Corpet Olivier ; Lebel Jean-Jacques ; Lambert Emma
CAHIER DESSINE
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EAN :9782283023167
De nombreux peintres et dessinateurs ont fait ?uvre d'écrivain ou de théoricien: Michel-Ange, Van Gogh, Gauguin, Kandinsky, Malevitch, Mondrian, Rothko, Beuys, Jorn. Pourquoi, à leur tour, les écrivains ne dessineraient-ils pas? On connaît les dessins de Goethe et de Victor Hugo; a-t-on vu ceux de Barthes, d'Althusser, de Malraux ou d'Hervé Guibert? Ils ont peut-être griffonné sans autre ambition que le plaisir ou la distraction. Chaque écrivain a ses caprices, ses démons. Le dessin peut leur obéir, même s'il n'est qu'une note au bas d'un manuscrit - chez Stendhal, par exemple. Mais il peut aussi occuper toute la page, et trouver un cadre pour s'accrocher sur un mur d'exposition ou chez un particulier. Les liens entre écriture et peinture, texte et dessin, sont une problématique connue. Jamais, toutefois, on n'aura réuni en un seul volume une telle diversité, de George Sand à Bernard Heidsieck, du romantisme à la poésie sonore en passant par les surréalistes, le nouveau roman ou la beat generation. L'Institut Mémoires de l'édition contemporaine (IMEC) accueille dans ses archives de nombreux manuscrits où l'image surgit par hasard dans le texte. En associant ce fonds à deux collections privées, ce livre réunit un ensemble d'"?uvres" résistant à toute classification, un parcours dans l'effort graphique de quelques grands noms de la littérature. Cent cinq auteurs, près de trois cents reproductions: ce sont autant d'invitations à découvrir ces curiosités et à réfléchir aux rapprochements ou aux contradictions qui unissent malgré tout ces deux arts. Au fil des pages, grâce à un classement chronologique et des notices pour chaque auteur, on découvre un lien entre les styles, les techniques utilisées, les périodes traversées. Différents textes précisent le rapport entre cet ouvrage et l'exposition itinérante qu'il accompagne - à l'IMEC (abbaye d'Ardenne, Caen), à Lisbonne, puis à Ixelles. Dès leurs débuts, en 2002, les Cahiers dessinés se sont efforcés de réfléchir sur cette relation entre l'écriture et le dessin, en publiant notamment Copi, Gébé, Pierre Fournier, Roland Topor, Raymond Queneau, Friedrich Dürrenmatt, Edvard Munch, Alberto Giacometti, Jean-Michel Jaquet, Pascal, Christian Dotremont, Pierre Alechinsky. Ce livre s'inscrit tout naturellement dans ce propos.
Nombre de pages
175
Date de parution
17/01/2008
Poids
920g
Largeur
221mm
Plus d'informations
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EAN
9782283023167
Titre
L'un pour l'autre, les écrivains dessinent
Auteur
Corpet Olivier ; Lebel Jean-Jacques ; Lambert Emma
Editeur
CAHIER DESSINE
Largeur
221
Poids
920
Date de parution
20080117
Nombre de pages
175,00 €
Disponibilité
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Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition «Irène Némirovsky, "Il me semble parfois que je suis étrangère"», présentée au Mémorial de la Shoah, à Paris, du 13 octobre 2010 au 8 mars 2011.
Van der Eerden Paul ; Pajak Frédéric ; Dégé Guilla
Dans le domaine protéiforme qu'on désigne comme "l'art contemporain", Paul van der Eerden se contente d'un seul langage: le dessin. Une feuille de papier et un crayon de couleur suffisent pour qu'il se joue de l'abstraction, du motif, de l'onomatopée, de la sexualité, de la figuration, du rêve, de la réalité. "Polyglotte de lui-même", cérébral et possédé, il s'acharne à oublier toute idée, tout concept, pour improviser avec irrévérence un alphabet où s'emmêlent nos catégories: dessin d'enfant, dessin primitif, brut, automatique, satirique.
Plus d'une centaine de dessins pour la plupart inédits de Pierre Alechinsky, dessins exécutéslibrement sur les planches gravées de l'Icones plantarum sponte nascentium in regnis Daniae etNorvegiae, cette encyclopédie de la flore danoise, débutée en 1762 à la demande de différents roisdu Danemark et qui s'est échelonnée jusqu'en 1883. Un siècle après, en 1982, Pierre Alechinsky s'est lancé dans ce «détournement» en glanant chez des brocanteurs ou dans des marchés aux puces, les planches gravées débrochés de l'édition originale. Dessiner ou redessiner par-dessus des dessins existants: qui n'a pas éprouvé un jour cette irrésistible envie? Flora Danica constitue l'une des recherches dans ce registre les plus abouties de Pierre Alechinsky, amateur réputé de gravures et de documents rares. C'est peut-être précisément dans ce jardin botanique de la flore danoise que se cache le véritable jardin secret de l'artiste. C'est aussi la série qui lui tient le plus à coeur.
Christian Boltanski ne dessine pas - ou prétend ne pas dessiner. Il refuse le mot de "plasticien" pour lui préférer celui de peintre, bien qu'il ne peigne pas. Se pose alors la question du dessin qui, fatalement, est là, tapi sous l'oeuvre. Quel dessinateur se cache sous le soi-disant peintre? En quoi le dessin est-il pour lui à la fois essentiel et impossible? Dominique Radrizzani s'entretient avec lui sur un ton libre et familier, et l'interroge sur la définition de cet art par rapport aux installations qui font sa renommée, insistant sur les notions de ratage, de clown et d'autobiographie.
Raymond Queneau dessinateur et peintre ? Mais oui ! Simple violon d'Ingres ? Mais non ! Au lendemain de la guerre, en quête d'une possible reconversion, le père de Zazie laisse un temps la plume pour le pinceau. Il réalise entre 1946 et 1952 une centaine de dessins, près de six cents gouaches et aquarelles. Tels qu'il les pratique, le dessin et la couleur deviennent un exercice de liberté, allègre, dynamique, ludique, gourmand. Il mélange les styles sans préoccupation esthétique ou théorique, se promène dans une réalité insolite, souvent cocasse, parfois mélancolique. On dirait qu'il poursuit ses poèmes par le graphisme, qu'il jongle avec les mots par le vocabulaire des formes. Objet d'une seule exposition personnelle en 1949, cette vocation buissonnière forme une ?uvre à part entière. Un gisement poétique méconnu et surprenant, qui révèle un autre visage de l'écrivain. A travers un ensemble de plus cent cinquante reproductions, le voici donc, pour la toute première fois, en ses couleurs. Sur le fil de la biographie, à l'aide de nombreux documents inédits, le texte de Dominique Charnay évoque Queneau dans le monde de la peinture : ses rencontres, ses amitiés, ses goûts, ses opinions. Des origines du surréalisme aux années soixante-dix : Tanguy, Masson, Hélion, Torres-Garcia, Mirà, Léger, Picasso, Chaissac, Dubuffet et bien d'autres témoignent à leur manière de ses rapports passionnés avec l'art de son temps.