Pas de pitié pour les gueux. Sur les théories économiques du chômage
Cordonnier Laurent
RAISONS D AGIR
8,00 €
Épuisé
EAN :9782912107114
Le mal du siècle économique, c'est le chômage. Voilà une opinion partagée par le plus grand nombre. D'une certaine façon, des générations d'économistes nous ont appris à penser comme ça. Mais, sous les cieux propices de l'embellie économique des pays industriels, l'équation s'inverse. On voudrait nous faire croire que "le chômage est le produit de la paresse des travailleurs'. Allons même plus loin, qu''il existe des chômeurs par choix rationnel'. Dans Pas de pitié pour les gueux, Laurent Cordonnier montre les crocs et gronde. Contre l'idée reçue que l'existence du chômage serait la faute des salariés. Très sceptique sur le prétendu équilibre rationnel de la loi du marché, l'auteur cherche à savoir à qui profite ce que l'on est forcé d'appeler"le crime du chômage'. Dans son essai économique très contestataire sur les mécanismes complexes du chômage, Laurent Cordonnier remarque que le stock des chômeurs est, comme par hasard, juste suffisant pour protéger les intérêts capitalistes... On en revient à la question première : à qui profite le crime ? Peut-on sérieusement soupçonner les chômeurs de tirer avantageusement parti des imperfections du marché du travail et leur faire porter si facilement le chapeau du chômage ?
Nombre de pages
124
Date de parution
03/11/2000
Poids
201g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782912107114
Titre
Pas de pitié pour les gueux. Sur les théories économiques du chômage
Auteur
Cordonnier Laurent
Editeur
RAISONS D AGIR
Largeur
110
Poids
201
Date de parution
20001103
Nombre de pages
124,00 €
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Résumé : La coopération peut-elle émerger spontanément entre des individus " égoïstes " gouvernés uniquement par la rationalité économique ? Cette question traverse toute la théorie économique depuis ses origines et se trouve renouvelée par les développements récents de la théorie des jeux. La thèse défendue par Laurent Cordonnier est que les conditions à réunir pour fournir une réponse affirmative à cette question sont si exigeantes qu'il convient d'envisager d'amender la figure de l'homo ?conomicus si l'on tient à faire place à la possibilité de l'émergence de la coopération, même dans les situations économiques les plus simples, tel l'échange de deux biens entre deux individus. L'ouvrage se déroule comme une discussion autour du fameux dilemme du prisonnier. Ce jeu permet, en effet, d'organiser une confrontation entre les principes d'action à l'?uvre dans la réciprocité archaïque - le don-contre-don - et la rationalité économique qui est censée fournir le principe de l'échange marchand. D'où il ressort qu'on ne saurait concevoir, dans bien des cas, la coopération entre les individus sans leur prêter une certaine " autonomie " ou " capacité d'initiative ". Des qualités qui définissent les individus en opposition à l'agent " réactif " de la théorie économique, qui attend toujours que les contraintes de son environnement lui indiquent ce qu'il a de mieux à faire.
Résumé : Dans ce roman d'anticipation politique et économique, le monde que nous avons connu a beau toucher à sa fin, l'économie de marché n'en continue pas moins de faire "des progrès", sous la férule des banques, qui ont accaparé tous les pouvoirs, cherchant dans les décombres de notre civilisation de quoi survivre et même triompher encore. Dans cet univers totalement désenchanté, où tout semble se rétrécir, et où seule la rigueur implacable du calcul économique constitue un point fixe, quelque chose finira par échapper au contrôle. L'auteur, qui se plaît à retrousser les grands thèmes orwelliens pour les transposer au totalitarisme des marchés et à la tyrannie de l'autocontrôle disséminé, entraîne le lecteur dans une machination grandiose, dont Smithski, le personnage principal, est la victime et l'instrument. Cette machination, dont on peine à imaginer l'intention, laisse espérer plus d'un retournement.
Résumé : Elaborees à la fin du siècle dernier, les nouvelles théories du chômage se faisaient fort d'expliquer les origines du chômage de masse au moyen de modèles économiques et mathématiques plus ou moins élaborés, dissimulant sous leur apparence sérieuse et derrière leur adresse technique le fond d'une pensée moins reluisante, sans pitié pour les gueux : le chômage de masse serait Le fruit de ta paresse, de l'indolence, de la roublardise et de l'inconstance des travailleurs. On le constatera non sans stupéfaction à l'occasion de cette nouvelle édition, ce que révélait ce livre il y a vingt ans n'a pas pris une ride. Une seule chose a véritablement changé : ces théories n'ont cessé depuis lors d'inspirer des politiques de l'emploi qui ont réellement été mises en oeuvre.
Dans L'économie des Toambapiks, Laurent Cordonnier utilise le ton et le style de la fable pour décrire avec ironie les effets désastreux que produit la transformation d'une paisible économie agraire en une société capitaliste avancée qui, pour être conforme aux préceptes du néo-keynésianisme, n'en est pas moins cauchemardesque. Tout comme l'ouvrage précédent, Pas de pitié pour les gueux, constituait une sorte d'anti-manuel d'économie du travail, ce livre donne une vision claire des principaux mécanismes qui, selon les économistes, régissent le fonctionnement macroéconomique des sociétés. Il dénonce dans le même mouvement les non-dits politiques d'une vision du monde aujourd'hui à la fois dominante et ébranlée par la crise.
Si le sociologue n'est pas désarmé lorsqu'il s'affronte à des univers aussi bien défendus que l'Eglise (ou le patronat), c'est qu'il a affaire non, comme le dit un informateur, à une "société secrète" réglée à partir d'un poste de commandement central, mais à un champ au sein duquel les agents occupent des positions différentes et ont inégalement intérêt à défendre les intérêts associés à une position dominante dans le champ ou même à l'appartenance au champ.
Perçue comme un symptôme de grande pauvreté ou, à l'inverse, comme l'expression du bien-être des classes supérieures, la solitude est devenue un enjeu de santé publique. Mais derrière les discours sanitaires se cache une réalité sociale peu visible, si ce n'est à travers des regards psychologisants. La solitude cristallise en effet les inégalités qui traversent les sociétés contemporaines. Pour les autorités, le remède, essentiellement mis en oeuvre par des bénévoles, résiderait dans la réactivation du "lien social", comme si le "problème" était seulement individuel. Fruit de longues enquêtes de terrain auprès de ceux que la société finit par ignorer, ce livre décode les rouages de cette solitude des vivants et la réinscrit au coeur de la conflictualité sociale des rapports de domination contemporains.
Deux courts essais du sociologue Pierre Bourdieu sur la télévision et le journalisme Ces « cours », initialement diffusés à la télévision avec le concours du Collège de France en 1996, n’ont pas perdu de leur actualité. Le sociologue y analyse comment la place centrale que le logique de l’audimat occupe dans le monde télévisuel et journalistique affecte l’information. Deux textes incontournables de la critique éclairée des médias. Robin