Sextus Empiricus, médecin et philosophe du ne siècle de notre ère, nous présente la voie pyrrhonienne pour atteindre le bonheur. Afin d'être heureux, il faut être sceptique: s'abstenir de tout jugement, de toute croyance. Mais peut-on vivre sans rien croire? Si oui, peut-on, en particulier, parler/communiquer? Ce livre est consacré à la question de la cohérence du scepticisme radical proposé par Sextus. Dans la première partie du volume, nous nous demandons si, de manière générale, le sceptique peut agir; dans les deuxième et troisième parties, s'il peut maîtriser une langue. Du point de vue exégétique, notre but est de présenter une analyse détaillée des textes de Sextus les plus pertinents pour la vie linguistique du pyrrhonien. Avec cette monographie, la première consacrée à ce sujet, nous nous proposons de combler une lacune dans la littérature dédiée au scepticisme antique. Du point de vue philosophique, nous avons voulu comprendre et présenter, à l'aide de quelques études de philosophie contemporaine, l'une des formes les plus fascinantes du scepticisme grec.
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Date de parution
09/11/2009
Poids
340g
Largeur
215mm
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EAN
9782711622443
Titre
SCEPTICISME ET LANGAGE
ISBN
2711622444
Auteur
CORTI
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
340
Date de parution
20091109
Nombre de pages
0,00 €
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Une collection pour apprendre en s'amusant ! Votre enfant pourra s'exercer grâce au feutre effaçable. Après avoir terminé une page, un petit coup de chiffon et hop, il sera prêt à recommencer !
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Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Quand on a pris les soins nécessaires pour conserver au corps sa force et sa vigueur, pour le mettre en état d'obéir aux ordres de l'âme elle-même, afin que en toute occasion, elle ne donne son consentement qu'à ce qui est conforme à la dignité et à l'excellence d'une créature raisonnable"
Résumé : Les religions ont une histoire, qui n'est pas celle de la Bible. Elles trouvent leur origine dans les passions des hommes. De là, on conclut aisément qu'en matière de religion le culte importe plus que le dogme, que le polythéisme précéda le théisme qui en dériva, et que les maux générés par celui-ci sont pires que ceux causés par celui-là. La question d'une " pure " religion reste en suspens, sachant qu'aucune religion révélée ne peut invoquer en sa faveur un témoignage assez fort ni aucune religion philosophique se reposer sur une démonstration qui soit certaine.