Chez Michel Cossec, pas de naturalisme, de réalisme, pas de tableaux exotiques, les paysages traversés sont issus de la trajectoire de l'auteur, du tissage humain qui fait les rencontres, la flagrance de la nécessité : dans les sentes des Montagnes Noires ou de Casamance, le promeneur tient à jour le journal de sa vie, ses angoisses, ses désirs et son émerveillement à écrire. L'ombre est partie prenante. Voyage initiatique sans cesse renouvelé, pôles réinventés, exprimés, imprimés sous la langue. Rien d'aléatoire dans les axes de lecture. Mélodies sourdes, arias ciselés dans la césure du souffle et des horizons du mètre : entre soupirs et illumination les frontières s'estompent, le silence est cependant toujours scandé". - Jean-Claude Chenut
Nombre de pages
98
Date de parution
19/10/2023
Poids
135g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140485343
Titre
D'ouest en ouest, En/quête
Auteur
Cossec Michel ; Chenut Jean-Claude
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
135
Date de parution
20231019
Nombre de pages
98,00 €
Disponibilité
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Les coquillages, compagnons silencieux de notre enfance, nous suivent à travers les âges. Mais qui sont-ils vraiment, entre la palourde qui se cache et l'huître qui s'expose avec audace ? Ce recueil met en lumière l'huître, fière et résistante, qui, même blessée, offre aux femmes les plus précieuses des perles. D'autres coquillages, tout aussi fascinants, viennent magnifier la femme dans ses splendeurs, amplifiant la beauté et la force de son être.
La mer, tellement au-delà des hommes, porte l'épave en errance. On finit par vivre / sur les berges du vertige / horizon sans l'avenir/ figé. Ce fond de noirceur et de désespoir est traversé par des incantations lumineuses qui révèlent toute la vigueur poétique de Michel Cossec. Il faut refaire le monde (...) s'enfermer d'exil à bras-le-corps/ sur un fin fond d'étoiles vives (...) Alors l'aube serait d'un recommencement. Mais tour à tour resurgit l'ambivalence entre vie et mort, entre femme idéale et femme faste/tueuse. Michel Cossec expose des champs associatifs riches qui apportent au lecteur images et sonorités exotiques.
Il s'agit ici d'un très beau chant à l'adresse d'une grande proximité de l'auteur avec un lointain si présent que les terres inconnues autant que les êtres de la nature deviennent étrangement familiers. (...) L'écriture par son exigence de fidélité à ce qu'elle inspire, tient en grande rigueur la langue française et recouvre sa pleine dimension poétique à travers la métaphore sans cesse taraudée par le courage de ses naufrages". Philippe Tancelin
Des tons, des nuances, des notes, l'arpège lexical chez Michel Cossec engendre le rythme et le temps de la phrase. Le poème s'inscrit dans une architecture [qui] provoque [une] lecture en profondeur, loin des habitudes linéaires : on n'échappe pas à la mise en scène du texte, à sa ponctuation au sabre, à sa scansion. Il y a aussi ces mélodies essentielles, visages, corps rêvés, inventés dans la caresse du miroir, où l'aparté dialogue avec le silence, et la possibilité du hasard. Jean-Claude Chenut Ici là on... va... "On" est un [marcheur] qui erre une fois retirée la mer, les paysages de sable-sang et eau mêlés. Il reste un paroxysme du dire qui échoue au silence. S'entend le souffle par toutes les anfractuosités...La typographie est un autre passage pour l'écoute des déchirures-rages de la langue cherchant les lisières du poème. En ce recueil est convoquée l'émergence de langues des plus profondes résonances avec le rythme des saisons. Philippe Tancelin