Notre société a oublié que la forêt avait et a toujours pour vocation de produire du bois, qu'il fut longtemps la seule Source de chaleur et un matériau de première importance. La forêt étai(aussi considérée comme un espace nourricier. On y traquait les bêtes fauves et le menu gibier. On y menait paître les chevaux et les bovins. On y prenait des herbes, des champignons. On y cueillait des fruits. Cet héritage-là, oui, nous l'avons gardé : nous voyons ainsi dans la Foret une étendue qui fournit des biens précieux, un couvert qui abrite le bien suprême : la liberté. Et pourtant, l'emploi de ses richesses fut toujours plus ou moins réglementé : gare à qui les dérobait ! Et pourtant, les hors-la-loi, infâmes larrons ou pauvres persécutés, s'y regroupaient. Voilà le legs de nos ancêtres. Le monde contemporain a recueilli ces perceptions, les modifiant, les amputant. La Forêt demeure le vert paradis, des amours enfantines ou non. Elle devient le terrain de prédilection des sportifs. A l'aube du XXIe siècle, d'après les sondages, elle ne serait plus une formidable machine à fabriquer du bois. Au mieux semble-t-elle purger l'atmosphère du gaz carbonique. Mais le lien entre les deux n'est pas vu, à savoir le cycle du carbone. L'homme moderne accepterait de dispenser ses forêts de tout prélèvement. Il prêche ainsi le bon exemple, lui qui gémit sur les forêts tropicales et défend ce poumon qu'offrirait l'Amazonie. L'industrie réclame des grumes, des panneaux, des papiers ? Qu'on les importe ! Les immenses forêts nordiques ne sont-elles pas là pour ça ? Avec cette conception simpliste, les forestiers canadiens et scandinaves ont de beaux jours devant eux, alors que les sylviculteurs français éprouvent des inquiétudes croissantes, qu'ils soient propriétaires publics, collectifs ou particuliers. Eux voudraient bien que leurs efforts pour entretenir et améliorer les bois soient enfin reconnus et correctement rétribués. La Forêt suscite donc plus que jamais des images contradictoires. Leur écheveau demeure complexe, embrouillé, et c'est sur sa structure que le présent ouvrage invite à réfléchir. Comment voyons-nous la forêt, les forêts ? Quels éléments sont privilégiés ? Pourquoi les représentations en font-elles un étrange kaléidoscope, un puzzle éclaté ?
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Nombre de pages
401
Date de parution
03/05/2000
Poids
638g
Largeur
155mm
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EAN
9782738453525
Titre
La forêt. Perceptions et représentations
ISBN
273845352X
Auteur
Corvol Andrée ; Arnould Paul ; Hotyat Micheline
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
638
Date de parution
20000503
Nombre de pages
401,00 €
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Pour l'homme d'aujourd'hui, les bois représentent la liberté. Il ne doute pas que ses ancêtres y circulaient et en vivaient sans la moindre contrainte. Et en effet autrefois, la forêt s'offrait aux cultures, fournissait le bois de chauffe et le bois d'oeuvre, nourrissait les bêtes et sauvait les villageois quand tout allait mal. Mais cet équilibre entre agriculture et forêt se détériore dès le milieu du XVIIIe siècle, lorsque les autorités découvrent que la forêt constitue un capital. Les paysans ne sont plus traités en producteurs mais en prédateurs et en ennemis de l'arbre. Eux pour qui la forêt signifiait abondance se révoltent. Leur opposition aux pouvoirs publics ne cessera qu'avec l'exode rural. Dans le même temps, les élites prennent conscience de la vulnérabilité de l'environnement et s'ouvrent à une sensibilité nouvelle : l'arbre devient l'élément constitutif du paysage. La forêt n'est plus l'espace des paysans. Elle dépend des citadins et ceux-ci l'adaptent à leurs besoins. Ces ruptures sont à l'origine des préoccupations écologiques contemporaines. Depuis plus d'un siècle, l'arbre s'est imposé comme l'antidote du monde industriel. L'Etat doit intervenir pour protéger les milieux naturels et non pour favoriser leur exploitation économique. De fait, les grands débats nés autour de la politique forestière du XIXe siècle sont plus actuels que jamais : libéralisme ou dirigisme ? Privatisation ou nationalisation ? La forêt est le miroir de la société. Andrée Corvol, agrégée de l'Université et docteur ès Lettres, chercheur au CNRS est l'auteur de L'Homme et l'Arbre sous l'Ancien Régime(Economica). Elle prépare un ouvrage sur l'économie des sciences de la Nature en Occident.
L'arbre grandit et grossit, dépérit, brûle ou casse (on l'a encore constaté en janvier 2009 dans le Sud-Ouest de la France). Ces phénomènes reflètent le nombre des années ou la colère des cieux. Voilà 400 millions d'années qu'il démontre ses capacités évolutives. Il connaît le sort de tous les vivants: l'éloignement des anciens conditionne le développement des jeunes - leçon de tout temps difficile à admettre. Mais si les individus meurent, l'espèce demeure. Pourtant, inerte, l'arbre semble immuable, immortel même. Son espérance de vie excède celle des hommes et des animaux. Comment imaginer qu'un sujet si familier puisse disparaître? Comment ne pas honorer un individu très vieux? Comment ne pas lui attribuer des pouvoirs extraordinaires? Comment ne pas conserver, parfois à tout prix, ce témoin de notre existence? Il la rappellera peut-être lorsqu'elle sera éteinte. Jadis, les arbres furent des dieux ou des messagers. Naguère, ils fournissaient de quoi soulager les gens souffrants, combattre les maladies, éviter le malheur, obtenir le bonheur. Hier encore, en plantant un arbre, l'homme célébrait la naissance et le mariage; il espérait la prospérité de la famille et la tranquillité de l'au-delà. Mais aujourd'hui, victimes des pollutions et des déboisements, les arbres n'écartent plus tous les maux de la terre: ils les dévoilent. Sans conteste, l'arbre est un objet d'histoire fascinant. Cette histoire-là, trop mal connue du public, réserve des surprises innombrables et est souvent plus prenante que celle de beaucoup de personnes ou de collectivités humaines. Biographie de l'auteur Directrice de recherche au CNRS, présidente du Groupe d'histoire des forêts françaises (CHEF), spécialiste de l'histoire des forêts et de la place du bois dans la civilisation occidentale, Andrée Corvol a déjà publié, chez Fayard, en 1987, L'Homme aux bois. Histoire des relations de l'homme et de la forêt (XVIIe - XXe siècle).
On a tenu des congrès sur l'Eau au plan international comme au plan national dès la fin du XIXe siècle. Tous insistaient sur le rôle de la forêt dans la lutte contre l'érosion et la régularisation des climats. C'était le signe d'une mobilisation sans précédent, car l'opinion publique avait été sensible aux calamités météorologiques, celles des Etats-Unis, avec les grands froids des années 1880, et celles des inondations en Europe dont la facture restait à payer. Depuis lors, les travaux des spécialistes ont nuancé les conclusions hâtives qu'on prononça alors et l'on avança des hypothèses nouvelles, mais non moins pessimistes. En la matière, peu importait que les travaux relèvent des sciences de l'Homme ou de la Terre. Qu'en est-il aujourd'hui de notre connaissance des phénomènes anciens et actuels ? Sommes-nous moins ou plus catastrophistes que nos ancêtres ? En effet, voilà longtemps qu'on associe Eau et Arbre : on sait qu'un grand ligneux a besoin, pour survivre et prospérer, de mobiliser les réserves hydriques du sol et que ses exigences varient selon l'espèce, la station, la saison ; on sait aussi que ces données changent quand l'arbre n'est pas isolé, mais immergé dans une société d'arbres où interfèrent faune et flore. Cela conditionnait les plantations et les reboisements. Pourtant, on eut du mal à en prendre conscience. Or ces plantations, ces reboisements, on les faisait pour lutter contre les conséquences des inondations, tel le ravinement des sols, la destruction des maisons, la ruine des villages de haute montagne. Dans la période retenue, XIIIe-XXIe siècle, l'ouvrage privilégie sept axes : 1. Protéger et valoriser les zones humides 2. Conserver et améliorer la qualité de l'eau 3. Employer l'eau pour éteindre et prévenir les incendies 4. Connaître les exigences en eau des essences forestières 5. Réduire les ravages de l'eau sur les pentes et dans la plaine 6. Évacuer les excédents d'eau en forêts trop humides ou/et submersibles 7. Exploiter la force et la hauteur de l'eau pour assurer le transport des bois
Certains arbres retiennent l'attention par leur âge ou par leur taille. Objets d'admiration, ils participent à la description d'un paysage, au repérage d'un site, à l'estimation d'un terrain. En effet, comment dissocier les Vosges de leurs sapins, le Forez de ses douglas ou la Provence de ses cyprès; l'Espagne de ses oliviers, la Toscane de ses pins ou le Japon de ses mélèzes ? Pourtant, il en est davantage qui correspondent à des plantations contemporaines qu'à des peuplements historiques. Combien de temps s'écoule-t-il avant que les unes et les autres soient regardés avec le même intérêt ? Mieux, avec la même affection ? Car l'appropriation, la défense et l'entretien d'un paysage sylvicole demandent plusieurs générations. Ce serait une erreur que d'attacher une image positive à tout panorama forestier. L'image l'est en fonction d'une histoire familiale et d'une mémoire collective. Car, avant d'être réserves ligneuses, les espaces forestiers furent réserves foncières, époque qui a laissé des traces. De fait,le paysage aimable reflète la présence humaine et le paysage inquiétant, son absence. Ce subtil dosage entre Nature et Culture fait l'objet du présent livre.
Pourquoi n'ai-je plus de désir alors que je l'aime toujours ? Pourquoi le désir s'épuise-t-il ? Quelles sont les conséquences pour notre couple ? Comment se retrouver ? Perçue comme indispensable à l'équilibre du couple, la sexualité y occupe pourtant une place mal estimée. Les couples qui pratiquent des activités sexuelles sans désir réciproque, "pour faire plaisir ou pour rassurer", finissent paradoxalement par malmener leur lien. Le désir s'épuise et l'expression de la tendresse s'amenuise. Une distance émotionnelle se forme en semant te doute sur ta stabilité du couple. Ce processus de désengagement intime se nomme te burn-out sexuel. Ce livre fait le point sur tes attentes psychologiques, relationnelles, culturelles et sociales qui pèsent sur la sexualité des couples. A partir de témoignages et d'une analyse systémique de l'intimité des couples, la sexualité peut être redéfinie comme le fruit d'une relation réinvestie et non plus comme une ressource acquise et inépuisable. Libérés des contraintes du désir à tout prix, tes couples peuvent retisser un lien apaisé et à nouveau propice aux plaisirs d'être ensemble.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Plongez dans l'univers passionnant de l'intelligence artificielle grâce à cet ouvrage à la fois accessible et complet. Que vous soyez débutant, curieux ou professionnel, vous y découvrirez une exploration approfondie des données, véritable carburant de l'IA, ainsi qu'un voyage captivant à travers son histoire. Les multiples visages de l'IA - apprentissage automatique, réseaux de neurones, IA générative - y sont expliqués de manière claire et structurée. Chaque chapitre s'appuie sur des cas concrets, des exemples réels et des réflexions sur les enjeux éthiques et sociétaux liés à ces technologies. L'ouvrage se conclut par une réflexion stimulante sur le futur de l'IA et ses impacts possibles, tout en constituant un guide essentiel pour mieux comprendre cette révolution technologique. Partez à la découverte de l'IA et percevez comment elle transforme déjà notre présent et pourrait bien façonner notre avenir.
Enfin un livre qui présente la langue et la culture ukrainiennes. Certes, l'ukrainien est une langue slave écrite avec l'alphabet cyrillique, mais les différences avec le russe sont nombreuses et l'intercompréhension n'est pas spontanément possible entre locuteurs des deux langues. Cet ouvrage présente aussi bien un rappel de l'histoire de l'Ukraine que des caractéristiques de la grammaire de l'ukrainien, des éléments de conversation courante, des textes typiques de la culture ukrainienne et toutes les explications souhaitables sur les thèmes les plus divers de cette culture (noms de personnes et de lieux, instruments de musique, etc.). Quelques textes bilingues ainsi que des lexiques ukrainien-français et français-ukrainien complètent cet ouvrage.