Les nouveaux conquérants de la foi. L'Eglise universelle du royaume de Dieu (Brésil)
Corten André ; Dozon Jean-Pierre ; Oro Ari Pedro
KARTHALA
26,00 €
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EAN :9782845864467
Le protestantisme a connu au XXe siècle un tournant majeur. De religion de l'esprit du capitalisme, il est devenu religion de l'émotion des pauvres. Ce nouveau protestantisme qui conquiert le monde s'appelle pentecôtisme. Parti au début du siècle dernier des Etats-Unis et notamment des Eglises noires américaines mais, presqu'en même temps, de l'Afrique du Sud, du Chili et du Brésil, le pentecôtisme a aujourd'hui le Brésil comme vecteur d'expansion le plus dynamique. Non seulement le Brésil est, avec ses vingt millions de pentecôtismes, le pays où ce mouvement charismatique est le plus établi mais il est aussi le pôle qui, avec la Corée du Sud, le Ghana, Porto Rico, irradie sur la plupart des continents. Fondée en 1977, l'Eglise universelle du royaume de Dieu compte 2 millions d'adeptes au Brésil et un autre million répandu dans 80 pays. Propriétaire au Brésil de la troisième chaîne de télévision, elle est révélatrice d'une transformation profonde non seulement du pentecôtisme - et on parle de néo-pentecôtisme - mais plus généralement du religieux. Loin de se retirer du monde, l'Eglise universelle se veut à la conquête du monde sur ce qui aujourd'hui le définit le mieux : l'argent, les médias et l'individualisme. A la fois étonnamment homogène et extrêmement centralisée, l'Eglise Universelle - l'IURD selon l'acronyme brésilien - essaie de s'adapter à des situations extrêmement diverses. Parfois, elle en est capable comme en Argentine, au Venezuela, en Côte d'Ivoire, en Afrique du Sud, au Portugal et même aux Etats-Unis, parfois elle connaît des reculs ou elle piétine comme en France, au Mexique ou au Kenya. Elle dispose pour son expansion d'un empire financier, médiatique, politique et d'assistance sociale qui stupéfie et inquiète.
Nombre de pages
294
Date de parution
01/12/2003
Poids
500g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845864467
Auteur
Corten André ; Dozon Jean-Pierre ; Oro Ari Pedro
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20031201
Nombre de pages
294,00 €
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Dans les bidonvilles de Port-au-Prince, de Recife, de Nairobi, du Cap, des centaines de milliers d'individus vivent dans le dénuement le plus complet. Au total, sur notre planète, un à trois milliards d'hommes sont réduits au rang de misérables. La "lutte contre la pauvreté" est devenue l'objectif numéro un de la Banque mondiale; mais le monde continue de tourner en entretenant une souffrance et une misère globales.'Gouverner au nom du peuple qui souffre': la formule du président Lula, au lendemain de son élection, fut selon l'auteur la première expression politique de cette souffrance populaire massive. C'est aujourd'hui le peuple du monde qui est en souffrance. "Cette souffrance, affirme André Corten, est un mal politique." Depuis son premier séjour de recherche et d'enseignement au Chili en 1962, André Corten, professeur de science politique, porte en lui ce cri, qui résonne aujourd'hui sous la forme d'une vaste enquête, résultat de plus de quarante ans de séjours en Haïti, au Brésil, en Afrique du Sud, en Algérie, au Mexique, au Rwanda, au Guatemala, au Salvador, au Congo, en Argentine, en Bolivie, au Chili... Dans une écriture inspirée et sous la forme d'un décalogue, cet essai-document fait un état des lieux bouleversant, mais plein d'espoir sur l'état du monde. Biographie de l'auteur André Corten est professeur de science politique à l'université du Québec à Montréal et chercheur associé à l'IRD (Institut de recherche sur le développement, Paris). Il a publié de nombreuxouvrages à Paris, Montréal, Londres et en Amérique latine portant sur les sociétés des pays du Sud.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.