José Corti: un être rare, inconnu ou presque du grand public. Mais un modèle: l'éditeur qui n'a jamais publié ce qu'il n'aimait pas. Et il n'aimait que l'écriture la plus haute, la création la plus aiguë, la littérature la plus noble (Gérard Guillot, Le Figaro). Quand on écrira l'histoire de José Corti qui, à sa manière si différente de celle de Gaston Gallimard, de Bernard Grasset, de Robert Gallimard ou de Robert Denoël, restera dans la littérature, on notera sans doute ce délicieux anachronisme d'un grand raffiné qui a voulu maintenir sa passion des livres hors des circuits dévastateurs de l'argent-roi (Jean-Marie Rouant, Le Quotidien). Toute la démarche de José Corti est une célébration de la lecture. Il la servit par les poèmes et les récits sur lesquels il apposa son label "Rien de commun il la servit par des textes d'analyses qui sont de véritables sésames des grandes oeuvres. Hostile non seulement à tout ce que Gracq avait dénoncé dans son pamphlet La Littérature à l'estomac, mais à toutes les techniques de mercantilisation et de vulgarisation du livre, il apparaissait, dans le milieu éditorial parisien, comme une sorte de dernier des Mohicans (Jacques de Decker, Le Soir)."
Date de parution
01/08/1989
Poids
360g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782714300454
Titre
Souvenirs désordonnés. (....-1965)
Auteur
CORTI JOSE
Editeur
CORTI
Largeur
142
Poids
360
Date de parution
19890801
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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José Corti: un être rare, inconnu ou presque du grand public. Mais un modèle: l'éditeur qui n'a jamais publié ce qu'il n'aimait pas. Et il n'aimait que l'écriture la plus haute, la création la plus aiguë, la littérature la plus noble (Gérard Guillot, Le Figaro). Quand on écrira l'histoire de José Corti qui, à sa manière si différente de celle de Gaston Gallimard, de Bernard Grasset, de Robert Gallimard ou de Robert Denoël, restera dans la littérature, on notera sans doute ce délicieux anachronisme d'un grand raffiné qui a voulu maintenir sa passion des livres hors des circuits dévastateurs de l'argent-roi (Jean-Marie Rouant, Le Quotidien). Toute la démarche de José Corti est une célébration de la lecture. Il la servit par les poèmes et les récits sur lesquels il apposa son label "Rien de commun il la servit par des textes d'analyses qui sont de véritables sésames des grandes oeuvres. Hostile non seulement à tout ce que Gracq avait dénoncé dans son pamphlet La Littérature à l'estomac, mais à toutes les techniques de mercantilisation et de vulgarisation du livre, il apparaissait, dans le milieu éditorial parisien, comme une sorte de dernier des Mohicans (Jacques de Decker, Le Soir)."
« Dans le vol onirique, si nous revenons au sol, une impulsion nouvelle nous rend aussitôt notre liberté aérienne. Nous n'avons à cet égard aucune anxiété. Nous le sentons bien, une force est en nous et nous connaissons le secret qui la déclenche. Le retour vers la terre n'est pas une chute, car nous avons la certitude de l'élasticité. Tout rêveur du vol onirique possède cette connaissance de l'élasticité. Il a aussi l'impression du bond pur, sans finalité, sans but à atteindre. En revenant vers la terre, le rêveur, nouvel Antée, retrouve une énergie facile, certaine, enivrante. » (Gaston Bachelard)
« Si le regard des choses est un peu doux, un peu grave, un peu pensif, c'est un regard de l'eau. L'examen de l'imagination nous conduit à ce paradoxe : dans l'imagination de la vision généralisée, l'eau joue un rôle inattendu. L??il véritable de la terre, c'est l'eau. Dans nos yeux, c'est l'eau qui rêve. Nos yeux ne sont-ils pas ?cette flaque inexplorée de lumière liquide que Dieu a mise au fond de nous-mêmes? ? Dans la nature, c'est encore l'eau qui voit, c'est encore l'eau qui rêve. » (Gaston Bachelard)
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.