Angelergues Jacques ; Muldworf Laurent ; Perrin-Co
PUF
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EAN :9782130863250
La légitimité de la psychanalyse, entre idéalisation et résistanceLa pensée psychanalytique est à l'origine d'une remarquable évolution des lieux de soins : elle a fait renaître la psychiatrie de l'enfant et est aux fondements de la psychothérapie institutionnelle et d'une vision désaliénante de la psychiatrie. Soutenant l'élaboration en équipe des enjeux inconscients, du transfert et des vécus projectifs, elle promeut dans la clinique quotidienne la richesse et la nécessité d'approches thérapeutiques pluridisciplinaires. Cependant l'idéologie du tout biologique ou du tout comportemental sous-estime aujourd'hui l'intérêt des regards croisés et pluriels sur une même clinique. En conséquence, les apports de la psychanalyse suscitent souvent des réactions passionnelles, entre idéalisation et résistance, parfois jusqu'à la remise en cause de la légitimité de sa présence dans l'institution. Les restrictions budgétaires comme l'hostilité des autorités de santé à son égard compliquent son inscription dans la vie institutionnelle. Mais la psychanalyse reste bel et bien vivante dans le travail en institution ! Sans se renier, elle évolue. Toujours en débat avec elle-même et les autres courants de pensée, à l'écoute de la clinique contemporaine, elle ne cesse d'enrichir son corpus théorico-clinique et d'adapter ses dispositifs. Ce volume qui fait le point sur l'héritage et trace les perspectives d'avenir prouve qu'en un temps où elle n'a jamais été si contestée, la présence de la psychanalyse dans l'institution n'a jamais été plus nécessaire pour une approche humaniste de la souffrance psychique.
Nombre de pages
224
Date de parution
06/11/2024
Poids
222g
Largeur
124mm
Plus d'informations
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EAN
9782130863250
Titre
Institutions désenchantées
Auteur
Angelergues Jacques ; Muldworf Laurent ; Perrin-Co
Editeur
PUF
Largeur
124
Poids
222
Date de parution
20241106
Nombre de pages
224,00 €
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L'époque valorise les réponses rapides et ciblées aux problèmes les plus divers : quoi de plus légitime, en effet, que de soulager le plus efficacement et le plus rapidement possible des maux qui nous accablent ? Dans le même temps, des notions économiques comme la rentabilité, autrefois marginales dans le champ de la santé, pèsent d'un poids nouveau dans l'organisation des dispositifs de soins. La santé mentale n'échappe pas à cette tendance. Pourtant, le temps est une donnée incontournable dans le développement psychique : les premiers apprentissages, les premiers pas, les premiers mots, les débuts de la vie sociale... Ce premier numéro de la collection " l'enfant, la psychiatrie et le psychanalyste " dresse un éloge de la durée et refuse le dictat de l'urgence. Il faut du temps pour que se développe le travail psychique, du temps pour investir de nouvelles modalités de fonctionnement, du temps pour qu'évoluent les rapports du sujet à son milieu familial... Souligner la valeur de la durée, c'est défendre une dimension fondamentale du vivant.
Faire du plaisir un principe régulateur n'a rien à voir avec un point de vue hédoniste. Freud décrit un appareil psychique chargé de réguler les états de tension interne, déclenchés par les besoins instinctuels. C'est le principe plaisir / déplaisir : la recherche de la satisfaction est celle de la réduction du déplaisir. Il note pourtant en 1920 que "certaines expériences de déplaisir sont contraintes à la répétition, ce qui donc passe outre au principe de plaisir". La sexualité montre que la recherche de satisfaction ne se confond pas avec la réduction des tensions et qu'elle peut aussi se mettre au service de la pulsion de mort. Par sa capacité de liaison, le masochisme érogène peut devenir un gardien de la vie. Le principe de plaisir est un levier de l'élaboration psychique, mais il faut aussi reconnaître dans la cure la place de la répétition et le rôle du masochisme érogène.
Angelergues Jacques ; Maurice Claire ; Tirilly Ann
Le mouvement au c'ur même du fonctionnement mentalFreud a d'abord pensé la latence comme une période située entre la crise ?dipienne et l'adolescence, caractérisée par un relatif silence pulsionnel. C'est « l'âge de raison », propice à l'épanouissement du Moi. Les idéaux se développent ; les intérêts se tournent vers la compréhension du monde extérieur, favorisant les apprentissages. D'intenses investissements narcissiques contribuent à la constitution de l'identité personnelle. Au-delà, le suspens de la réalisation des v?ux ?dipiens détermine un écart temporel organisant le diphasisme de la sexualité humaine. Ces désirs sont mis «en latence» jusqu'à ce que la puberté les ravive, et les remanie dans le meilleur des cas, pour ouvrir sur une sexualité adulte tournée vers l'extérieur du milieu familial. D'autres auteurs ont par la suite exploré les processus latentiels, prototypiques du fonctionnement en après-coup, à l??uvre à tous les âges de la vie, en particulier dans la cure. Au point que l'élargissement d'une capacité de mise en latence, en appui sur la réserve interprétative de l'analyste, a pu apparaître comme une visée du travail psychanalytique tant elle favorise le fonctionnement du préconscient. Cette capacité témoigne de l'investissement du mouvement psychique et du développement d'un plaisir de penser en attente de configurations définies.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.