se représenter un "vagin d'homme" , un "pénis de femme" , un homme "enceint" ? Quid des théories sexuelles infantiles ? Les assignations sexuelles habituelles façonnent des catégories d'homme et de femme actuellement bousculées par de nouveaux usages de la sexualité et des identités sexuées. La sexualité est à sa manière une "fabrique du genre" . Comment le psychanalyste peut-il rencontrer et écouter un sujet transgenre sans être assailli par un flot de représentations susceptible d'entraver son écoute ? Seule l'interrogation du contre-transfert, qui relève tout autant de l'inconscient de l'analyste, de sa filiation théorique, que de son inscription dans le socius et dans l'histoire, peut constituer une boussole pour avancer dans le travail analytique. Plusieurs psychanalystes (Régis Bongrand, Francine Caraman, Kalyane Fejtö, Caroline Thompson) et un professeur de littérature (Pierre Zoberman) engagent un dialogue avec Serge Hefez à partir de ses propositions.EN STOCKCOMMANDER16,00 € -

La psychologie de masse du fascisme
Reich WilhelmRédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.EN STOCKCOMMANDER11,15 € -

Pourquoi m'as-tu abandonné(e) ? Sortir de l'angoisse d'abandon, cesser d'être victime
Bouchoux Jean-CharlesRésumé : On ne cesse de parler des pervers narcissiques, mais les victimes ? Que sait-on d'elles ? Il ne faudrait pas oublier que ce sont elles qui souffrent, elles qui viennent consulter, elles qui doivent s'en sortir ! Pourquoi reste-t-on si souvent accroché à ce qui nous fait du mal ? Pour Jean-Charles Bouchoux, à l'origine, on trouve l'angoisse d'abandon. Les pervers narcissiques utilisent chez leurs victimes cette peur pour renforcer leur emprise. Qu'est-ce alors que cette angoisse ? A quelle occasion se met-elle en place et comment fonctionne-t-elle ? Pourquoi ne nous quitte-t-elle pas ? Comment éviter d'y replonger ? Un livre empli de sagesse qui nous invite à lâcher prise et prendre de la hauteur, à ne plus craindre de devenir adulte, autonome, libre.EN STOCKCOMMANDER7,50 €
