Le Livre des vices est un recueil de nouvelles dont le thème est l'amour charnel et la cruauté avec laquelle ce dernier se manifeste souvent entre les individus. Qu'est-ce qui fait cependant que les personnages de ces récits sont proches de nous, dès lors que leurs actes, leurs désirs et leurs gestes nous semblent immoraux et répugnants ? Cette question, si étroitement liée au domaine de la littérature érotique, peut ici trouver une réponse, parmi d'autres, à la lumière de certaines des obsessions et des particularités littéraires de l'auteur, qui permettent à ses nouvelles de se distinguer des formes les plus cruelles du genre - de même que l'œuvre du Marquis de Sade, dont certains passages nous reviennent à l'esprit -, particularités parmi lesquelles la plus importante est l'analyse pointilleuse et souvent inconsciente qu'il impose à ses personnages. Les personnages de M. Corteau souffrent profondément de faiblesses mentales, qui, bien qu'elles réveillent en nous de la stupéfaction, voire de l'horreur, n'en sont pas moins identiques à celles qui affligent nombre d'entre nous, à ceci près que dans le milieu inoffensif de la société, de l'entourage ou encore dans les recoins de notre âme, ces faiblesses ne s'expriment que par le biais de la peur et de l'insécurité que nous ressentons. Or, dans l'univers obscur de ce livre, de telles échappatoires sont impossibles, de sorte que les problèmes rencontrés par les personnages prennent de monstrueuses dimensions. Revenons sur ces récits afin de constater l'étendue de ces peurs qui assiègent non seulement la conscience de l'écrivain mais aussi celle de toute la société. " V.K.S. (extrait de la postface)
Date de parution
06/09/2001
Poids
185g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782842612658
Titre
LE LIVRE DES VICES
Auteur
CORTEAU AUGUSTE
Editeur
SERPENT A PLUME
Largeur
130
Poids
185
Date de parution
20010906
Disponibilité
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En 1944 le narrateur perd sa mère dans un incendie. L'orphelin grandit auprès d'un père affectueux et de ses grands-parents. Il est choyé, ne manque de rien sauf peut-être d'un souvenir de sa mère, une image d'elle qui aide sa mémoire de petit garçon. Devenu un homme, cette image absente continue de l'obséder. En lisant l'histoire de l'enfance de Léonard de Vinci, il découvre que l'énigmatique Mona Lisa ne serait en réalité que l'idéalisation de la mère du peintre disparue quand il était enfant. La Joconde fascine le narrateur et tout s'emballe. Une folie douce s'empare de lui. Tous ceux qui le rencontrent voient en lui l'image de leur mère. Il est devenu la mère de tous ! Le fils de la Joconde, c'est l'histoire d'une quête fantaisiste, aussi bien qu'une allégorie ou une parabole. Du conte à l'essai psychanalytique, du rêve éveillé aux confins de la folie, Auguste Corteau se joue de nous et de lui-même. Préserver son âme d'enfant pour se faire peur, s'émerveiller... Tel est le fil conducteur qui nous mène à ce cocktail inimitable de sarcasme, d'autodérision et d'hilarante absurdité.
A Chryssodéndri, village enclavé près de la frontière turque, le temps s'est arrêté un matin de septembre. Depuis qu'Antónis, dix-sept ans, est entré dans la salle de classe, a tiré sur ses camarades et son professeur avant de s'immoler par le feu. Douze morts, et cette question : pourquoi ce carnage ? C'est ce que se demande Fíllipos Séxtos, tenancier de bar athénien et auteur dilettante. Amateur de récits de vie, Fíllipos écoute les gens pour les comprendre. Et le cas du jeune Antónis l'intrigue. Pourquoi un garçon qui veut se suicider fait-il le choix d'entraîner ses amis avec lui ? La vengeance serait-elle le mobile, comme le croit la police ? Pourtant, ce jeune athlète était sans histoires... De la mère du tueur aux parents de sa petite amie plongée dans le coma, en passant par le fou du village, Fíllipos frappe à chaque porte pour percer le mystère d'Antónis. Saint incompris ou monstre en puissance : qui était cet enfant qui a plongé tant de familles dans les ténèbres ...
Il y a quelques années, je tombai sur un recueil hilarant : Politiquement correct, de l'Américain James Finn Garner. Dans cette série de contes folkloriques revus et corrigés selon la morale d'Outre-Atlantique, les nains étaient devenus des " verticalement contrariés ", Blanche-Neige avait une âme d'écologiste, la puanteur des trolls était considérée comme un trésor culturel et Boucles d'Or avait pris une saignante revanche sur le pouvoir des mâles. Plein d'admiration, je pensai aussitôt : " Génial ! " L'objet eut un succès planétaire. Quelque temps plus tard, je découvris les joyeux récits de Jean-Pierre Enard à faire rougir les petits chaperons. Fondés, eux aussi, sur un détournement de la tradition, mais sous l'angle exclusivement libertin. Que faire, après ces deux magnifiques inventions ? En forger une troisième, peoplisée et up-to-date : sous forme d'un bref roman, des histoires politiquement correctes (à faire rougir les trois petits cochons), dans la bouche d'un moderne marquis de Sade progressivement contaminé par le style cheum et dégueu de nos écrivains à la mode. Le génie est comme l'ail : plus vous vous y frottez, plus vous embaumez. Ainsi naquirent les Histoires chuchotées à Justine, ravissante Lolita posée sur les genoux du Divin marquis. Yann Rebell.
Un proverbe algérien dit : " Accompagne le menteur jusqu'à la porte de sa demeure. " Latifa Ben Mansour nous offre dans ce livre " les clés des citadelles enfouies sous les monceaux de mensonges ". Elle entrouvre pour nous des portes secrètes et nous promène à travers les méandres de la langue arabe et les venelles d'une mémoire engloutie. A l'heure du " choc des civilisations ", elle s'emploie à venir à bout des remparts de la haine en ressuscitant des textes majeurs occultés. Qui a entendu parler du pacte de Médine, dicté et signé par le Prophète Muhammad en l'an 1 de l'hégire (623) - dans lequel il fixait les droits et les devoirs des tribus juives en terre musulmane - ou du pacte de Najran, scellé en l'an 10 (632) entre le Prophète Muhammad et les chrétiens du Yémen ? Qui sait que le Hidjaz, La Mekke et Médine furent dès l'aube de l'islam, le berceau de la poésie érotique, du chant et de la musique ? Qui connaît les " Perles du Hidjaz et des Quraych " : Sukaïna Bint Al Hussaïn et Aiche Bint Talha ? Elles furent les mécènes des poètes, des musiciens, des chanteurs et refusèrent de porter le voile. Sait-on encore que les femmes musulmanes peuvent exiger " Al'Usma : 1'impeccabilité " et la monogamie de leurs époux à la signature de leur contrat de mariage ? N'a-t-on pas oublié que l'émir Abd El Kader déclara le jihad aux musulmans de Syrie et du Liban pour sauver 12 000 chrétiens du massacre ? L'auteur nous replonge aux sources de la culture arabe et de la civilisation musulmane occultées par les mensonges qui génèrent l'ignorance et la violence. Elle convoque Kafka, Hannah Arendt, Saussure, Freud, Lacan, ainsi que les grands textes arabes profanes écrits par Abou Al Faradj Al Isfahani et les textes sacrés : le Coran et la Tradition du Prophète.
Guerre en Yougoslavie, en Irak, en Palestine, au Venezuela, en Afrique... Que fait l'ONU, à quoi sert-elle ? Et du reste qu'en sait-on ? Quelques images rapides à la télévision de réunions du Conseil de sécurité, quelques courtes interviews de son Secrétaire général et parfois le débarquement des Casques bleus dans une région du globe avec quelques idées reçues : l'ONU coûte cher, les fonctionnaires internationaux sont des nantis, etc. Première enquête d'investigation journalistique au sein du système onusien et de ses organisations internationales, celle-ci intervient à un moment où se pose avec force dans plusieurs grands conflits la question du rôle et de l'efficacité de l'ONU. Faut-il brûler l'ONU ? est donc un livre d'actualité. Enquêter au sein de l'ONU conduit à un constat interne accablant : le droit du travail est quasiment inexistant, l'emploi d'une précarité insoupçonnée - sauf pour les hauts fonctionnaires internationaux nommés aux postes de direction par les Etats, essentiellement les grandes puissances occidentales qui s'octroient 60 % de ces postes -, la justice inique, le harcèlement psychologique, sexuel et le mobbing répandus, la répression syndicale importante, etc. Mais ce n'est pas tout. A cette situation interne s'ajoute le bilan catastrophique de plus d'un demi-siècle d'ONU. Si vous lisez ce livre en une heure, dans le même temps 900 personnes seront mortes de faim. Des épidémies anciennes et nouvelles se propagent, trois milliards d'habitants sur six "vivent" avec moins de deux dollars par jour, un milliard ne sait ni lire ni écrire, un milliard est sans travail, 800 millions d'individus n'ont pas accès aux soins, le revenu par habitant est aujourd'hui plus bas dans 80 pays qu'il y a dix ans... Que reste-t-il de la Charte des Nations Unies ? Faut-il vraiment brûler cette Organisation qui ne serait plus que " le machin " de quelques grandes puissances ?